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 When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !

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miliibnb
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MessageSujet: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:39

Bon aller celle là je la reposte ici en entier vu que ya pas encore trop de chapitre (pour Strong and Alive je mettrai juste le dernier chapitre je crois plus les futurs suivants lol, j'ai pas le courage de reposter les quelques 60 suites qui compte cette autre fic lol).

un petit résumé de cette fic : When Faith is gone, Love is all what matter...
C'est un univers alternatif (donc pas de Fox River) où l'on retrouve Michael et Sara quelques années plus tôt. Ils sont ensemble depuis déjà 4 ans mais traverssent une période difficile où tout espoir semble avoir disparu, seul reste présent leur amour inconditionnel l'un pour l'autre. Au cours d'une série de flash backs, qui viendront jouer les contre-poids de leur situation actuelle, on verra leur situation évoluer et comment ils en sont arrivés là aujourd'hui.

Comme d'après le ressenti de certaine lectrice cette fic à des tendances à être un peu "dure", tout ce que je dirais c'est Have a little Faith. Wink

Bon aller voilà le premier chapitre (qui est un peu différent des autres puisqu'il s'agissait uniquement d'un OS à l'origine).

Bonne lecture.






Under water
http://www.youtube.com/watch?v=QujJlmGxges



Le 9 juillet 2004

Voilà plus de deux heures que je suis assise dans cette baignoire. Recroquevillée sur moi-même, mes bras viennent encercler mes genoux. L’eau est froide à présent. Mon esprit est clair. Mon corps frissonne légèrement, mais je ne ressens plus rien. Les larmes ont fini par cesser, laissant place à des yeux bouffis et un visage blafard. C’était la fois de trop et je le savais très bien.

Mon regard est fixe mais je ne vois plus rien si ce n’est une triste vision de moi-même. Je me dégoute. Après tout ce qu’il a fait pour moi, je ne peux pas croire que nous soyons revenus au point de départ. Mon esprit divague complètement, et dans un mouvement second, ma main s’approche du robinet. Je le mets en marche et je regarde l’eau couler. Mon visage ne laisse transparaître aucune émotion comme si il n’y avait plus rien en moi, comme si j’étais vide. Rongée par la culpabilité et le désespoir, mes dernières forces ont fuies lorsqu’il est parti en claquant la porte derrière lui.

Mon corps s’étire et je viens m’allonger doucement dans la baignoire. L’eau coule toujours. Le niveau est de plus en plus haut. Petit à petit je glisse jusqu’à ce qu’elle vienne recouvrir mon visage complètement. Les yeux grands ouverts, je fixe le plafond. Il est trouble, légèrement bleuté par le filtre du liquide qui s’écoule sur moi. Je m’apprête à rejoindre cet autre monde dans lequel je me suis enfoncé depuis bien longtemps. Un monde de ténèbres qui sera mien pour l’éternité. Je n’ai plus peur. Je veux en finir plus que tout. En finir pour moi, mais surtout pour lui. Je ne veux plus qu’il ait ce lourd fardeau à supporter.

L’air commence à manquer. J’ai de plus en plus de mal à garder les yeux ouverts. Mon esprit s’égare…


Flash back :

J’entre dans l’appartement les mains tremblantes. J’ai des suées et des nausées. Une sensation de manque envahi tout mon corps. Je me dirige du mieux que je peux jusqu’à la salle de bain, et par un mouvement habituel, j’extrais la seringue de son sachet. J’y glisse l’aiguille et en moins d’une seconde, je l’introduis dans le flacon sur lequel on peut lire « morphine ». L’instant qui suit, mon cœur s’emballe. L’aiguille est plantée dans mon bras et je sens le liquide se propager en moi.

Ma tête devient lourde mais une immense sensation s’empare de tout mon corps, une sensation de bien être absolu. Je suis apaisée. Un calme plat s’installe en moi. Enfin. Ma respiration est lente et posée. Je sens mon pout battre à vitesse réduite contre ma carotide. Je ne perçois plus rien autour de moi, je suis bien.

Dans un état second je retire l’aiguille de mon bras. Un sourire béat se glisse se glisse sur mon visage. Mes yeux sont à demi-clos. Je me prépare à jeter tous les éléments de preuves qui pourraient lui indiquer que j’ai recommencé.

Une fois l’effet de la drogue passé, je me retrouve confrontée à mon propre reflet dans le miroir. Un sentiment de colère s’empare de moi. Je me rends compte de ce que je viens de faire et je me dégoute. Je ne peux plus supporter cette vision un instant de plus. Sans réfléchir, j’évacue toute la haine que j’ai en moi en frappant violemment contre le miroir. Je ne vois plus que des morceaux de mon visage comme dans un tableau de Picasso. Comme ces personnages je suis brisée, défragmentée. J’ai le sentiment de voir se refléter l’état d’esprit dans lequel je suis. J’ai l’impression que ma souffrance transparait devant moi.

Soudain, je ressens une forte douleur à la main. Elle est couverte de sang. Je me dirige alors de mes jambes vacillantes vers le salon pour récupérer de quoi me soigner dans ma trousse médicale. Au même moment, je lève la tête attirée par un bruit qui provient de la porte. Michael vient de rentrer, il dépose sa veste et expire lourdement. Il a l’air éreinté. Son regard se porte sur moi avec un léger sourire, avant de descendre inquiet vers la plait béante que j’ai à la main.

Il accourt jusqu’à moi aussi vite qu’il peut. Je me sens défaillir dans ses bras, mais je dois garder le contrôle de moi-même, prendre sur moi. Il ne doit pas savoir. Il ne doit jamais savoir. Il m’aide à m’asseoir sur le canapé avant d’aller chercher ma trousse. Il me parle mais je ne saisis pas un traitre mot de ce qu’il dit. Je vois ses lèvres bouger face à moi sans pouvoir comprendre réellement le sens des phrases qu’il emploi.

Je sens ses mains agir délicatement contre la mienne. Mais son regard passe de l’inquiétude à la méfiance en moins d’une seconde. Il me dévisage avec froideur. Je détourne mon regard du sien. Ses gestes se font plus secs et brutaux que précédemment et je comprends enfin ce qu’il me dit alors qu’il me lance une réflexion d’une voix lourde et pleine de déception.


M : Ca fait combien de temps ?
S (ayant du mal à articuler convenablement) : Que… quoi ? Je… je ne… je ne vois pas… de quoi tu parles.
M (plus sèchement) : Ca fait combien de temps que tu as recommencé à te droguer Sara ?
S : Je… je ne me drogue plus… et tu le sais très bien.

Je tente de m’enfuir de cet interrogatoire. Je ne peux pas rester là à le laisser me regarder, il voit trop bien en moi. Il ne comprendrait pas. Je me lève alors brutalement mais il me retient en me maintenant avec force par le poignet.

S (se débâtant) : Lâche moi Michael… Tu… tu me fais mal.
M : Regarde-toi, c’est à peine si tu arrives à articuler deux mots correctement. Je ne suis pas dupe alors arrête de me mentir. Je vois bien que tu en as repris, ne me prends pas pour un con Sara !
S : Lâche-moi !

J’essai de m’extirper mais il m’en empêche. Je sens alors les premières larmes qui commencent à envahir mes yeux et qui sont bientôt prête à couler sur mes joues. En voyant ça, il fini par me lâcher le bras, mais je me mets à vaciller et je suis sur le point de tomber quand il vient me rattraper.

M : Tu ne tiens même pas sur tes jambes.
S : Ce n’est pas ce que tu crois Michael… (baissant la tête) J’ai perdu beaucoup… beaucoup de sang en me blessant et j’ai… j’ai juste un peu la tête qui… qui tourne c’est tout.
M : Ta blessure est superficielle et tu es médecin. Tu n’es pas du genre à t’évanouir pour si peux de chose alors arrête de me mentir.
S (évitant toujours son regard) : Je ne te mens pas !
M : Ah oui ? Alors regarde moi dans les yeux et dis moi que tu n’as rien pris.
S (le regardant avec défis mais restant muette) : …

Je peux lire une rage immense dans ses yeux mêlée à une très grande déception. Je lui avais promis que je ne prendrais plus rien et il m’avait dit qu’il m’aiderait dans cette épreuve mais j’ai failli à ma promesse. Je suis dévastée. Je vois bien que je ne peux pas lui mentir plus longtemps. J’ai honte, tellement honte de ce que j’ai fait. Je vois bien qu’il sait ce qu’il s’est passé, mais comme pour ôter les derniers espoirs qu’il avait en moi, il s’empare à nouveau de mon bras et vient relever la manche de mon tee-shirt pour exposer au grand jour les traces de piqures qui se trouvent sur ma peau.

Son regard reste immobile sur cette partie de mon corps, et sans prononcer le moindre mot, ses yeux viennent confronter les miens. Cette fois-ci, les larmes se mettent réellement à couler le long de mes joues. Le poids de sa déception est énorme et je vois un sentiment d’abandon et de fatigue traverser ses yeux. Je comprends alors l’erreur que j’ai commise et les conséquences que je devrai supporter lorsqu’il s’écarte de moi.



S (essayant de le retenir) : Michael non… je t’en pris.

Sans un mot, je le vois se diriger vers la porte. Il prend sa veste. Sous mes cris et mes implorations il marque un temps d’arrêt tout en enserrant la poignée dans sa main il me regarde avec mépris.

S : Michael ?
M : …
S (ne pouvant supporter son silence) : Michael dit quelque chose, je t’en supplie.
M : …
S (s’effondrant sur le sol) : Michael je t’en pris. Ne pars pas, j’ai besoin de toi. Je te promets que je ne recommencerai plus, mais je t’en pris j’ai besoin de toi.
M : Je te faisais confiance et encore une fois tu as tout gâché. Il est trop tard pour promettre, tu as déjà rompu celle que tu m’avais faite il y a deux moi de ça. J’en peux plus de tout ça. Je voulais t’aider, mais je ne peux rien faire pour toi si tu n’y mets pas du tiens. Je suis désolé Sara.

Il détourne la tête et ouvre la porte pour s’engouffrer aussi rapidement que possible dans le couloir où il disparait de ma vue en claquant brutalement la porte. Je me mets alors à crier son nom de désespoir.

S : Michael ! Michael !

S : Michael je t’en pris reviens…

S : Reviens…

S (rattraper par ses sanglots) : Mic…

Fin du flash back.

Je me retrouve immobile face à cette porte, la porte de notre appartement. Je ne pensais pas revenir, mais je me rends compte que je l’aime trop pour ça. Je suis épuisé d’avoir tant lutté à ses côtés depuis tellement de temps, mais je n’arrive pas à partir. Et pourtant je reste paralysé devant cette porte, incapable de l’ouvrir et de me confronter à Sara à nouveau.

Je ne sais pas dans quel état je la retrouverai. Je l’ai entendu crier mon nom à de nombreuses reprises lorsque je suis parti, la voix pleine de désespoir et prise dans les sanglots. J’avais le cœur en miette mais je ne pouvais pas me retourner à ce moment là. Oui elle m’a déçu. Je lui faisais confiance, mais j’ai ma part de responsabilité dans cette histoire. Epuisé par ce combat permanant, je l’ai laissé de côté ces derniers temps privilégiant davantage mon travail à ses dépends. Je croyais que tout était fini, mais j’avais tord.

Je me décide alors à ouvrir la porte. Je trouve l’appartement complètement vide. Des restes de bandages et du désinfectant sont encore éparpillés sur la table basse du salon. Je regarde tout autour de moi, mais je ne vois rien. Pourtant un son parvient jusqu’à mes oreilles. Un bruit d’eau qui coule provenant de la salle de bain.

Mon cœur se met à battre plus rapidement. Sans savoir pourquoi, un mauvais pressentiment envahi mon esprit. Je cours en direction de cette petite pièce. A première vue, je ne vois rien que la baignoire remplie d’eau, mais en faisant quelques pas de plus, j’aperçois le corps inerte et bleuté de Sara au fond de la baignoire. Je me précipite alors pour la sortir de là. Elle tousse, s’étouffe en essayant de recracher l’eau qui commençait à envahir ses poumons. Elle ouvre les yeux, mais mon esprit ne se calme pas pour autant quand je la vois trembler. Son corps est complètement glacé. Je la rapproche de moi et je viens enserrer une serviette propre autour de son corps dénudé. Mes mains frottent vivement ses bras pour essayer de la réchauffer mais en vain.

Elle tremble encore. J’ai l’impression que cela ne fait aucun effet. Sans plus me poser de questions, je retire aussi rapidement que possible ma chemise et j’enlève la serviette que j’avais posé sur elle pour poser son corps contre le mien en espérant que la chaleur de mon corps puisse faire augmenter sa température. Petit à petit, ses tremblements diminuent et je vois ses lèvres rosir. Mon cœur bat à vive allure et je sens le sien reprendre un rythme normal après quelques minutes collés ainsi l’un contre l’autre.


S (grelottant) : Michael je… je suis désolée.
M : Ce n’est rien. On va s’en sortir. On va y arriver ensemble. Je ferai tout pour ça. J’ai eu tellement peur Sara. Plus jamais je ne te laisserai, plus jamais je ne t’abandonnerai.



donc ???? confused


Dernière édition par miliibnb le Ven 24 Juil - 1:13, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:40

Chapitre 2 : Broken

http://www.youtube.com/watch?v=oJTjgo5ikUM
vidéo sur jake & kate pour les fans mais elle est un peu longue à charger !! dsl


10 mois plus tard le 15 avril 2005.
Northwestern, Hôpital de Chicago…


Assis sur ce fauteuil depuis plus de 5 heures maintenant, ou à faire les cent pas, j’ai l’impression que ma tête est dans un étau et qu’elle est sur le point d’exploser. Les pulsations de mon cœur résonnent lourdement jusque dans mes oreilles et ne font qu’augmenter l’affreux bourdonnement que je ressens en moi. Les allées et venus des gens autour de moi intensifient mon angoisse car je suis sans cesse à la recherche de la moindre personne qui viendrait me donner un signe de vie de Sara. Mais voilà, plusieurs heures après, je suis toujours ici dans la salle d’attente des urgences à patienter pour qu’on me donne des nouvelles d’elle. Est-elle en vie ? Est-elle seine et sauve ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais c’est qu’ils ont du l’emmener en chirurgie quelques minutes après que je l’ai porté à bout de bras jusqu’aux urgences de l’hôpital pour pouvoir arrêter son hémorragie…



10 mois plus tôt… le 13 juillet 2004.


Ma fièvre commence à s’apaiser tout comme mes tremblements. Assise contre le mur de la salle de bain, légèrement en décalage face à Michael qui se trouve dans la même position de l’autre côté du mur, nos yeux sont cernés et nous avons l’air éreintés. A peine ai-je la force de me relever pour retourner jusqu’à la chambre et pouvoir enfin dormir. Et pourtant je ne pense qu’à ça.

J’ai passé ces quatre derniers jours à ses côtés entre notre chambre et la salle de bain depuis le jour où il m’a trouvé presque inconsciente dans la baignoire. Il a pris une semaine de congés pour pouvoir m’aider à me libérer totalement de l’emprise de la drogue. Un sevrage à domicile est très risqué mais je ne souhaitais pas retourner dans un centre de désintoxication. Pas une nouvelle fois. Pas encore. Il m’a donc aidé. Il m’a supporté comme il l’avait promis pendant mes crises de manques.

Le premier jour fut le plus difficile. Quand mon corps, déjà habitué à recevoir sa dose de morphine quotidienne si ce n’est plus, s’est rendu compte que j’avais arrêté ce processus, j’ai ressentis violemment les premiers effets du manque. Mon corps tremblait, j’avais des suées et des nausées épouvantables, mais surtout alors que mon organisme ne fabriquait plus aucune endorphine, j’ai pu ressentir la plus petite douleur qui me parvenait. Et si Michael n’avait pas était là avec moi, jamais je n’aurais passé ces quelques heures qui sont les plus difficiles de la période de sevrage.

Les jours suivant, mon corps s’est vidé de la moindre substance de morphine qu’il contenait encore en lui. J’ai passé mes journées au dessus des toilettes à vomir tout ce que j’avais dans l’estomac. Mon humeur oscillait entre la colère face à la douleur et au manque que je ressentais, la fatigue des heures passées éveillée sans jamais trouver le repos, ou encore la tristesse et le désespoir d’avoir la sensation d’être sur le point de mourir et que jamais je n’y arriverai.

Et pourtant me voilà dans cette salle de bain, presque guérie, du moins pour le sevrage physique, mais jamais je ne me suis sentie aussi seule que maintenant. C’est comme si ma meilleure amie m’avait abandonnée, comme si je me retrouvais perdue dans un monde où tout est si difficile et où je ne connais personne. Et pourtant Michael est là, prêt de moi. Je n’ai qu’à tendre la main pour sentir la sienne posé sur ses genoux et attirer son attention, mais c’est comme si il était absent, loin d’ici et surtout loin de moi.

J’ouvre les yeux pour trouver les siens toujours clos. Ses jambes sont repliées contre son corps. Il pousse un vif soupire. Il est exténué. Il m’a soutenu mais tout en restant très froid avec moi. Ses gestes étaient restreints, ses paroles mesurées. Je sais que je l’ai déçu, je sais qu’il m’en veut et que j’ai toute sa confiance à regagner. Il m’en veut principalement parce que justement la drogue est à la base de tous nos problèmes, mais surtout parce que je suis retombées dedans très rapidement alors qu’il allait aussi mal que moi. Nous aurions du nous soutenir mutuellement dans cette épreuve mais au lieu de ça, nous nous sommes éloignés l’un de l’autre et pourtant sans jamais pouvoir nous quitter. Mais aujourd’hui quelque chose s’est brisé et notre amour n’est plus celui qu’il était.


Flash back un peu plus de 6 mois plus tôt début janvier.

Allongée seule dans notre grand lit j’entends la porte s’ouvrir et je sens un faisceau de lumière se poser sur moi. Je tente de cacher le sourire qui a décoré mon visage toute la soirée alors que je fais semblant de dormir.

Je l’entends se déshabiller de son côté du lit mais quand à moi je ne bouge pas, je reste immobile. Je sens le matelas s’alourdir légèrement, et hors de tout danger, j’ouvre les yeux. 3h24. Michael expire lourdement à mes côtés. Il est épuisé et bien que nous ne nous sommes pas vu depuis trois jours, puisqu’il était en déplacement à New York pour son travail, il n’essai même pas de me réveiller. Il se glisse dans mon dos, passant sa main contre mon ventre. Je ne peux m’empêcher de sourire davantage en pensant à ce que ce mouvement représenterait pour lui s’il savait.

J’attends quelques secondes et finalement la tentation est plus forte et alors que je sens qu’il est sur le point de s’endormir quand sa respiration s’alourdie contre ma nuque, je me retourne délicatement pour me retrouver face à lui.

Alors que mes yeux se sont de nouveaux habitués à l’obscurité de la pièce, je peux lire un sourire sur son visage, mais il est tellement fatigué qu’il ne trouve pas le courage d’ouvrir les siens. Je m’avance encore un peu plus prêt, nos lèvres se frôlant quasiment. Ma main vient caresser sa joue tendrement. Je sais qu’il est toujours éveillé mais il ne répond à mon geste qu’en bougeant légèrement ses doigts pour venir atteindre les quelques centimètres de peau qui ne sont pas recouvert par son tee-shirt avec lequel j’ai pris l’habitude de dormir.


S (chuchotant) : Michael ?

Pas de réponse. Sachant que comme moi quelques minutes plus tôt, ses yeux sont clos mais que son esprit est toujours présent, je ne peux retenir un petit rire.

S : Michael ?
M : …
S (sur un air faussement autoritaire) : Scofield !
M : Hummm.
S : Tu es réveillé ?
M : Hummm.
S (toute excitée) : Je suis enceinte !

Je suis réceptive au moindre de ses mouvements et il met quelques secondes avant de réagir et d’assimiler ce que je viens de lui dire, terrassé par la fatigue. Dans un premier temps, je vois ses sourcils se froncer comme s’il se répétait en lui-même ces mots pour être sure d’avoir bien saisit mes propos. Puis finalement, je le vois ouvrir les yeux et un sourire béat vient rejoindre celui déjà présent sur mon visage et que je n’ai pas pu faire disparaitre de toute la soirée.

Nous attendions ce moment depuis tellement longtemps. Tout à toujours était très vite entre nous, notre rencontre, notre première nuit passée ensemble… Et le jour où nous avons pris la décision de faire un enfant, nous aurions voulu qu’il soit présent avec nous dès le lendemain. Et pourtant voilà plus de 7 mois que nous avions conçu le projet dans nos têtes sans pour autant voir le moindre bébé pointé le bout de son nez. Mais ce soir, un appel de ma gynécologue à fini par changer notre vie en l’espace d’un instant.


M (ne trouvant pas ses mots) : Whaou…
S (l’interrompant): Je sais.
M : De combien de… ?
S (vivement) : 5 semaines.

Son esprit semble ailleurs l’espace d’une minute. Je sais qu’il cherche alors précisément le moment où notre bébé a finalement été conçu. Un léger rire s’évade de sa bouche suivi d’un haussement de sourcils.

M (se souvenant) : Humm, ce matin là…
S (confirmant et repensant au moment précis) : Oui, ce matin là !

Nous rions ensemble encore quelques minutes et finalement je le vois se rapprocher pour clore la distance à peine existante entre nous jusqu’à ce que ses lèvres se posent tendrement sur les miennes. Il m’embrasse légèrement tout en riant sous l’extase de la nouvelle que je viens lui de lui annoncer. Je l’accompagne et ri avec lui. Puis finalement je me rapproche à nouveau pour sentir encore une fois ses lèvres contre les miennes dans le but de pousser un peu plus loin notre joie, quand il se recule vivement.

M (toujours le sourire aux lèvres) : Humm Tancredi, je sais que je suis un amant fantastique donc j’espère que ça n’est pas une de tes ruses pour me tenir éveillé toute la nuit et user de mon corps alors qu’il est totalement épuisé !

Je ri encore une fois avec lui avant de décidé de me prendre dans son petit jeu, glissant ma main qui se trouvait au niveau de son torse, jusqu’à son bas ventre.

S : Je n’ai pas du tout l’impression qu’une certaine partie de ton corps soit le moins du monde fatiguée. Je dirais même qu’elle est parfaitement éveillée si tu veux mon avis. Alors maintenant tais toi et fais moi l’amour Scofield !
M (faussement offensé) : Je ne suis vraiment qu’un objet sexuel pour toi.
S : Oui un objet sexuel rien que pour moi. Ca et aussi le père de mon futur bébé et ayant atteint ce nouveau statut, tu te dois de répondre à la moindre envies de la femme enceinte qui est à tes côtés. Et là, maintenant, tout de suite, il se trouve que c’est de toi dont j’ai envie !
M : Bien. Vos désirs sont des ordres.

Fin du flash back

L’état de bonheur absolu dans lequel nous nous trouvions alors, celui qui a régné sur notre couple pendant plus de quatre ans, s’est trop rapidement et violemment éteint lorsque j’ai perdu notre bébé. Mon corps avait été trop longtemps abusé par la drogue que j’infiltrais dans mes veines pendant une trop longue période de ma vie. Michael était parfaitement au courant mais nous considérions ses années comme un passé lointain et oublié et qui ne viendrait jamais interférer avec la vie parfaite que nous menions alors.

Mais il faut croire que le destin prend parfois un autre chemin. Il se retourne alors brutalement contre vous et d’autres fois encore il s’acharne comme un animal sauvage qui, pourtant rassasié, s’amuse à jouer avec sa proie. Ainsi, j’ai perdu notre bébé au bout de trois mois de grossesse. Michael m’en a voulu pendant un moment. Lui qui a toujours vu mon passé comme derrière nous ou comme un parcourt remplis d’erreur qui a fait de moi une meilleure personne, ce passé qu’il refusait toujours de voir comme une ombre négative sur notre avenir, venait s’opposer à tous ses projets et briser tous ses rêves.

Nous nous sommes éloignés petit à petit dans un moment où plus que jamais, nous aurions du être ensemble, lui se réfugiant dans son boulot, moi venant retrouver ma vieille amie la morphine. Les jours ont passés sans qu’il ne remarque rien dans un premier temps. J’étais toujours plus ou moins maître de moi-même et la drogue n’était qu’un moyen d’oublier toute la souffrance et la solitude que je ressentais à ce moment là. Puis, elle est devenue une véritable dépendance et je ne me droguais plus seulement pour oublier ma peine, mais aussi parce que j’en avais besoin. Quand il a enfin découvert la triste vérité, j’étais dans un sal état et à trois reprises il a tenté de m’aider en vain, si bien que j’ai fini par accepté d’aller en centre de désintoxication. A mon retour, l’ambiance froide et distance qui habitait notre couple était toujours présente. Nous ne nous parlions quasiment plus. Nous ne faisions l’amour que pour freiner la frustration d’une vie imparfaite et compliquée que nous transposions dans un désir sexuel sans tendresse, si bien que j’ai vite, trop vite, replongé.

Ce soir assise dans cette salle de bain, si proche et en même temps tellement loin lui, j’ai pris la décision que cette tentative serait la bonne. Il le faut. C’est le seul moyen que j’ai de retrouver notre complicité. La seule façon pour moi de l’entendre à nouveau me chuchoter des mots de sa voix sexy et roque pour que je me réveille le matin. Je veux retrouver la sensation de ses caresses sur ma peau, entendre à nouveau sa voix submergée par le désir prononcer mon nom, regagner notre intimité et rire avec lui.




bref, ah oui yen a qui aimeront pas forcément mais ça sera un mélange de triste (leur présent) et de retour dans un passé heureux !! alors ???


Dernière édition par miliibnb le Lun 5 Jan - 3:02, édité 1 fois
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miliibnb
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:42

notes de l'auteur (mouuaaa) : quelques uns des mots du monologue de sucre viennent en réalité d'une réflexion de SWC sur michael et sara. (mais le reste c'est moi, je trouvais qu'elle exprimais juste très bien la chose).

attention pour ceux que ça pourrait choquer, c'est une scène à caractère sexuel.






Chapitre 3 : Talk to her

2 mois plus tard, le 20 septembre 2004.


… : Mike tu m’écoutes ?

Encore une fois perdu dans mes pensées, je me suis complètement fermé au monde qui m’entoure et j’étais totalement ailleurs, quelque part entre ici et là bas avec elle, alors que Sucre me parlait.

Su (lui tendant une bière) : Vous avez besoin de parler tous les deux.
M (après en avoir bu une gorgée) : On se parle.
Su : Non vous ne parlez pas. Vous parlez de la pluie et du beau temps, de ce qu’il y a à manger ce soir, mais vous ne parlez pas vraiment. Ce que je veux dire c’est que vous n’avez jamais eu vraiment besoin d’exprimer des mots pour comprendre ce que l’autre ressentait. Un seul regard et (claquant des doigts) tout était dit… Vous vous ressemblez tellement. Les situations inconfortables, vous les évitez par l’humour et celles beaucoup plus délicates, vous vous en détachez complètement. Seulement (buvant une gorgée de bière), aujourd’hui c’est plus compliqué que ça. Vous vous êtes enfermés dans une situation difficile, liée au problème de drogue de Sara, et je pense vraiment Mike que si vous voulez vous retrouvez, vous allez devoir parler du fond du problème qui vous touche, arrêter de l’éviter ou de tourner autour du pot. Alors rentre chez toi et parles lui.
M : Mais je…
Su : Parles-lui !
M (riant légèrement) : Depuis quand tu as appris à être aussi fin psychologue ?
Su : Ok je te le dis mais rappelle toi que c’est peut être grâce à moi que ton couple se remettra sur pied et donc je t’interdis de réutiliser cette information contre moi.
M (levant la main droite où se trouve sa bière, mais déjà prêt à rire) : Promis.
Su (hésitant) : Disons que… hum, quand j’accompagne Mari chez le médecin je passe pas mal de temps à lire (baissant la voix) les magazines féminins de la salle d’attente.
M (se retenant de rire) : Hum… oui je vois.
Su : Mike tu as promis !
M : Oui j’arrête je… je vais rentrer et je vais aller lui parler.

Nous finissons rapidement nos bières en silence puis je prends mes affaires pour me diriger vers la sortie de son appartement. La main sur la poignée, je m’arrête alors pour me retourner vers lui, sérieux et reconnaissant.

M : Sucre ?
Su : Hum ?
M : Merci.
Su (souriant) : Vas-la retrouver Mike.

****

J’arrête le moteur de la voiture une fois garée sur la place de parking qui m’est attribuée. Je tourne la tête sur ma gauche pour voir le véhicule de Sara juste à côté de moi. Il est 23h54, elle doit être rentrée depuis un moment maintenant de sa réunion AA. Les soirs où elle va à ces réunions j’ai pris l’habitude d’aller chez Linc ou Sucre. L’ambiance est toujours un peu tendue à cette période là parce que le fais qu’elle aille là bas régulièrement nous fais constamment penser au fait qu’il y a bien un problème sous-jacent mais que nous refusons d’aborder. Sucre a bien raison, on se voile la face et il est temps d’y remédier.

Mes mains tapotent nerveusement le volant de la voiture avant de s’arrêter brusquement. Mes yeux fixent un point invisible sans vraiment s’attacher à quelque chose de particulier. Je soupire fortement puis j’ouvre la portière pour me diriger face à l’entrée de l’immeuble.

Une fois arrivé dans l’ascenseur mon regard est attiré par le miroir qui se trouve dans le fond. Mes yeux sont cernés et légèrement rougis, j’ai le teint pâle. Mes doigts se tournent vers le cadran pour appuyer sur l’étage numéro 4. Je m’adosse au miroir de manière à éviter mon triste reflet, prenant la rambarde qu’y si trouve accrochée dans mes mains et cette fois-ci, c’est ma tête qui vient se contrer au miroir par de légers à-coups.

Le temps d’arriver jusqu’à mon étage me parait extrêmes long et en même temps pas suffisant, la peur de devoir me confronter à Sara mais surtout à nos problèmes m’angoissant grandement. Des sortes de flash des moments que j’ai passé avec elle dans cet ascenseur me reviennent en mémoire.



Flash back, un an et demi plus tôt le 11 mars 2003

http://www.youtube.com/watch?v=eLnrXNXO1FE&feature=related


M : Tu n’es décemment pas une gentille fille Tancredi.
S : Depuis le temps tu devrais le savoir Scofield.

Rapidement elle repose ses lèvres contre les miennes avec passion. Elle a un goût de jus de pomme. Nos langues se rencontrent entre deux gémissements. Alors que je lèche le coin de sa bouche très légèrement avant d’y engouffrer ma langue à nouveau, une légère plainte de plaisir s’extirpe de sa gorge sans qu’elle ne puisse la contrôler. Je rapproche nos deux corps par une petite pression entre ses reins, nos hanches se frôlant de manière suggestive l’une contre l’autre. Je peux sentir la chaleur qui émane de son corps et qui peut pratiquement brûler ma peau à travers mes vêtements.

La surface dure et froide du miroir de l’ascenseur contre mon dos ne me dérange aucunement. En fait, cela m’excite peut être encore davantage de savoir que je suis là pressé contre ce mur par le corps délicat et sensuel de Sara toute en extase. Tout à coup, je sens sa main défaire les boutons de ma chemise un part un, lentement, délicatement, dans une danse très sensuelle et du bout de ses doigts.


M (s’écartant pour pouvoir parler) : Madame Jenckins risque d’avoir une attaque si elle nous voit faire ça ici.
S (amusée) : Premièrement, je suis médecin et deuxièmement (appuyant sur le bouton stop de l’ascenseur), c’est pour ce genre de raison qu’ils ont créé ce genre de bouton.
M : Ah oui vraiment ?
S (hochant la tête en se pinçant la lèvre) : Hu huh.

Elle se rapproche à nouveau. Ses dents éraflent doucement ma lèvre inférieure. Dans un souffle bruyant nous gémissons tous les deux. Je commence à perdre pied alors que sa main achève la tâche à laquelle elle s’affairait quelques minutes plus tôt. Une fois ma chemise ouverte, je sens ses doigts parcourir mon torse dans une caresse des plus sensuelles sans qu’elle ne se détache de ma bouche.

Happés par un besoin vital de respirer, nos lèvres se séparent bruyamment. Nos respirations sont fortes et accélérés. Nos yeux se figent l’un en l’autre avec une telle intensité qu’elle me fait chavirer et je sens déjà un frisson parcourir mon dos tout entier. Nos regards sont noirs de désirs, et bientôt je la vois m’observer d’un air espiègle. Elle passe l’une de ses mains derrière ma nuque, la caresse tendrement avant d’y faire une pression pour ramener mon visage jusque dans son cou. C’est elle qui mène la dance ce soir et ça n’est pas pour me déplaire.

Du bout de la langue, par un léger frottement, je m’attarde au niveau de sa clavicule pour remonter jusqu’au dessous de son oreille. Je sens ses muscles se contracter au fur et à mesure de ma progression, alors que de légers sons de plaisir s’évadent de sa bouche. Ma main droite englobe sa fesse pour la rapprocher et la sentir littéralement encore plus près de moi. Nos corps s’associent parfaitement. Nos hanches sont construites comme si elles étaient faites pour s’unir l’une en l’autre.

Tout à coup je sens sa main coincée entre nos deux corps descendre dangereusement de mon torse vers le haut de mon pantalon. Je suis alors incapable de continuer l’action que j’étais en train de faire et surpris par l’émotion qui me submerge, ma tête vient frapper lourdement le miroir derrière moi lorsque je me redresse. Mes yeux sont clos et je relâche un énorme gémissement quand je sens sa main s’insinuer entre mon pantalon et le tissu de mon boxer. Elle s’y attarde quelques instants, frôlant cet endroit de mon intimité qu’elle est la seule à contrôler, avant de passer à l’étape supérieure et de franchir les dernières limites qui me sépare du plaisir.

Alors qu’elle caresse divinement et subtilement cette partie de mon anatomie gonflée de désir, sa bouche se dirige vers mon torse et elle vient mordiller délicatement mes tétons. Je sens mon cœur battre à tout rompre contre ma poitrine, le sang y affluant à une vitesse incroyable. Je suis en transe. Je sens quelques frissons me parcourir le corps et une bouffée de chaleur me submerger. Mais je ne veux pas. Non je ne veux pas atteindre cet univers quasi irréel et orgasmique du plaisir sans elle. J’essai de me contrôler mais je suis comme paralysé par les sensations qu’elle me procure. Dans un mouvement second et rassemblant toute ma force, je parviens, sous un râle profond qui s’extirpe de ma bouche comme s’il provenait tout droit de mon bas ventre, à poser ma main contre son poignet pour stopper son geste. Délicatement elle s’approche de mon oreille alors que je sens son souffle brulant contre ma peau déjà en feu.


M : Sara…
S (murmurant sensuellement) : Laisse-moi faire ça Michael. Laisse-moi faire ça pour toi. Je veux le faire pour toi.

Nos yeux se rencontrent à nouveau, pleins d’amour et de confiance l’un pour l’autre alors que je desserre l’emprise que j’exerçais sur son poignet pour venir poser ma main contre sa taille. Elle reprend ma bouche contre la sienne dans un baiser bien plus profond quand je sens cette chaleur m’envahir de part en part, perdant le total control de mon corps.

Petit à petit, je sens le baiser se ralentir à mesure que je ne suis plus capable d’effectuer de gestes un temps soit peu cohérents. Elle vient alors poser sa joue conte la mienne. Je peux sentir une fois de plus sa respiration, forte et saccadée, près de mon oreille me procurant encore davantage de sensations. Il ne m’en fallait pas plus pour que mon sang se mette à bouillir et se propage à l’intérieur de mes veines. C’est dans une pure et simple torture que j’ai pu sentir, bien trop vite, tinter le triangle situé au bas de ma colonne vertébral me provocant milles sensations dans un rush exprimé par un ultime gémissement de son prénom.


M : Ooooh Saraaaa !!

Fin du flash back

Le tintement de la sonnette annonçant le onzième étage m’aide à recouvrer mes esprits. La redécouverte de ses souvenirs affiche un sourire sur mon visage bien trop vite remplacé par des traits tendus, la réalité de la situation me submergeant rapidement. Sortant de l’ascenseur je me dirige droit vers la porte de notre appartement. J’y entre avec une certaine appréhension. Tout est noir, on y voit que les lumières de la ville provenant de la magnifique baie-vitrée qui s’étire devant moi. Sans faire le moindre bruit, je m’avance jusqu’à notre chambre où je trouve finalement Sara endormie, la lumière extérieur venant éclairer son visage épuisé.




voilà !! alors ça va personne n'a été choqué ? parce que je me suis bien marrée à écrire le flash back !!


Dernière édition par miliibnb le Lun 5 Jan - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:44

Chapitre 4 : Hold me, kiss me.

http://www.youtube.com/watch?v=FHona6a__eo

Alors que j’entends la porte s’ouvrir délicatement, mon cœur se met à battre plus intensément mais mes yeux se ferment presque automatiquement. Il reste ainsi, debout dans l’embrasure de la porte pendant quelques secondes et je devine son regard posé sur moi. Ma respiration se fait plus intense. J’ai peur qu’il me sache éveillée. Mais la lumière provenant du couloir m’éclaire parfaitement le visage et mes traits sont tendus. Il doit savoir. Il doit probablement savoir, mais il ne fait rien.

Finalement, le noir complet se fait autour de nous et il vient s’assoir de son côté du lit. Immobile encore une fois, je l’entends soupirer fortement. Un soupire qui exprime probablement toute sa frustration et qui emplit mon cœur d’un sentiment de culpabilité alors que j’aimerais me retourner, lui parler mais surtout, j’aimerais qu’il me prenne dans ses bras. Mais je reste là, sans bouger ne serais-ce que d’un millimètre, ayant trop peur de venir encore une fois tout gâcher.

Je l’entends se déshabiller rapidement posant ses vêtements sur un fauteuil à l’autre bout de la chambre. Lorsqu’il lève enfin les draps pour se glisser dans le lit, un léger frisson me parcourt le corps et je ne saurais dire s’il est dû au fait qu’il y laisse entrer un peu de fraicheur ou tout simplement parce que son corps est allongé à côté du mien.

Un vrai fossé s’est creusé entre nous. La distance qui nous sépare n’est que de quelques centimètres et pourtant j’ai l’impression qu’il est à des années lumières de moi. Je lui tourne le dos mais je peux sentir son visage braqué dans ma direction alors que je sens son souffle chaud et hésitant contre ma nuque.

Pendant l’espace d’un instant je jurais qu’il s’apprêtait à parler en l’entendant déglutir difficilement avant qu’un léger soupire ne s’évade de son corps comme s’il cherchait la bonne intonation de voix à emprunter. Intérieurement j’espère qu’il le fera. Je n’attends qu’un geste de sa part pour plonger dans ses bras, trop lâche pour oser le faire moi-même. Mais cette sensation s’évanouie bien vite quand le silence se fait à nouveau autour de nous.

Je ferme les yeux un instant, fâchée de ne pas avoir su profiter de l’occasion pour l’encourager à me parler et je retiens un soupire de frustration. J’aurais du me retourner, lui faire face et prendre sa main dans la mienne pour l’influencer à continuer. Mais encore une fois je suis bien trop lâche pour oser faire le premier pas. Si a une époque que j’estime maintenant avoir dépassée grâce à Michael, j’aurai directement replongé dans la morphine pour ne pas avoir à confronter son regard, aujourd’hui je me suis enfermée dans un profond mutisme qui nous détruit à petit feu.

Mes yeux s’ouvrent à nouveau simplement pour laisser s’échapper quelques larmes qui viennent se reposer sur mes joues alors qu’il se met à pleuvoir à l’extérieur. C’est une petite pluie d’été très fine au début mais qui s’intensifient peu à peu pour laisser s’évacuer la pression trop lourde d’une intense journée d’été. Le reflet de la pluie vient se mêler aux gouttes salées qui inondent maintenant mon visage.

Comment en sommes nous arriver à ce stade ? Pourquoi traversons nous tout ça, nous qui étions si proche autrefois ? Nous qui n’avions pas besoin de mot. Un regard, un geste et l’on se comprenait.

Incapable de le regarder, incapable de le toucher, je lutte maintenant en moi-même pour que ma bouche prononce une simple phrase qu’autrefois je n’avais aucune difficulté à mentionner : prends moi dans tes bras. Et puis tout à coup, c’est comme s’il avait compris ce que je souhaitais quand je sens un bras passer autour de ma taille pour venir se poser contre mon ventre. De son thorax pressé fortement contre mon dos, il ressert l’étreinte qui nous unie. Sa respiration posée et chaleureuse me chatouille le cou et le bas du menton. Sa main vient caresser délicatement mes cheveux pour apaiser le sentiment en moi alors que je sens les larmes couler plus abondamment encore contre mes joues et que mes mains agrippent son bras fortement comme pour me maintenir en vie auprès de lui. Mes larmes sont salvatrices. Elles nettoient toutes la souffrance que je contenais à l’intérieur de moi par ses simples attentions.

Puis tout à coup, j’ouvre les yeux. Je me sens de nouveau bien seule dans cette partie du lit, j’en ai presque froid malgré l’air suffoquant dans la pièce et je constate avec horreur que je m’étais assoupie un instant. Terrassée par la fatigue de lutter chaque jour entre deux sentiments bien distincts qui font rage au plus profond de moi, j’ai laissé le sommeil m’emporter un instant dans un rivage bien plus doux où Michael me prenait finalement dans ses bras. Mais tout n’était que mensonge et mon cœur se trouve encore plus meurtrit en constatant que la distance qui nous sépare est toujours la même. Michael ne s’est pas rapproché. Michael n’a pas passé sa main autour de moi. Il n’est pas venu m’enlacer et ses doigts ne se sont pas faufilés délicatement entre mes cheveux.

Mais mes larmes elles ont fini par cesser. La souffrance qui me ravage est un abîme dans lequel je me noie désespérément entrainant inexorablement Michael dans ma chute. Mais l’amour que j’éprouve toujours pour lui est vivace et je donnerai tout pour retrouver la passion qui nous a habités le premier jour où l’on s’est rencontré.



Flash back (4 ans auparavant, Chicago le 21 Juin 2000).

La chaleur est étouffante dans cette pièce bien qu’en plein mois de Juin la pluie inonde le tout Chicago. Mes talons me font un mal de chien et ma robe, bien trop échancrée à mon goût, ne me met pas du tout à l’aise. Je contrebalance mon poids sur l’un de mes deux pieds pour essayer de me détendre un peu alors que je sens la sentence approcher.

Ce discours est de plus en plus long, je ne tiens plus ne place et je m’aperçois rapidement que mon esprit divague pour admirer les alentours de la grande salle dans laquelle environ deux cents invités et moi-même nous trouvons. Elle est à l’image de la ville. Un mélange parfait de moderne et d’ancien. Le parquet d’époque, mais renouvelé, se confondant avec le plafond voutés décorés de grosses poutres de bois pleine de caractère et le mobilier tout à fait récent qui nous entoure.

Soudain, alors que je scrute la foule, un regard capte mon attention probablement parce qu’il est le seul à ne pas être concentré sur la personne devant nous sur l’estrade mais sur moi. Un jeune homme du même âge que moi je dirais, 25 ans, peut être 26 tout au plus. Assez grand et séduisant je dois l’avouer, mais surtout avec un regard pénétrant qui m’empêche de détourner mon attention de sa personne.


Mari Cruz : Regarde comme il te dévore des yeux celui-là.

La voix de Mari Cruz me fait sursauter. Gênée, je sens mes joues s’empourprer alors que je détourne finalement les yeux du jeune homme pour me retrouver dans ceux de Mari Cruz, un sourire timide aux lèvres.

S : C’est un autre candidat voilà tout. Il regarde juste la concurrence autour de lui pour voir qui pourrait avoir ce prix à part lui.
MC : Sara, je peux t’assurer qu’il ne te regarde pas de cette façon là. Je ne vois absolument aucune jalousie dans ses yeux, juste de l’envie et je peux t’assurer que cette envie n’a absolument rien à voir avec le fait de vouloir un pris mais elle a tout de sexuel.
S (murmurant) : Hé ! Mon père n’est pas si loin je te le rappel, il pourrait t’entendre et n’importe qui autour de nous le pourrait d’ailleurs.
MC : Et alors Sara ? Tu as 25 ans, ça n’est pas parce que tu reviens d’un voyage humanitaire en Inde de plus de 6 mois que tu es devenus mère Thereza.
S (soupirant à sa réflexion) : Non ce que je veux dire c’est que…

… : Mademoiselle Sara Tancredi !

Mon nom résonne dans le micro est tout à coup, tous les regards sont tournés vers moi. Je me tais instantanément. La foule se met à applaudir. Je sens le regard insistant de mon père m’ordonner d’avancer en direction de l’estrade et la légère pression de la main de Mari Cruz contre mon coude qui m’encourage à en faire autant. Prenant une grande inspiration et recevant un encouragement dans les yeux de mon amie, je me frais un chemin afin de rejoindre la présidente du comité des associations de la ville.

Elle m’accueille chaleureusement avec le plus tendre des sourires pour finalement me donner mon prix. Une vulgaire plaque en verre, assez hideuse et bien trop lourde, où se trouve mon nom suivit des mentions « pour ses actions envers la communauté ». J’ai à peine le temps de sourire en guise de gratitude qu’elle s’empresse de faire monter mon père pour nous rejoindre sur l’estrade.


P : Je n’ai besoin de préciser à personne que Sara est la fille du Gouverneur Tancredi. Gouverneur nous feriez-vous l’honneur ?

Et voilà, c’est reparti. Mon père sans attendre plus d’encouragement nous rejoints rapidement sur scène, m’embrassant sur le front le plus froidement du monde et s’emparant des quelques secondes de ma notoriété pour se l’attribuer. Sous un humour déguisé, il se vante alors d’être le père de la fille parfaite, de m’avoir encouragé à partir pour cette mission humanitaire et en profite au passage pour faire un peu de propagande déguisée pour son partie.

Tous les yeux sont braqués sur lui à présents, riant faussement à son humour constant, tous les yeux sauf deux, ceux du jeune homme de tout à l’heure qui ne regarde que moi. Cette fois, je ne peux m’attarder plus longtemps et je baisse le visage focalisant mon regard sur mes pieds dans mes chaussures qui me font souffrir atrocement.

****

De longues minutes se sont écoulés à devoir écouter le discours rébarbatif de mon père suivit duquel, une fois descendue de l’estrade, j’ai dû me prêter au jeu des remerciements de tous ces gens venus me féliciter pour le prix que j’ai gagné mais n’y voyant là que le moyen d’attirer les faveurs de mon père. Alors que celui-ci monopolise la parole à nouveau et que Mari Cruz, devant rentrée, m’a laissée seule, je réussis à m’échapper pour me diriger jusqu’au balcon et admirer la ville assombrie par la nuit. La pluie a cessée de tomber et l’air s’est rafraichit après la journée étouffante que nous venons de passer, une très légère fumée blanche s’évadant même de ma bouche à chaque bouffée que j’expire.


… : Il fait meilleur ici.

Soudain mes bras nus se mettent à frissonner à l’entente de cette voix que j’entends pour la première fois. Je me retourne et l’aperçois automatiquement devant moi, arrivant d’un pas nonchalant, les mains dans les poches, incroyablement sexy dans son costume noir.

S : Oui c’est étouffant à l’intérieur, je meurs de chaud.
M (ne la quittant pas des yeux) : Oui moi aussi.

Si j’étais venu ici pour m’éloigner de la chaleur qui régnait à l’intérieur, je sais maintenant que c’est peine perdue. Depuis qu’il est apparut ici, je sens mon cœur battre rapidement et une chaleur envahir mon corps tout entier et encore d’avantage lorsqu’il vient se placer à mes côtés contre la rambarde à tel point que nos bras et nos hanches se frôlent.

M (tournant la tête vers elle en lui souriant) : Au fait, je m’appelle Michael…
S : Scofield, je sais. J’ai lu ton article pour ton inscription au concours.
M : Donc tu me connais.
S : Oui enfin te connaître c’est beaucoup dire. Je sais que tu as été le mentor de pas mal d’enfants en ville, que tu as participé à pas mal d’action contre la faim, que tu as fait tes études juste en face de moi à Loyola…
M : Tu étais à Northwestern ?
S (hochant la tête) : Huh hu.
M : On s’est peut être croisés bourrés à la sortie d’un bar ou quelque chose du genre ?
S : Je m’en souviendrais.
M : C’est un compliment ?
S : Non.
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:45

et la deuxième partie :



Pendant un instant je regretterais presque ma réponse bien trop impulsive pour avoir installé un sentiment d’inconfort entre nous, mais Michael vient vite briser ce silence.

M : Je dois avouer que j’étais assez étonné d’apprendre que la fille du Gouverneur était partie en mission pour 6 mois en Inde. Sans vouloir t’offenser, je t’imaginais plutôt comme une fille proche de son petit confort.
S (baissant les yeux) : Oui, la plupart des gens voient mon père à travers moi et n’essaient même pas de me connaître. Ils pensent tous que je ne suis qu’une petite fille à papa capricieuse, mais je peux t’assurer qu’il y a un véritable fossé entre mon père et moi Michael.
M (voyant qu’il l’a légèrement blessé) : Je ne voyais pas ton père à travers toi Sara. Je ne juge pas les gens selon les actions de leur père… ou inactions, le mien n’étant qu’un alcoolique qui nous a abandonné avant ma naissance.

Je lève soudainement les yeux étonnée de sa réponse. Nos corps se sont rapprochés dans la confidence et son maintenant face à face l’un de l’autre. Quel homme étrange et différent des autres. La plupart ne s’intéresse à moi uniquement pour être dans les petits papiers de mon père mais pas lui.

M : Je ne t’aurais peut être probablement jamais adressé la parole si j’avais cru que tu étais comme ton père. Dis-moi alors qui est la véritable Sara Tancredi ?
S (riant) : Heu… une fille comme tout le monde je suppose, assez banale et simple en fait, ennuyeuse pour certain mais surtout terriblement bordélique.
M : Et avec un terrible manque de confiance en elle apparemment car je te trouve loin d’être ennuyeuse. Et puis j’ai énormément de mal à t’imaginer bordélique en ayant fais médecine ?
S : Pourtant tu verrais mon appartement…
M : Who, on n’a même pas encore eu notre premier rendez-vous et tu m’invite déjà chez toi.

C’est fou le pouvoir qu’il a sur moi. Perdu dans ses yeux je n’aspire qu’à lui demander de continuer malgré la gêne qui m’habite car je me sens bien et appréciée pour moi-même à travers lui. Je me sens moi-même face à lui et je n’essai plus de me cacher.

Soudain je le vois se rapprocher dangereusement de moi. Il n’est plus qu’à quelques centimètres et je peux sentir son essence émaner de son corps. Un parfum subtil, un mélange poivré et citronné associé à quelque chose qui n’est fait que de lui. Un léger gémissement s’extirpe de ma bouche quand je sens sa main se poser sur mon avant bras. Mes yeux se ferment et mes lèvres s’humidifient attendant qu’il brise les derniers espaces entre nous pour venir m’embrasser.


M (avec un sourire moqueur) : On dirait que tu as froid, tu as la chair de poule.

Je dégluti difficilement et ouvre les yeux à la seconde même. Voyant son air moqueur alors qu’il hôte sa veste pour venir la poser sur mes épaules, mes joues deviennent plus rouges que jamais.

S (ne savant plus où regarder) : Hum… heu… merci.

Bien Sara, pour se rendre ridicule, il n’y a pas meilleure que toi. Lui est assez galant pour te donner sa veste en voyant que tu as froid et toi tu étais prête à lui sauter dessus. Bravo.

M (brisant le silence et la tension entre eux) : Au fait, félicitation pour le prix.
S (gênée) : Merci mais tout le monde sait que je ne l’ai pas vraiment gagné pour ce que j’ai fais mais plutôt à cause de l’importance de mon père dans la ville. De toute façon je ne suis pas partie là bas pour avoir un prix quel qu’il soit. Je pense que tu le mérite bien plus que moi.
M : En effet je le crois aussi.
S (surprise mais amusée) : Ca a le mérite d’être franc.
M : J’ai l’habitude de toujours gagner.
S : Désolée de contredire tes plans, mais ce soir ça ne sera pas le cas apparemment.
M : Je n’en suis pas si sûre.

Il m’intrigue et sans vraiment savoir comment, mes genoux se mettent à trembler lorsque je le vois me fixer encore une fois avec cette intensité qui me fait perdre pied à telle point que je suis obliger de m’agripper à la rambarde derrière moi si je ne veux pas tomber.

S : Ah et je peux savoir ce que tu vas gagner ?
M (replaçant une des mèches de cheveux de Sara derrière son oreille) : Toi.

Quoi ? Qu’est ce que c’est exactement que cette technique de drague complètement stupide ? Mais alors si je la trouve aussi stupide que ça, pourquoi a-t-elle cet effet sur moi et pourquoi dans la bouche de Michael cela ne sonne t’il pas faux ? Les mains tremblantes, sentant une énorme vague de chaleur envahir mes entrailles et baissant les yeux un instant, je tente de reprendre le contrôle de moi-même pour lui répondre.

S (rougissant et souriant timidement) : Ne serait-on pas un peu présomptueux monsieur Scofield ?

Ma gorge se noue littéralement et je suis maintenant incapable de détaché mon regard du sien. A nouveau il se rapproche doucement de moi à tel point que je sens son souffle chaud contre ma joue déjà enflammée, mais finalement une voix au loin vient rompre notre échange.

… : Mademoiselle Tancredi, Mademoiselle Tancredi… ah vous êtes là. Mademoiselle Tancredi, votre père vous cherche partout.

Nos corps se détachent instantanément et nos yeux se fuient sous l’embarrât. La présidente de l’assemblée, celle qui m’a remis mon prix un peu plus tôt, s’approche de nous pour attirer mon attention.

P : Oh mademoiselle Tancredi, comment êtes vous accoutrée ? (jetant un regard froid vers Michael). Venez mademoiselle Tancredi, votre père voudrait vous présenter à des personnes importantes.

Elle hôte la veste de Michael de mes épaules et la lui rend avec un air hautain sur le visage avant de me prendre par la main et de m’emmener retrouver la foule à l’intérieur de la salle. Tout en étant contrainte d’avancer, je jette un bref regard sur Michael qui se met à rire en tenant sa veste contre lui et me faisant un signe de tête pour me saluer tout en se moquant de la femme qui nous a séparés.

M (inclinant la tête en riant) : Mademoiselle Tancredi.

Une fois à l’intérieur, je suis trimballée ici et là, mon père se pavanant fièrement à mes côtés, mon sourire est figé à mon visage pour faire bonne figure face aux gens qui me sont présentés mais mes yeux et mon esprit dérivent constamment vers Michael, à quelques mètres de moi, qui ne détache pas son regard du mien.

Mais après quelques minutes, alors qu’un invité me posait une question sur mon séjour en Inde, mes yeux furent contrains de quitter ceux de Michael et voilà maintenant que je suis incapable de le retrouver dans cette foule.

J’avance tirée de groupe en groupe parmi les rires qui sonnent faux et les conversations superficielles sans pouvoir le retrouver. Je le cherche, je regarde partout ne prenant même plus la peine de participer aux conversations, mais je ne le vois nulle part. Je commence à craindre qu’il soit partit et une boule vient se serrer au plus profond de ma gorge sans que je comprenne vraiment pourquoi. Je le connais à peine. Mon père me foudroie du regard voyant le peu d’attention que je porte à ses invités, mais je n’en ai rien à faire. Je suis lasse et je n’ai qu’une seule envie, rentrer chez moi, loin de tous ces hypocrites et de ces menteurs.

Soudain, alors que mes espérances se sont envolées, adossés à une colonne de marbre, j’entends une voix derrière moi.


M (dos à elle contre la colonne retournant sa tête) : Mademoiselle Tancredi à l’air de s’ennuyer.
S (retrouvant le sourire et chuchotant) : Tu ne peux pas imaginer.
M (venant murmurer discrètement et sensuellement jusqu’à son oreille) : Viens avec moi.

Nos yeux se croisent et sans prendre la peine d’annoncer mon départ, je saisie la main qu’il me tend et m’en vais discrètement. Arrivés sur le balcon où nous nous étions parlé précédemment, nous nous mettons à courir et dévalons main dans la main l’escalier qui s’y trouve. Une fois en bas, je m’arrête une seconde sous ses yeux surpris pour hotter mes chaussures. Nous reprenons finalement notre course sans jamais nous lâcher une seconde sous des rires démesurés, ma robe flottant légèrement sous mes pas, quand enfin nous arrivons jusqu’à le rive près du lac. Là pour l’été, un peu de sable y a été installé pour recréer l’atmosphère d’une plage. Je fais quelques pas sur les fins graviers qui glissent sous mes pieds nus en regardant le lac s’étendre devant nous. La main de Michael passe sensuellement contre ma taille pour me tourner face à lui. Il s’approche de moi. Nos lèvres ne sont plus qu’à quelques centimètres alors qu’il passe sa main dans mes cheveux et que mon cœur bat plus vite que jamais.

M (sensuellement) : Je ne sais pas si c’est l’effet de ta robe mais depuis que je t’ai vu parmi la foule je ressens désespérément le besoin de t’embrasser.

Il franchit les dernières limites qui nous séparent mais avant que ses lèvres ne viennent toucher les miennes, je viens lui murmurer quelques mots à l’oreille, des mots que je n’aurais jamais pensé pourvoir dire un jour, mais je me sens entière et bien avec lui à tel point que je ne ressens plus aucune gêne.

S (séductrice) : Oh mais on n’a pas une récompense aussi facilement monsieur Scofield. Voyons si tu vas enfin gagner ce soir.
M (intrigué et rieur) : Ah et qu’est ce que je suis supposer faire pour ça ?

Je m’arrête un instant ne quittant pas son regard, me mordant légèrement la lèvre avant de m’éloigner d’un mètre de lui environ. Dans un premier temps sans aucune parole, je commence à faire descendre les bretelles de ma robe le long de mes bras jusqu’à ce que celle-ci, glissant le long de mes jambes, vienne rejoindre le sable pour me laisser face à lui en sous-vêtements.

S : Nager.

Ses yeux parcourent mon corps tout entier alors que ma poitrine se soulève avec une certaine intensité quand finalement je le vois hotter sa veste et commencer à défaire les boutons de sa chemise le plus rapidement qu’il peut. Je me retourne alors pour sauter dans l’étendue d’eau devant moi et nageant le plus vite que je peux ne pouvant m’empêcher de rire une seconde. Mais je suis bientôt rattrapé par deux bras qui viennent encercler ma taille virilement. Reprenant notre souffle collés l’un à l’autre, nos rires cessent enfin.

S (ne détachant pas son regard du sien) : Je ne sais pas si c’est la façon dont tu me regardes depuis que je t’ai vu dans la foule, mais je ressens désespérément le besoin que tu viennes m’embrasser.

Sous nos respirations de plus en plus forte, il rompt la distance entre nous et viens poser ses lèvres sur les miennes alors que mes mains passent au dessus de ses épaule pour se retrouver derrière sa nuque. Et là, perdu au milieu de l’eau, nous détruisons les dernières limites qui nous séparent par un baisé d’abord timide, puis de plus en plus passionné.

Fin du flash back




voilà !!! bon dix millions d'inspiration dans cette suite et aussi peut être un peu la fic de sam qui me met dans tous mes états et qui fait que moi je veux qu'ils se sautent dessus lol !!!
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:46

Chapitre 5 : From the beginning until the end

21 septembre 2004 (le lendemain des deux suites précédentes avec sucre et sara dans le lit)


Après n’avoir réussi à dormir que quelques heures, je me suis réveillée allongée face à Michael toujours endormi. Il semblerait que nos corps se soient rapprochés durant notre sommeil. Que l’amour que nous ressentons toujours l’un pour l’autre nous ait ramené l’un vers l’autre bravant toutes les barrières alors que nous étions inconscients.

Immobile quelques secondes et m’assurant de son état, je m’approche un peu plus et ma main vient effleurer sa joue pour finir sa course derrière sa nuque. Un sourire se glisse sur mon visage. Des matins comme celui là où je suis la seule éveillée, sont des matins où je me sens pleine de confiance et d’espoir. Je me sens différente lorsque le jour se lève, un peu comme s’il venait effacer toutes nos erreurs du passé pour nous offrir un avenir propre et beau. Je me retrouve dans un état de bien-être et de douceur assurés. J’ai le sentiment que tout peut recommencer, que nous sommes à l’aube d’un nouveau jour.

La tendre lueur du soleil traversant les rideaux me plonge dans un état second et m’apaise comme si je n’étais pas encore sortie du rêve. C’est ce qui me donne cette force que je sens se déverser en moi. Alors je profite des ces quelques minutes, bien trop courtes, avant que mes peurs, mes doutes et mes angoisses ne refassent surface. C’est dans un moment comme celui là qu’il y a environ six semaines de ça, sous le toucher de mes caresses, Michael s’est éveillé tranquillement, et sans nous poser aucune question, faisant comme si tout était naturel, nos corps se sont unis dans une étreinte charnelle et sensuelle, Sans nous poser de questions, nous avons fait l’amour bercés par ce sentiment de plénitude qui nous accordait l’un à l’autre.

Mais ce matin est différent. Je sais ce que je dois faire. Je sais ce que je me suis promis cette nuit. Je ne veux plus le faire souffrir. Je ne veux plus qu’il endure tout ça à cause de moi. Il mérite bien mieux. Alors je m’efforce de le caresser le plus légèrement possible car je sais que s’il se réveillait, cela ne rendrait ma décision que plus difficile pour l’un comme pour l’autre. Je finis donc par me lever et avec des gestes devenus automatiques, je me dirige vers la salle de bain avant d’aller préparer le petit déjeuner.


Serrant une tasse de café entre mes mains, respirant l’arôme délicat qui s’en échappe et accoudée à la table de la cuisine, mes pensées divaguent dans le calme matinal, vers ce jour, le lendemain de notre rencontre, ce jour où tout a vraiment commencé, ce jour où j’ai ressenti quelque chose de fort qui nous liait. Ce jour, où je croyais que jamais rien ne nous atteindrait, que rien ne pourrait nous séparer.

Flash back : 22 juin 2000 (le lendemain de leur rencontre).

http://www.youtube.com/watch?v=wDU2EXsW9tA&feature=related

Alors que mes yeux s’ouvrent avec difficulté, j’aperçois en premier lieu mon radio réveil qui m’indique qu’il est un peu plus de 10 heures. Ma prochaine garde ne commençant pas avant 14 heures, je ferme les yeux, trop alourdis par la soirée d’hier… Une minute. La soirée d’hier ? Instantanément je les ouvre à nouveau me remémorant petit à petit le déroulement du gala. L’attente inconfortable lors du discours de la présidente, l’annonce de la remise de mon prix, les sourires pleins d’hypocrisie des « amis » de mon père et… Michael. Oh mon dieu ! Je regarde vivement sous le drap qui recouvre mon corps. Je suis nue. Oh mon dieu ! Tout me revient maintenant comme une gifle en plein visage. Mais qu’est ce qu’il m’a pris d’agir ainsi hier soir ?

L’esprit voguant à cent à l’heure, je tourne et retourne les événements dans ma tête et ils ne font qu’empirer le sentiment de culpabilité que je ressentais déjà, je finis par décider d’en avoir le cœur net et de regarder s’il est toujours là. Lentement, très lentement, je passe ma tête par-dessus mon épaule pour regarder derrière moi jusqu’à ce que la totalité de mon corps suive ce mouvement. La place à mes côtés est vide. Je tends la main et je constate qu’elle est froide. Je pousse un large soupire tout en fermant les yeux. Il semble être parti depuis longtemps. Je m’allonge sur le dos ramenant mes mains contre mon front, et admirant le plafond, quand soudain j’ai une drôle de sensation. Une impression que je ne pensais pas contenir en moi. Je suis déçue qu’il soit parti. Je regarde à nouveau la place vide située à côté de moi pendant quelques secondes puis rapidement je me lève et je cours enfiler de quoi m’habiller.

Arrivant dans le salon je scrute des yeux chaque recoin, mais je n’aperçois aucune trace de Michael. Aucun vêtement restant, aucun mot qui pourrait me dire qu’il est encore là, qu’il va revenir ou qu’il souhaite me revoir. Je commence à me maudire et ma déception retombe soudainement remplacée par la culpabilité et l’impression de m’être fait bernée comme la plus stupide des idiotes.


S (en colère) : Bien sûr qu’il est parti espèce d’idiote. Tu croyais quoi ? Que le grand amour avait frappé à ta porte. (frappant contre son canapé) Arg ! Aïe ! Mer...
M (riant de la voir dans cet état) : Je te rassure, c’est pas mon genre. (plus sérieusement) J’espère que je ne t’ai pas réveillé ?

Je sursaute et me fige, surprise d’entendre une voix dans mon dos provenant de la cuisine. Le seul endroit que tu n’aies pas fouiller Sara. Idiote. Je me retourne le cœur battant à tout rompre et les joues plus rouges que jamais pour le voir diablement sexy dans le même costume qu’hier, bien qu’un peu plus froissé, accoudé à la porte et me regardant avec le plus adorable des sourires, bien que légèrement moqueur.

S : Hum… Michael… je…
M (riant) : Viens, je suis allé acheter le petit déjeuner. (marchant à reculons en direction de la cuisine le sourire aux lèvres) Au fait, très joli pyjamas !

Je le vois quitter le salon pour rejoindre la cuisine et je pousse un grand soupir qui finit dans un rire me moquant de moi-même et de l’état dans lequel je me trouve, puis je finis par le rejoindre. En temps normal je dois avouer que je n’aimerais pas que quelqu’un s’impose comme ça chez moi, touche à mes affaires et se permette de fouiller ici et là à la recherche d’une poêle... Mais je dois avouer que je le trouve adorable. La table est garnie de choses délicieuses pour le petit déjeuner. Et puis je dois ajouter que « en temps normal » je n’invite jamais personne dans mon lit dès le premier soir alors…

S (jouant avec ses mains) : Ecoute Michael, c’est très gentil à toi d’avoir fait tout ça vraiment mais, je heu… je ne suis pas ce genre de fille… je veux dire ce qui s’est passé hier… habituellement j’attends de connaître un tant soit peu la personne avant de l’inviter dans mon lit.
M (les yeux rieurs) : En fait je crois qu’à présent on connaît plutôt bien certaines parties de l’un et l’autre.
S (devenant de plus en plus rouge) : Ce que je veux dire, c’est que je ne m’attends pas à savoir quel est ton groupe sanguin ou à quel âge tu as perdu tes dents de lait, mais au moins je ne sais pas, (soupirant) ...le dernier film que tu as vu, ce genre de choses quoi.
M : B négatif. 6 ans je crois. « 60 secondes chrono » au cinéma avec mon frère et mon neveu, et ne t’inquiète pas je te taquinais. En fait je pensais la même chose, qu’on devrait songer à se connaître un peu alors en voilà une facile (lui tendant deux gobelets de chez Starbucks) thé ou café.

J’avoue que je suis surprise mais à nouveau totalement charmée alors qu’il me tend ces deux tasses avec un sourire ravageur. Je prends place à ses côtés, assise sur une des chaises qui entourent la table de la cuisine, l’esprit attisé par la curiosité.

S (s’emparant d’un des gobelets) : Thé merci.
M : Parfait, le café est pour moi alors. Bon je te propose qu’on fasse un petit jeu alors. Chacun son tour on pose une question, jamais la même que celle qui vient d’être posée et on essaie de se détendre en sachant très bien ce qui s’est passé entre nous cette nuit. Ca te va ? (la voyant hocher la tête), bien c’est ton tour alors.
S (après un temps de réflexion) : Bien heu… continue sur ta lancée, parle moi un peu de ta famille.
M : Hum… ma mère est morte d’un cancer quand j’avais dix ans, mon père nous a abandonné avant ma naissance et j’ai été traîné de foyer en foyer en attendant que mon frère arrête de faire des conneries pour s’occuper de moi.
S (surprise et gênée) : Heu… génial Sara, bon début pour commencer.
M : C’est pas grave, c’était il y a longtemps maintenant.
S : Oui mais je sais ce que ça fait… enfin non pas tellement mais je te comprends au moins sur une chose, ma mère est décédée quand j’avais 13 ans.
M : Désolé.

Pour effacer le silence pesant de la cuisine où l’on entend que l’effervescence de la ville à l’extérieur et nos respirations gênées, nous prenons le temps de boire quelques gorgées du liquide présent entre nos mains.

M : Mon tour. Quel est ton plat préféré ?
S : Je suis fan du riz à la mangue, qui est d’ailleurs un des seuls plats que je sache cuisiner.
M : Tu ne cuisines pas ?
S : Jamais.
M : Moi non plus.
S : Ca va faire cher en factures de restaurant Scofield.
M : Ca veut dire que tu envisages de me revoir alors ?
S (joueuse) : Peut être… Quel est le truc dont tu pourrais te nourrir jusqu’à la fin de ta vie si tu étais coincé sur une île déserte ?
M : On avait dit pas deux fois la même question.
S : Qui est ce qui vient de me poser plein de questions à la suite en prenant mon tour ?
M (fronçant les sourcils) : … ?
S : Tu ne cuisines pas ? Tu envisages de me revoir ? (reprenant sa question) Alors de quoi pourrais-tu te nourrir à vie ?
M (riant) : J’ai bien une idée assez osée en tête là mais il est trop tôt pour en parler donc (prenant un muffin qu’il vient coincer dans sa bouche) de toute sorte de pâtisserie au chocolat.

Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire devant l’air irrésistible et pourtant anti-sexy qu’il prend en se mettant du chocolat plein la bouche. Mais il me regarde avec des yeux tellement noirs de désir que je saisis automatiquement la première pensée à laquelle il a fait allusion.

M : Le dernier livre que tu as lu ?
S : Je ne sais plus, je n’ai plus vraiment le temps de lire depuis que je suis externe à la clinique.
M : Ca n’est pas vraiment une réponse.
S : Hé, tu as tenté ta chance après qu’est ce que j’y peux. Où étais le dernier week-end que tu as passé loin de Chicago ?
M : Baja. Tu y as déjà été ?
S (secouant la tête tout en mangeant) : …
M : Il y a un endroit génial là bas, 20 dollars la nuit. Un hamac sur la terrasse, bières à 50 cents, 25 pendant l’happy hour.
S : Je ne bois pas.
M : Jamais ?
S : Non.
M : Ok, une bonne chose pour mon égo, au moins j’aurai réussi à te séduire sans te saouler (se reprenant) bien que je n’utilise pas cette méthode là en général.
S : Bien sûr.
M : Hum… pourquoi, je veux dire pourquoi ne bois-tu pas ?
S : Heu… ma mère était alcoolique…

Et moi je ne suis qu’une menteuse et une ancienne toxico. Mais c’est beaucoup trop tôt pour lui dire tout ça. Je sens ma gorge se serrer et je comprends alors qu’il va falloir bien vite que je change de sujet.

S : Pourquoi t’investis-tu autant avec tous ces enfants ?
M : J’ai connu pas mal de périodes difficiles quand j’étais gosse et je veux aider les enfants qui sont dans la même situation que moi en leur disant qu’ils ne sont pas seuls, ce qui m’aurait bien servi. Hum à mon tour… qu’elle est ta couleur préférée… nan en fait c’est trop simple, laisse moi deviner. Je dirais le marron ou le vert.
S (surprise) : Et pourquoi ça ?
M : Tu es automnale.
S : Automnale ?

Soudain je vois son visage se rapprocher du mien sans qu’il ne me quitte des yeux, sa main passe délicatement dans mes cheveux alors que sa voix me fait frissonner.

M : Un peu de cuivre dans les cheveux, les yeux noisettes et le teint crème, c’est ce que j’appel être automnale… et délicieusement sexy.
S (déglutissant difficilement) : …
M : Tiens et un peu de rose au niveau des joues, ça devient intéressant…

Pendant à peu près une heure et demie nous continuons à parler comme ça de tout et de rien, de choses à doubles sens mais je vois l’heure défiler bien trop vite et bientôt je devrais être à l’hôpital pour ma garde.

S : Hum Michael, j’ai passé vraiment un super bon moment mais, je… oh j’ai horreur de faire ça mais je vais devoir aller travailler.
M : Ok tu m’accordes une dernière question alors ? (la voyant hocher la tête) Qu’est ce que tu fais ce soir ?

Il me regarde avec une telle intensité que j’en ai le souffle coupé. Sa main rencontre la mienne alors que l’autre se pose sur ma joue. J’ai l’impression que mon cœur va exploser. Ma gorge se serre et m’empêche de déglutir facilement. Il s’aperçoit de mon trouble ce qui le rend encore plus confiant et finalement il parcourt les derniers centimètres qui nous séparaient l’un de l’autre. Puis il vient poser ses lèvres sur les miennes. Ce baiser est d’abord timide avant de prendre plus d’ampleur. Puis à bout de souffle nous nous séparons avec un bruit qui fait écho dans la cuisine.

S : Je suis désolée je ne peux pas.
M (étonné) : Quoi ? Heu… ok, je croyais que…
S : Non, non ça n’est pas ce que tu penses, ma garde ne finit qu’à deux heures. Et j’en ai une autre le lendemain à 10 heures et ainsi de suite toute la semaine.
M : Oh.

Il est déçu, baisse les yeux et se recule tout en me lâchant la main. Instinctivement, je m’approche de lui comme il l’avait fait à peine une minute plus tôt, un sourire espiègle sur le visage et je capture ses lèvres à son grand étonnement pour un baiser un peu plus léger.

S : Appelle-moi. Mais il faudra me promettre que notre rendez-vous sera un peu plus… conventionnel je dirais.
M (flirtant à nouveau) : Et je peux savoir ce que tu as en tête ?
S : Un restaurant suivit d’un cinéma (pleine de sous entendus) et après seulement, on verra où les choses nous mènent par la suite...

Fin du flash back

Je sors de ma rêverie quand la main de Michael qui se glisse sur mon ventre dans un geste naturel et habituel avant de venir poser un baiser contre ma tempe. Ma gorge se serre à ce contact sachant que c’est probablement la dernière fois que nous serons aussi proche, sachant ce que je m’apprête à lui dire.




voilà. pour la conversation automnale je me suis inspirée d'une fic où j'avais trouvé ça très drôle donc je voulais mettre quelque chose du genre. vous la trouverez ici : http://www.prisonbreakfic.net/viewstory.php?sid=3956
islem, désolée c'était pas la scène dont je t'avais parlé, mais tu l'auras un peu plus tard !! :wink:
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:48

Chapitre 6 : The break up

(Pensées de Sara)


M (gêné) : Hum… tu as bien dormi ?
S (mentant) : Oui.

Son corps vient à peine de quitter le mien pour se diriger vers le comptoir et récupérer un peu de café, que j’en souffre déjà. Je frissonne et ne peux m’arrêter de le regarder vaquer à ses habitudes matinales. L’esprit encore légèrement endormi malgré la douche qu’il vient de prendre et qui laisse derrière lui une odeur acidulé et fraiche se mélangeant à celle du café, il traine des pieds jusqu’au comptoir se frottant la main contre son crâne. Un mouvement que nous partageons l’un et l’autre. Lui, lorsqu’il tente de clarifier son esprit ou que quelque chose le perturbe. Moi, dans un geste tendre et protecteur pour le rassurer ou sensuel et délectable cherchant à posséder chaque partie de son corps. Comment puis-je lui faire ça ? Comment puis-je lui annoncer ça quand il m’apparait que son être tout entier me manque déjà ?

Mon regard se dirige soudainement vers la fenêtre de la cuisine d’où on ne peut apercevoir que l’immeuble de l’autre côté de la rue. Les bruits sourds provenant de l’extérieur ne font que renforcer le silence assez gênant qui s’interpose entre nous depuis trop longtemps. Je cherche le meilleur moyen d’entamer la conversation que nous aurions dû avoir il y a un moment déjà, mais rien ne me vient. Les mots restent coincés dans ma gorge sans trouver d’échappatoire et finalement c’est la voix de Michael qui vient briser le silence le premier.


M : Oh l’évier est encore bouché.

Je suis surprise par le ton de sa voix, inquiet et gêné comme s’il s’apprêtait à me dire quelque chose mais qu’au final il s’était rendu compte qu’il ne pouvait pas le faire et avait préféré enchainer sur un autre sujet. Fermant les yeux un instant tout en prenant une profonde inspiration, je me décide à parler et engager la conversation une bonne fois pour toute pour lui, pour moi, pour nous.

S (dans un murmure à peine audible) : Michael…
M (l’interrompant continuant sur sa lancée) : C’est bon je vais m’en occuper cet après-midi, je ne travaille pas.
S (autoritaire) : Michael ça ne marchera pas.
M : Quoi ? Si je t’assure ça n’est pas compliqué je peux très bien…
S : Je parle de nous Michael, pas de ce foutu évier. Ca ne marchera pas. On ne va nul part à rester à s’ignorer comme ça depuis des semaines.

Mes mots ont été un peu plus froids que ce que je ne souhaitais mais, entêté comme il est, j’avais l’impression que jamais il ne m’écouterait si je n’haussais pas un peu la voix. Ses yeux sont à présent perdus dans les miens, choqués de ma réaction, avant qu’il ne baisse le regard, gêné à nouveau.

M (dans un murmure) : Oui… Peut-être qu’on a besoin de parler.
S : Non on n’a pas besoin de ça. Rien ne peut plus changer maintenant. Je crois qu’on devrait plutôt arrêter. Ca ne marche plus à présent.

Rapidement, sa tête à fait un bond et nos yeux se retrouvent confrontés en moins d’une seconde. Si ma réaction l’avait précédemment choqué, là il se retrouve sans rien pouvoir dire dans un premier temps, ne sachant pas vraiment quoi penser avant d’oser prononcer le fameux mot que je suis incapable de laisser s’échapper de mes lèvres.

M : Est-ce que… est-ce que tu es en train de rompre avec moi ?

Cette fois-ci, c’est moi qui baisse les yeux, gênée. Prenant une profonde inspiration je fini par relever la tête pour affronter son regard, désemparé.

S : Tu dois comprendre, tu vaux mieux que ça.
M (énervé) : Non ! Arrêtes ça tout de suite. (se reprenant, plus doux) J’ai besoin de toi Sara. Tu dois continuer d’avoir foi en nous. Nous allons y travailler, ensemble.

Sa voix à changé de ton et ne possède plus une once de gêne en elle. Il me fait frémir et je sens mon cœur s’emballer, effrayé et déchiré de le torturer ainsi. Je suis sur le point d’abandonner, de me jeter dans ses bras et de me laisser aller avec lui, mais voyant ma réaction, il se contient et prend sur lui, calmant ses propos. Encore une fois, il se sacrifie pour moi et j’arrive à me convaincre que ça ne peut plus durer. Il ne peut pas continuer d’agir ainsi. Il mérite mieux que ce que je ne pourrai jamais lui apporter.

S : C’est fini Michael, il n’y a plus d’espoir, plus de nous depuis bien longtemps. Il n’y a plus de foi, plus de…
M (l’interrompant) : Mais il y a toujours de l’amour. Je t’aime Sara…
S (le coupant à son tour) : Non tu ne m’aimes pas ! Tu aimes la personne que j’étais, pas celle que je suis devenue. Et même, c’était plus une question d’habitude et de routine que de l’amour.
M : Tu n’as pas le droit de dire ça. Tu n’as pas le droit de faire comme si notre amour ne représentait rien.
S : Michael essai de comprendre.
M : Je sais que c’est difficile mais on peut y arriver, on peut s’en sortir. Je t’aime Sara.

Son regard est désemparé, prêt à tout pour me ramener à lui, pour arrêter tout ça et retrouver ce que nous avions avant. Ses yeux, embrumés, commencent à s’emplir de larmes. Je comprends qu’il les retient avec difficulté, voyant sa pomme d’adam tituber contre sa gorge. Je sais alors ce que je dois faire pour son propre bien. Dans un premier temps, blessé, il ne le comprendra pas, mais je sais que c’est en l’atteignant en plein cœur que j’arriverai à le toucher et le convaincre d’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Cachant mes mains tremblantes sous la table, mes yeux s’emplissent d’une profonde détermination et ma voix, en deux mots, s’apprête à briser l’air et rompre son cœur en mille morceaux.

S : Moi pas.
M : Quoi ?
S : Je… je ne suis plus amoureuse de toi.

Il reste sans mot, le regard béant et plein d’incompréhension, ne s’attendant pas à une telle révélation alors que moi, je continue dans mon élan, sentant mon cœur se serrer à chaque fois que l’un de mes mots vient se répercuter dans son regard d’homme blessé.

S : Notre amour m’a consumé petit à petit. Il nous a détruit et je pense que pour notre bien à tous les deux, on devrait arrêter ça avant qu’il ne soit trop tard.
M : Est-ce que tu le pensais ? (agressif) Est-ce que tu le pensais vraiment Sara ?

Je vois son poing se serrer fortement contre la table de telle manière que certaines de ses phalanges, ne recevant pas assez de sang, commencent à blanchir sous la pression. Relevant les yeux, sa mâchoire est crispée. Je ne l’ai jamais vu dans un état pareil. La colère bout en lui mais encore une fois il tente de se contenir. Pourtant fidèle à mon premier discours, je ne change pas d’attitude sentant mon estomac se nouer petit à petit.

S : Oui. Oui je le pense. Je ne t’aime plus.

Ses yeux se ferment, incrédules, à la prononciation de ma dernière phrase. Son poing se sert encore davantage si c’est réellement possible. Puis retrouvant un certain calme, il prend la parole à nouveau d’une voix assurée et presque indifférente qui me pétrifie sur place alors que son discours est dur, froid et méprisant.

M : Bien. Tu vas le regretter alors, parce que si tu le penses vraiment, je franchirai cette porte, et je ne reviendrai plus. Tu ne me reverras plus jamais Sara. Si c’est vraiment ce que tu veux, je partirai mais ça ne sera plus la peine de revenir me voir quand tu auras compris l’erreur que tu as faite. Tu m’as bien compris ? Tu comprends ce que je te dis Sara ?
S : Oui.

La voix tremblante, je suis incapable d’en prononcer davantage voyant l’issue de notre histoire approcher à grands pas.

M : Alors c’est vraiment ce que tu veux ?
S : Oui.
M : Bien. Je viendrais récupérer mes affaires cet après midi alors.

Sur ces mots, comme un courant d’air, il s’extrait rapidement de l’appartement claquant la porte derrière lui. Laissant s’échapper un profond soupire de douleur de ma gorge, je tombe en sanglots dans mes mains tremblantes qui viennent maintenant récupérer ma tête tombante. Je suis sans force, sans vie.
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:49

deuxième partie :



****

http://www.youtube.com/watch?v=PrJWYz_yblw

Il fait nuit noire alors que je me décide à rentrer à l’appartement. Je suis restée dehors le plus longtemps possible souhaitant éviter une nouvelle confrontation avec Michael. Je savais que si je le voyais à nouveau, jamais je n’aurais eu la force d’accomplir ce que j’ai fais ce matin. Je suis vidée de toute force et j’aurais cédé trop rapidement pour tomber dans ses bras et lui demander de me pardonner et de tout recommencer.

C’est la main tremblente et sentant mon souffle s’arrêter l’espace d’un instant, que je glisse la clef dans la serrure. La seconde qui suit, me voilà à l’intérieur, les yeux scotchés face au sol, n’osant pas voir la réalité me submerger. Quand enfin mon regard ose affronter le décor face à moi, mon cœur fait un bond dans ma poitrine et mes yeux s’emplissent de larmes. L’appartement me parait vide. Je suis vide. Il n’a pourtant pas pris grand-chose, la plupart des meubles étant les miens, mais je peux sentir le poids de son absence me hanter désespérément.

Dans un mouvement incontrôlé, mes jambes avance jusqu’à notre chambre. La porte grinçante laisse apercevoir le lit toujours défait dans lequel nous dormions ce matin et qui est à présent éclairé par la légère lumière des réverbères provenant de l’extérieur. Délicatement, je m’approche du lit pour venir en frôler le tissu avant de m’emparer de son oreiller. Plaquant mon nez contre celui-ci afin d’en respirer l’odeur qui en émane, celle de Michael, mes larmes se mettent à couler et commencent à inonder mon visage pour la énième fois de la journée. Faisant quelques pas en arrière, je me glisse contre le mur, venant me recroqueviller sur moi-même, serrant toujours plus fortement l’oreiller contre moi et admirant les draps défaits, témoins de nos nuits passées…


Flash back (la nuit de leur rencontre 4 ans plus tôt, la soirée du Gala).

La porte s’ouvre enfin sur nos deux corps enlacés, mon dos contre son torse. A peine sommes nous entrés que ses lèvres quittent mon cou pour venir retourner mon corps et engouffrer sa langue dans ma bouche. Je fais quelques pas à reculons, nous enfonçant plus amplement dans l’appartement. Mes mains remontent le long de ses bras pour atteindre ses épaules et lui retirer sa veste qui tombe lourdement sur le sol. Ses mains, plantées contre mes hanches, poussent nos bassins plus fortement l’un contre l’autre. Alors que mes doigts s’attardent sur les boutons de sa chemise, sa bouche quitte la mienne pour venir s’engouffrer contre mon cou lorsqu’un profond râle de plaisir quitte ma gorge brutalement. Me débattant difficilement avec sa chemise, je m’arrête un instant pour faire tomber mes chaussures sur le sol. Il en profite pour redresser sa tête face à moi et me regarder dans les yeux, le regard assombri par l’envie.

M (tournant la tête vers la droite en direction du salon) : Donc c’est ici que vis Sara Tancredi. J’ai le droit à ma visite privée ?
S (agrippant son menton avant de reprendre ses lèvres entre les siennes) : Tout à l’heure peut être.

Laissant tomber ma deuxième chaussure au sol, à présent plus basse d’à peine quelques centimètres, il rompt notre baiser à nouveau, souriant, alors que je cherchais désespérément à retrouver le goût de ses lèvres contre les miennes.

S (dans un murmure) : Michael…

Soudain, ses mains toujours contre mes hanches descendent contre mes cuisses avant de se retrouver sous mes fesses. Instinctivement, mes mains viennent s’accrocher à sa nuque alors que son corps soulève le mien et que mes jambes quittant le sol, s’agrippent l’une à l’autre dans son dos.

M (d’une voix roque consumée par le désir) : Où est ta chambre ?
S (frottant son nez délicatement à celui de Michael avant de répondre) : Juste derrière moi.

Sans me quitter des yeux, l’une de ses mains quitte rapidement mes fesses pour trouver la poignée et nous laisser entrer au sein de ma chambre afin de pouvoir mettre un terme à nos pulsions. Délicatement, il fait tomber nos deux corps sur le lit. Essayant de créer un peu de distance entre nous pour ralentir le rythme de la soirée qui va trop rapidement, il s’écarte légèrement prenant appui sur ses coudes, mais c’est sans compter sur mes bras et mes jambes fermement agrippés à son corps.

S : Où crois tu aller comme ça Scofield ?

Sans me répondre, il continue de me sourire avec un air malicieux quand sa main, bloquée derrière mon dos, se retrouve subtilement à l’intérieur de ma cuisse, flirtant avec le tissu de mes sous-vêtements. La chaleur de ses doigts, contrastant avec la fraicheur de cette partie de mon corps encore humide de notre précédente baignade dans le lac, provoque en moi un frisson me donnant la chair de poule.

Mes doigts retrouvant toute leur agilité, viennent finir la tâche que je m’étais donnée précédemment en faisant valser sa chemise sur le sol. Continuant sur cette même vague pleine d’ardeur, je fais basculer nos deux corps afin de me retrouver sur lui, entreprenant de lui défaire sa ceinture ainsi que les boutons de son pantalon. Il en profite pour faire glisser ses mains de bas en haut contre mes flans, avant de redescendre timidement tout en ôtant la fermeture de ma robe. A nouveau les mains contre mes cuisses, ouvertes largement sur son bas ventre, ses doigts attrapent le bas de ma robe qu’il fait remonter jusqu'au dessus de ma tête avant qu’elle ne vienne retrouver sa chemise déjà au sol, me laissant en sous-vêtements devant lui pour la deuxième fois de la soirée. Tentant de ne pas me laisser déstabiliser par ses yeux qui me déshabillent du regard, j’entreprends de lui retirer totalement son pantalon. Un bouton. Mes doigts frôlant cette partie si proche de son anatomie, lui extirpe un râle provenant du plus profond de son bas ventre. Deux boutons. Sa cage thoracique se gonfle plus rapidement. Trois boutons et quelques secondes plus tard, la totalité de son pantalon défait laisse mes yeux percevoir l’ardeur du désir qu’il a pour moi toujours contenu dans son boxer.

Passant ses pousses autour de mon nombril, il fait soudain basculer son corps en avant jusqu’à ce que sa langue rencontre ma jugulaire. Me surélevant un instant, il vient glisser ses jambes sous ses cuisses se retrouvant à genoux, mon corps toujours assis sur le sien. De ses paumes largement ouvertes dans mon dos, il vient me caresser de bas en haut tout en m’embrassant par de petites impulsions sur les lèvres. Mes bras accrochés autour de son cou font se rapprocher nos deux visages et mes mains glissent sensuellement contre la douceur de son crâne rasé qui me provoque une nouvelle vague de frisson. Tout à coup, je sens la pression effectué par mon soutien-gorge se défaire alors qu’il vient de le dégrafer et qu’il s’empresse de le jeter au sol avec nos autres vêtements. Son regard s’attarde quelques instants sur mon décolleté à présent mis à nu, alors que je sens mes joues s’empourprer légèrement et avant que sa bouche ne vienne envelopper un de mes mamelons. Consumés par le désir nous ne pouvons empêcher quelques gémissements de sortir de nos bouches alors que sa langue titille mes seins, que ma main passe inlassablement sur son crâne, et que nos deux corps commencent à entamer des mouvements subjectifs comme si nous avions oubliés que nous étions encore retenus par une dernière barrière de tissu.

Ces derniers mouvements, nous noient dans un plaisir que nous devons contrôler alors qu’avec une telle intimité, chacun peut sentir l’effet que l’autre à sur lui. Et finalement, avant qu’il ne soit trop tard, nos corps s’éloignent l’un de l’autre dans un gémissement du au manque, pour venir défaire chacun de son côté la dernière échappe qui nous séparait. Nos yeux se noircissent davantage à la vision de notre totale nudité. Il en profite pour récupérer dans la poche de son pantalon, de quoi nous protéger. Puis, sans attendre un instant de plus, nous nous retrouvons dans la même position que précédemment prêts à venir nourrir notre désir.

Un grognement s’échappe de ma bouche alors que je le sens en moi. Nous nous regardons un instant, immobiles, savourant l’instant présent, avant de commencer un lent va et vient rythmé par nos respirations saccadées, nos gémissements, le frottement de nos hanches l’une contre l’autre et la sueur qui coule déjà le long de nos dos. Peut être trop rapidement, je sens le plaisir s’intensifier et je viens me cramponner plus fortement contre les cuisses de Michael le faisant accélérer le rythme avec moi d’un simple regard. Refermant mes muscles contre lui je sens le plaisir me submerger et mes jambes tremblantes viennent rejoindre son corps, exultant.


Fin du flash back

Cette nuit là fut une des plus belles nuits que j’ai vécu. Probablement parce que c’était notre première nuit ensemble. Ca m’est égal que nous n’ayons pas pu résister très longtemps avant de succomber au terme du plaisir, car les minutes qui ont suivies se sont fait beaucoup plus tendres et délectables. Notre étreinte n’a pas ét uniquement passionnelle, elle fut aussi fusionnelle avant que nous nous endormions sereins dans les bras l’un de l’autre. Suffocants, nous avions besoin d’extérioriser rapidement nos pulsions avant de pouvoir se découvrir entièrement.

Toujours assise contre le mur, les jambes tendues vers le lit mais l’oreiller toujours contre ma poitrine, mes larmes ont cessées de couler il y a un moment déjà. Le jour commence à pointer son nez sur la ville et je suis plongée dans la pénombre, les faisceaux de lumières traversant la fenêtre n’atteignant que le lit défait comme le seul personnage d’une salle de théâtre ombragée. Je comprends trop vite que je ne peux plus rester ici. Je ne peux plus rester dans un lieu qui respire l’odeur de Michael, sa voix, son rire, tous nos moments passés ensemble dans cette chambre et ailleurs. Je ne peux plus. Si je veux pouvoir reprendre ma vie en main, si je veux aller de l’avant, il me faut partir, partir pour de bon et me permettre d’oublier, de me reconstruire. Ici je ne fais que vivre autour d’images, de sons et de parfums qui me ramènent sans arrêt à lui. Oui je dois partir.

Déterminée, je me lève difficilement, les jambes toutes engourdies d’être rester dans la même position si longtemps. Je retourne jusqu’au salon où je m’empare du téléphone pour composer le numéro qui a bouleverser ma vie une fois déjà…

En raccrochant, je sens une terrible impression m’envahir. Une peur immense. Celle de devoir apprendre à ne plus me réveiller chaque matin à ses côtés. Celle de devoir affronter chaque jour de ma vie sans lui, comme si ce simple coup de téléphone avait été le déclic qui m’a fait comprendre tout ce que j’ai perdu en le chassant de ma vie. Subitement prise de nausée, mon estomac se retourne dans mon ventre et j’ai tout juste le temps de courir jusqu’à la salle de bain pour vomir tout ce que je contiens en moi.

Je me sens vide dans tous les sens du terme. Mais je sais que j’ai fait le bon choix. Je sais que ça sera difficile, ça l’est déjà. Mais de toute façon même si je le voulais, maintenant je ne pourrais plus reculer, il me l’a bien fait comprendre. Je viens m’asperger le visage avec de l’eau et me rincer la bouche avant de redresser mon corps face au miroir alors que j’aperçois dans celui-ci la seule trace encore physiquement présente de Michael dans notre appartement. Il a laissé son tee-shirt de Loyola accroché à la porte à côté du mien. Il sait à quel point je l’aimais. Je lui ai si souvent volé pour m’endormir en sentant son odeur contre ma peau les jours où nous dormions séparés à cause de mes horaires décalés. Dans un mouvement rapide, je m’empare de son tee-shirt, laissant le mien de côté, pour retourner dans ma chambre et préparer mes valises.





alors ??? Embarassed Embarassed Embarassed
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:51

Chapitre 7 : Everything not lost

Trois jours plus tard, dans l’appartement de Sucre en présence de Lincoln (pensées de Michael)


Su : Michael, est-ce que tu crois en la passion ?
M : Qu’est ce que tu veux dire ?
Su : Ce que je veux dire c’est que la passion, l’espoir, le rêve c’est ce qui nous fait vivre mais c’est surtout principalement ce qui vous consume Sara et toi. Vous êtes un couple passionné pour qui tout va toujours à cent à l’heure. Quand vous vous disputez ça part de petites choses et puis ça s’envenime très vite…
M (l’interrompant) : Ca n’est pas une simple dispute Sucre…
Su : Non en effet, mais vous vous aimez à en crever, ça peut pas se finir comme ça, ce n’est pas possible. Vous êtes fait pour être ensemble autant que… autant qu’une théière va avec son couvercle. Oui je sais, désolé pour la comparaison, mais ce que je veux te dire c’est que si toi et Sara vous n’êtes plus ensemble alors je crois que le monde peut cesser de tourner parce que rien ne me parait plus naturel que de vous voir tous les deux ensemble. (prenant son portable dans sa poche) Tiens prends mon téléphone et appelle là. Je t’en supplie.
M : Non. Non, je ne l’appellerai pas. Si tu avais vu son air Sucre, elle m’a regardé droit dans les yeux et elle m’a dit qu’elle ne m’aimait pas.
L (prenant enfin part à la conversation) : C’est des conneries il n’y a pas plus amoureuse de toi que Sara.
M (têtu) : Non je t’assure, tu n’étais pas là, tu ne sais pas. Et puis même, je lui ai dit que si je partais je ne reviendrais plus jamais, qu’elle ne devrait plus essayer de me contacter et que ça serait fini pour de bon…. Non je ne peux pas faire ça.
L (donnant une tape sur la tête de son frère) : Arrête avec le numéro du mec fort Michael, tu-veux. Arrêtes ça et téléphone-lui.
M (baissant les yeux revoyant des flashs de leur séparation dans sa tête) : Non elle me l’a dit clairement, elle ne veut plus de moi.
Su (à Lincoln) : Et c’est lui l’intello de votre famille ? Michael je t’en prie, arrête ça et réfléchis cinq minutes. Regarde les fois où vous vous êtes engueulés juste parce que vous étiez trop passionnés. Vous vous aimez tellement que vous pourriez donner votre vie l’un pour l’autre. Ravale ta fierté et appelle-la Michael. Je t’assure qu’elle t’aime toujours, elle a du juste vouloir dire ça pour te protéger ou je ne sais quoi pour que tu ne t’évertues pas à essayer de la convaincre que c’était faux.

J’expire profondément, totalement perdu après les propos de Sucre et Lincoln. Perdu entre ce qui s’est passé et ce qui a été dit et la possibilité que Sucre puisse avoir raison…

Flash back (environ 5 mois après leur rencontre le 27 novembre 2000, pensées de Michael).

Sara laisse échapper un autre de ses soupirs de frustration alors que je la suis, entrant dans son appartement et que l’air chaleureux qui s’en dégage vient envelopper mon corps d’un doux cocon contrastant avec la fraîcheur hivernale de Chicago ou la tension présente entre nous. Suivant sa routine habituelle, elle pose ses clefs sur le petit guéridon de l’entrée avant de faire quelques pas pour s’infiltrer plus profondément au cœur de son appartement et jusque rentrer dans le salon où nous laissons nos deux manteaux reposer sur le canapé.

S (ennuyée) : Michael je t’assure qu’il ne me draguait pas.

Elle tend une main le long de sa jambe d’une manière inconsciemment très sensuelle dans l’espoir de se défaire de ses chaussures, répétant à la perfection le même mouvement que le soir de notre rencontre lorsque nous avions décidé de nous enfuir de la réception. Je dégage mes yeux de cette vision tachant de rester concentré et je viens défaire mon nœud de cravate afin de relâcher la pression. Je souffle lourdement à mon tour sentant l’impatience m’envahir peu à peu.

M : Je suis un homme Sara, je sais comment les hommes fonctionnent et je peux t’assurer qu’il a passé la soirée à te draguer.

Je la vois se rapprocher dangereusement de moi, ses lèvres à quelques centimètres des miennes, une main contre mon torse agrippant ma cravate pour m’amener à elle, et l’autre faisant balader son pouce sur ma joue. Elle parait détendue et enjouée mais je sais qu’elle se force. Son sourire n’étant qu’un prétexte pour m’attirer vers elle et couper court à la conversation.

S (voulant détendre l’ambiance) : Ah et je peux savoir comment est-ce que tu fonctionnes Scofield ?
M (sérieux) : Sara… s’il te plait…
S (se dégageant en voyant l’air sérieux de Michael) : Bon ok admettons qu’il m’ait dragué… Tu as confiance en moi Michael ?
M (attrapant son poignet délicatement et le caressant) : Oui bien sûr que j’ai confiance en toi… je n’ai juste pas confiance en lui.
S (sur un ton léger à nouveau) : Moi je ne dis rien quand toutes ces femmes se retournent sur toi dans la rue…
M (l’interrompant froidement) : Et bien peut être que tu devrais !

Ma voix a été plus sévère et cassante que je ne l’aurais souhaité. Ses yeux, jusque là rieurs face à ma jalousie, se froncent alors qu’un froid s’installe entre nous. Elle s’écarte de quelques pas, m’obligeant à lâcher son poignet. Rapidement le contact de sa peau contre la mienne me manque désespérément. Je n’ai pas voulu être aussi dur avec elle et un sentiment de culpabilité m’envahit. Mais c’est comme si mon cœur et ma raison me dictaient deux choses différentes. L’un me suppliant de la prendre contre moi pour apaiser toutes nos tensions et l’autre m’imposant de lui avouer un ressentiment que je contiens depuis trop longtemps. Finalement, je m’apprête à faire quelques pas vers elle quand je lis de l’affront sur son visage. Je reste alors figé sur place, ma colère grandissante comme si de ce simple regard elle détournait tous les reproches sur moi.

S (froide) : Qu’est ce que tu veux dire par là ?
M (expirant impatient) : Ce que je veux dire c’est qu’on dirait que tu n’es pas avec moi. On dirait presque que tu as honte de moi, honte d’être avec moi. Lorsqu’on est rien que tous les deux, tout va bien et même mieux que ça, mais si on est accompagné, tu passes ta soirée à m’éviter. Tu refuses que je te touche en public… Rien d’étonnant à ce que ce gars passe sa soirée à te draguer, il a certainement dû penser que tu étais célibataire puisque tu agis en célibataire.
S (croisant ses bras contre sa poitrine en guise de défense) : Michael tu sais très bien que j’évite les démonstrations d’affection en public et que je préfère rester discrète à cause de mon père…
M (la coupant à nouveau, un peu agressif) : Sara on sait très bien l’un comme l’autre que tu n’en a rien à foutre de la carrière politique de ton père et surtout que tu es la première à dire que tu détestes qu’elle puisse avoir une incidence sur ta vie !

Je sais qu’encore une fois j’ai été blessant en voyant sa mine défaite et son regard fuyant, mais les mots sont sortis si rapidement de ma bouche, voulant à tout pris déverser toute l’aigreur que je retenais au fond de moi et qui pèse sur nous. Une ombre plane sur notre couple, une ombre dont je suis incapable d’en définir l’origine. Je sais que malgré l’énorme complicité qui nous unit et ce besoin d’être toujours ensemble, quelque chose nous empêche d’être pleinement NOUS devant les autres. Alors ma voix, froide et acérée comme la lame d’un rasoir, vient à nouveau briser le silence qui nous surplombe, probablement par lâcheté et rancœur face au comportement parfois distant de Sara que je ne comprends pas.

M : Est-ce que tu veux vraiment qu’on soit ensemble Sara ?
S (relevant les yeux vivement) : Quoi ? Tu… tu veux rompre avec moi Michael ?
M : Tu sais très bien que non. Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit et répond seulement à ma question. (articulant à outrance) Est-ce que tu veux vraiment qu’on soit ensemble ?

Elle reste incrédule et je la vois détourner les yeux et même faire quelques pas, s’éloignant davantage de moi et me tournant le dos avant de me faire face à nouveau, ramenant ses mains contre son visage, excédée.

S (pensant à voix haute) : Comment a-t-on pu en arriver là à partir d’une simple crise de jalousie…
M (criant pour ramener son attention face à lui) : SARA ! Juste… répond à ma question !
S (sursautant et répondant en haussant la voix à son tour) : Bien sûr que oui. Bien sûr que je veux qu’on soit ensemble Michael. Comment peux-tu en douter ?
M (toujours sur le même ton) : Comment puis-je en douter ? Tu veux vraiment le savoir ? Mais peut être pour la simple et bonne raison qu’il y a à peine deux jours lorsque j’ai rencontré ton père pour Thanksgiving, j’avais besoin de toi. Depuis 5 mois que nous sommes ensemble j’avais envie de lui montrer à quel point je tiens à sa fille, à quel point elle est formidable et qu’il devrait cesser de la mépriser. (après une pause très brève) Non la vraie question c’est pourquoi TU ne m’as pas laissé lui montrer ce que je ressens pour toi ? Pourquoi tu ne m’as pas laissé lui montrer comme j’aime sa fille à en crever ? Pourquoi tu ne me laisses pas te montrer à quel point je suis amoureux de toi Sara ?

Le silence qui suit mon discours est rythmé par les impulsions de nos deux poitrines qui se contractent simultanément sous l’effet de la colère qui nous habitait encore récemment. Ses yeux sont accrochés aux miens, étonnés. Aucun son ne daigne sortir de sa bouche si ce n’est sa respiration lourde et saccadée. Voilà cinq mois que nous sommes ensemble et si tout a toujours été très rapide entre nous, il y a tout de même une chose qu’aucun de nous n’a jamais était capable d’avouer. Consumé par un orgueil démesuré je n’ai jamais été capable de lui dire à quel point je l’aimais, mais aujourd’hui sous l’effet de la colère les mots se sont échappés de manière impulsive et je me retrouve maintenant pantelant en attendant un signe de la part de Sara.

Son regard surpris confronte le mien plein d’espoir, jusqu’à ce que je finisse par briser ce contact sentant le silence peser de plus en plus lourdement sur mes épaules. Puis tout à coup je la sens se rapprocher, ses mains venant agripper mes épaules fortement. Mais je reste immobile, le regard tourné vers le sol comme un petit garçon pris en faute. Après quelques secondes elle finit par baisser la tête sous mon menton et finalement sa bouche rencontre la mienne dans un baiser assez brutal. Sous l’impulsion de ses lèvres nos deux visages se relèvent pour se rencontrer pleinement. Ses mains glissent furieusement de mes épaules jusque derrière ma nuque alors que les miennes s’insinuent sous son tee-shirt au creux de ses reins dans l’unique but d’être toujours au plus près l’un de l’autre.

Rapidement, nos lèvres se détachent. Nos respirations toujours plus saccadées s’affrontent mais pas par manque d’oxygène ou sous le coup de la colère qui filtrait la pièce il y a encore quelques minutes. Nous respirons intensément. Des sourires se glissent sur nos visages faisant écho à la révélation de mes sentiments pour Sara.

Nous nous tenons toujours à quelques millimètres l’un de l’autre, nos bouches s’effleurant doucement, nos souffles se défiant, dans un duel infini mais sans qu’aucune parole ne soit prononcée. Finalement, Sara laisse échapper un profond gémissement tout en lâchant un petit rire qui à le don d’envoyer une vive pression jusque dans mon bas-ventre. Je la sens se détendre contre moi. Ses épaules sont relâchées quand elle vient poser sa tête au creux de mon cou, respirant profondément chaque molécule de l’essence même de mon corps. Pourtant malgré ce soudain rapprochement, je ne peux empêcher mon cœur de tambouriner dans ma poitrine. Ce silence me pèse. Alors que je déglutis difficilement, Sara vient embrasser délicatement ma pomme d’Adam, me faisant me cramponner plus fortement à ses hanches que précédemment. J’ai besoin de réponses. J’ai besoin de savoir. Alors je prends une profonde inspiration avant de prononcer son nom.


M (dans un soupir) : Sara…

Elle se recule alors, sans pour autant se détacher complètement de moi, mes mains l’en empêchant, et je suis maintenant capable, de voir l’immense chaleur qui embûmes ses yeux noisettes et qui doit rencontrer mon regard effrayé et impatient. Lorsque sa main droite se fraie un chemin jusqu’à ma joue, mes yeux se ferment automatiquement. Sous la douceur de sa caresse, mon cœur reprend progressivement un rythme régulier.

S (cherchant ses mots) : Michael…
M (ouvrant les yeux à l’entente de la voix de Sara) : …
S (baissant les yeux vers le torse de Michael, gênée) : Le truc c’est que… si je prends parfois mes distances avec toi c’est peut-être parce que pour la première fois de ma vie j’ai l’impression d’avoir quelque chose de réel avec toi… et jusqu’à présent j’ai toujours eu tendance à tout foutre en l’air autour de moi et j’ai juste heu… j’ai juste désespérément peur de te perdre parce que je…. hum heu… (relevant les yeux pour rencontrer celui de Michael) parce que je suis désespérément amoureuse de toi.

Les yeux accrochés l’un à l’autre, je relâche un profond soupir de soulagement. J’ai eu l’impression de m’être arrêté de respirer pendant tout son discours comme si ma vie avait été en suspend et c’est elle qui me délivre enfin la bouffée d’oxygène que j’attendais. Mes yeux font à présent des allers-retours entre ses yeux et ses lèvres et finalement, ma bouche vient rencontrer celle de Sara déjà légèrement entrouverte dans un baiser beaucoup plus tendre que le précédent.

M (cassant le baiser) : Je t’aime Sara.
S : Je t’aime Michael.

Fin du flash back.
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:53

deuxième partie :




J’expire lourdement tout en reposant sur la table de la cuisine, la bière que Sucre m’avait offerte à notre arrivée. Je déglutis difficilement, avalant une gorgée un peu trop précipitamment, alors que ma gorge se serre. Je ferme les yeux un instant pour tenter de prendre sur moi alors que je sens l’émotion submerger mes yeux. Les voix de Lincoln et Sucre volent autour de moi mais mon esprit fait obstacle à tout cela et je suis incapable de comprendre un traître mot de ce qui est prononcé. Tout ce que je veux, c’est Sara. Je veux que Sara soit avec moi car elle est la seule à pouvoir vraiment me calmer.

Soudain la porte d’entrée claque dans un grand fracas et une Mari-Cruz exténuée apparaît devant nous. Sucre s’avance automatiquement jusqu’à elle pour l’embrasser, par dessus son épaule, le regard de Mari Cruz ne quitte pas le mien. Elle finit par se détacher rapidement de ses bras, tout en s’avançant vers Linc et moi pour nous saluer, la tête baissée et gênée.


MC : Michael, Lincoln…

Ses mains jouent nerveusement avec un trousseau de clefs qu’elle n’a pas quitté depuis son arrivée. Mes yeux sont attirés par le bruit quand soudain je reconnais le porte-clefs de Sara. Sentant probablement mon regard insistant et inquisiteur sur elle, ses doigts s’arrêtent précipitamment et ses yeux me rencontrent enfin.

M : Pourquoi… pourquoi as-tu les clefs de Sara ?
MC (voulant se dérober) : Michael je…
M (la suppliant du regard) : Mari je t’en prie…
MC (dans un long soupire) : Elle est partie. Je viens de la déposer à l’aéroport il y a une demi-heure à peine.
M (choqué) : Partie ? Quoi ? Mais pour aller où ?

Elle s’arrête un instant me regardant probablement en se demandant s’il est vraiment loyal de révéler toutes ces informations alors que Sara et moi venons de rompre et si d’une certaine manière elle ne trahit pas son amie, mais sans m’en rendre compte je me suis levé et je me tiens maintenant à ses côtés, posant ma main dans la sienne comme dans un geste de désespoir ultime. Finalement son regard s’éclaircit et se remplit de sympathie.

MC : Elle est repartit pour une mission en Inde… pour 6 mois ou plus.

Ma poitrine se gonfle soudainement de plus en plus rapidement sous l’impulsion de ma respiration. Mon cœur bat de plus en plus vite. Un bourdonnement énorme m’empêche d’entendre clairement et mes yeux dérivent partout sans jamais trouver de point fixe auquel se raccrocher. Je sens mes jambes qui flanchent et je me retiens difficilement à la table et au bras de mon frère alors que j’ai la sensation d’être sur le point de tomber. Puis je ferme les yeux prenant une grande bouffée d’air frais et là le silence le plus absolu m’envahit. Mon esprit est clair et déterminé quand j’ouvre les yeux à nouveau pour rencontrer ceux inquiets de Mari Cruz.

M : Si tu crois qu’elle m’aime toujours, si tu crois que nous avons encore une chance et que tout n’est pas perdu, alors je t’en prie dis-moi tout ce que tu sais.

****

Pourquoi ? Pourquoi est-ce toujours quand le temps presse que tous les feux tournent au rouge et que tous les cons sont de sortis sous la pluie qui se déchaîne pour venir bloquer la circulation ? La pression de mes doigts frappant de manière répétée contre mon genou s’intensifie à mesure que les minutes passent et que ce stupide taxi reste coincé en plein milieu des rues de Chicago. Mon cœur tambourine fortement contre ma poitrine et j’ai l’impression que ma tête est sur le point d’exploser alors que je suis dans l’incapacité de contrôler les événements de ce soir. Finalement, à bout de souffle et totalement impatient j’envoie un billet d’un montant bien trop élevé à destination du chauffeur et je sors sous la pluie pour faire les derniers kilomètres qui me séparent de l’aéroport à pied. J’évite avec difficultés les gens marchant rapidement sur le trottoir et engouffrés sous leur parapluie. J’ai l’impression de courir pour ma vie, de courir pour rattraper mon destin sur le point de s’enfuir. Plus d’une fois j’aurais voulu m’arrêter pour reprendre ma respiration mais mes jambes dévalaient les rues plus vite que jamais, poussées par les derniers mots prononcés par Mari Cruz et qui ont emplis mon cœur d’une nouvelle force guidée par l’amour. « Dépêche-toi. Elle est perdue sans toi ».

C’est essoufflé et trempé que j’arrive à l’aéroport après avoir couru 6 kilomètres sous la pluie. Devant les portes coulissantes je fais un arrêt me reposant sur mes genoux pour reprendre mon souffle quand tout à coup je vois l’heure affichée sur un cadran devant moi. L’avion aurait du partir il y a maintenant 20 minutes. Je suis perdu dans le brouhaha de l’aéroport entre les gens pressés et sans savoir où aller. Est-il trop tard ? Puis-je encore la rattraper ? Alors que j’ai le sentiment que tous mes espoirs sont retombés en moins d’une seconde, le panneau d’affichage des départs attire mon attention. A cause de la pluie probablement, le vol pour Calcutta faisant escale à Londres à été retardé de 45 minutes. Je n’attends pas une seconde de plus et je me précipite en courant vers les caisses d’enregistrement des passagers.

Finalement, après avoir trépigné d’impatience dans la file d’attente pour acheter un billet pour Dallas, ou peu importe la destination tant qu’elle me permet de rentrer dans la salle d’embarquement, je me dirige avec mon billet vers la sécurité pour être fouillé avant de passer les dernières barrières qui me séparent de Sara. La salle d’embarquement est gigantesque et remplie de monde même à cette heure tardive. Les gens bougonnent et s’impatientent à cause des retards causés par la pluie. Des enfants crient et courent dans tous les sens. J’essaie de me frayer un chemin du mieux que je peux jusqu’à la porte 17 qui se trouve à l’autre bout de cette immense pièce, n’entendant autour de moi que le vacarme des battements de mon cœur qui frappent contre mes oreilles.

Encore quelques pas puis je la vois, dos à moi faisant la queue dans la file d’attente pour embarquer dans son avion. Je m’arrête à quelques mètres d’elle, incapable d’aller plus loin. L’une de ses mains est accrochée fermement à son sac à main tandis que l’autre fait des va-et viens dans ses cheveux comme lorsqu’elle est angoissée. Quelques larmes viennent envahir mes yeux mais reniflant légèrement et me frottant le visage, je les efface avant de prononcer son nom dans une voix brisée par la peur.


M : Sara…





fini... pour aujourd'hui et en tout cas pour cette semaine lol !!
alors dites moi ce qui vous a plus ou déplus, un commentaire ça fait toujours plaisir. merci.
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:55

Chapitre 8 : Sense and sensibility

(Aéroport de Chicago – Pensées de Sara).


M : Sara…

Me figeant instantanément, je ressers fortement la pression de ma main autour de la lanière de mon sac en entendant sa voix. Une voix que je reconnaitrais partout dans le monde, que je me trouve dans une salle bondée comme ce soir ou dans une petite pièce exigüe où nous ne sommes que deux. Une voix que je suivrais partout, la laissant me guider les yeux fermer. Une voix qui fait naître en moi une foule d’émotions : l’envie de me jeter dans ses bras, menacée par le cruel dilemme de savoir qu’il serait mieux sans moi.

Des frissons me parcourant le corps, je me retourne dans un pas assez lent, comme au ralenti, mes yeux venant se confronter de plein fouet à son regard. L’espace de quelques secondes nous restons silencieux à nous dévisager l’un l’autre, puis finalement j’aperçois ses lèvres trembler l’une contre l’autre alors qu’il essai, vainement, d’en laisser échapper un mot.

Les poings serrés le long de son corps, et dans un de ses souffles qui me retournent les sens, mon nom résonne à nouveau dans la salle d’embarcation. Mon cœur manque un de ses battements à l’entente de sa voix suave et chaude, mais tellement meurtrie qu’elle me déchire de part en part. Et puis tout à coup, c’est comme s’il n’y avait plus que nous dans cette énorme pièce. Comme si tous les gens, excédés et impatients qui nous entouraient il y a encore une minute, avaient disparus. Mon corps est happé hors du brouhaha de l’aéroport où les seuls bruits que mon esprit est capable de percevoir sont les sons qui émanent timidement de sa bouche.

A cet instant précis, alors qu’il se devient mué, je donnerais tout pour l’entendre à nouveau prononcer mon prénom, aussi difficile à entendre soit-il, mais seuls les lourdes allées et venues de son souffle résonne jusqu’à moi. Sa respiration est saccadée, comme s’il venait de courir un marathon, comme s’il venait se confronter dans une course contre les propres battements de mon cœur, tambourinant contre ma poitrine.

Reprenant enfin mes esprits, je m’aperçois qu’une larme s’écoule sur mon visage venant rejoindre les tracées humides qui s’étaient acheminées sur ma joue peu avant l’arrivée de Michael. Instinctivement, mes doigts viennent l’intercepter alors que je baisse la tête pour ne pas qu’il voit que j’ai pleuré. Trop tard. La douceur de sa main rejoint la mienne contre ma joue jusqu’à ce que le bout de son pouce vienne effleurer le contour de mes lèvres. Je ferme les yeux tout en expirant lourdement. Je sais que je devrais me reculer, éviter tout contact avec lui, mais pourtant je n’y arrive pas. Encore une fois je n’ai qu’une envie, celle de me plonger dans ses bras. Sa main descend ensuite délicatement jusqu’à mon menton pour venir rehausser mon visage face au sien. Toujours les yeux fermés, je peux dire qu’il s’est rapproché, sentant son haleine caresser mon visage.


M (implorant) : Sara… s’il te plait… regarde moi.

Inspirant profondément une bouffée de l’air saturé qui nous entoure et qui, j’en ai la sensation, n’arrive pas jusqu’à mes poumons, j’ouvre les yeux difficilement, apeurée par le regard que je vais rencontrer. Ses yeux sont suppliants, tout comme sa voix. Je n’y vois aucune source de rancœur, pas le moindre sentiment de colère mais simplement une profonde détresse. Ses lèvres se rapprochent un peu plus des miennes, ses yeux restant attachés aux miens, alors que son autre main vient rejoindre la première pour encadrer pleinement mon visage et recueillir toute mon attention. En d’autres circonstances et dans ce même lieu, on aurait pu croire qu’il serait sur le point de venir m’embrasser fougueusement, comme si j’étais sur le point de partir en voyage, une semaine quelque part et que, pour extraire ce sentiment de frustration et de douleur de ne pas me savoir à côté de lui à chaque instant, il avait besoin d’extérioriser toute sa détresse dans un dernier baiser.

M (la regardant intensément) : Je t’en supplie… ne pars pas… s’il te plait Sara… reste.
S (balbutiant) : Je… je ne peux pas… rester. Je dois partir. Ils m’attendent. Ils ont besoin de moi.
M (ne relâchant pas son entrave autour du visage de Sara) : J’ai besoin de toi moi aussi.

Partagée entre le cœur et la raison, ma gorge se sert. Mon corps, jusqu’à présent immobile, finit par se muer pour que mes mains viennent délicatement, dans un mouvement visant à ne pas froisser Michael, retirer les siennes toujours agrippées autour de mon visage. Un geste absurde quand au final j’aperçois une once de douleur dans ses yeux. Luttant contre mon désir, je fais un pas en arrière, sentant le besoin de m’éloigner de lui complètement afin d’être capable de clarifier mon esprit et d’en finir une bonne fois pour toute.

S : Tu ne comprends pas. Ils ont besoin de moi et j’en ai besoin moi aussi. Il me faut un nouveau départ. Je ne suis plus moi-même depuis trop longtemps. Nous ne sommes plus ce que nous étions avant. Il faut que j’y aille. Pour eux, pour moi… pour nous.
M : Mais tu m’aimes Sara. (voyant que Sara est sur le point de protester) Non ! Je le sais. Ne me dit pas le contraire. Je sais ce que tu as essayais de faire mais je ne suis pas stupide. Tu m’aimes et je t’aime plus que tout, plus que ma propre vie. Reste. On va y arriver. Je t’en pris.

Sa dernière phrase, quasi imperceptible, est prononcée dans un murmure brisé par les larmes qui lui montent à la gorge. Je détache mon regard du sien quelques secondes, apercevant le carrelage sous mes pieds, dans l’espoir de prendre sur moi et d’arriver à me contenir lorsque je relèverai la tête. Quel geste stupide et quelle femme faible je suis, alors qu’en me redressant, je le surprends bien plus près de moi que les quelques secondes plus tôt où je l’avais laissé. L’une de ses mains s’est placée au creux de mon dos, caressant délicatement mes côtes au passage, alors que l’autre a retrouvée sa position initiale contre mon visage. Fatiguée de lutter et me sentant revivre contre lui, je ne résiste pas plus longtemps et je le laisse faire, détendant mes épaules en expirant lourdement, m’imprégnant de son essence tellement masculine, tellement Michael, et me délectant de ses petits gestes qui ne me paraissent pas le moins du monde anormaux.

Sa main gauche effectue une légère pression contre mes reins et l’instant d’après, je me retrouve blottie dans ses bras, ma tête reposant contre son torse légèrement mouillé par la pluie qui se déverse à l’extérieur. Fermant les yeux et respirant calmement, j’entends les pulsations de son cœur tambouriner contre mon oreille dans un bruit assourdissant mais tellement familier. Son pouce venant frôler ma nuque dans un mouvement constant, je me surprends à fermer les yeux.


Flash back (le 20 juin 2001, à 1 an moins un jour de leur première rencontre) :

S : Michael, est-ce que tu vas me dire ce qu’on fait ici ?

Il se retourne furtivement vers moi, un sourire malicieux collé à son visage. Il reste silencieux, sans prononcer le moindre mot, ce qui à le don de m’énerver mais ce que je trouve aussi, et il le sait très bien, indéniablement craquant et sexy. Ses bras passent délicatement le long de mes cotes et il m’attire contre lui, jusqu’à ce que ma poitrine se retrouve serrée contre son torse bombé et fière, du à la réussite de sa surprise. L’une de ses mains vient se mouvoir dans mes cheveux, jouant avec quelques mèches ici et là, prenant son temps pour les replacer derrière mon oreille, n’effleurant que légèrement ma peau qui commence à frissonner, alors que l’autre maintient fortement son enveloppe autour de ma taille. Mes yeux trahissent mon impatience et son sourire se fait grandissant.

S : Michael ?
M : Tu sais quel jour on sera demain ?

Sa voix retentit enfin parmi la vague de gens qui court à droite à gauche dans le hall de l’aéroport où nous nous trouvons enlacés. J’ai du mal à croire que parmi cette foule, personne n’ait encore réussi à nous bousculer. Mon esprit se tourne vers le bras de Michael, solidement attaché dans mon dos, et j’en viens à penser que peut être certains voyageurs pressés auraient pu nous percuter, mais que ses bras protecteurs et si puissamment serrés autour de moi, m’empêchent de ressentir la réalité. Voyant les yeux de Michael prendre une teinte amusée, je comprends qu’en divaguant vers des réflexions totalement futiles, je n’ai toujours pas répondu à sa question.

S : Bien sure que je sais quel jour on sera demain.

Son sourire se renforce à mesure que sa main s’agrippe plus fortement au bas de mon dos mais dans un mouvement qui ne provoque en moi aucune douleur, si ce n’est la sensation d’avoir toujours besoin d’être plus près de lui, quoi qu’il m’en coute. Voyant qu’il est sur le point de parler, je décide de riposter, entrant dans son petit jeu pour lui faire comprendre qu’il est loin d’avoir gagné.

S : Comment veux-tu que j’oublie le jour où j’ai remporté le prix que tu convoitais depuis si longtemps ?

Son sourire s’évade pour laisser place à une fausse tristesse qu’il n’arrive pas à contrôler bien longtemps quand son visage se trouve à nouveau ébloui par un sourire ravageur. Déçu de lui-même et du fait que je sois capable de le déstabiliser si facilement, ses lèvres s’étirent pour me laisser entrevoir une grimace qui provoque en moi un rire profond, s’évadant de ma gorge sans que je ne puisse le retenir et qui résonne autour de nous comme s’il était le seul bruit existant.

M : 364 jours, bientôt 365, passés avec toi où je ne me lasse pas d’entendre ton rire une seule seconde.

Nos deux visages redeviennent sérieux en l’espace d’un instant. Nos regards ne se quittent pas et paraissent aimantés. Caressant délicatement mes cheveux, Michael approche ses lèvres des miennes et alors qu’elles sont sur le point de se toucher, il dégage vivement sa tête, ayant retrouvé son sourire amusé.

M : Et puis il me semble t’avoir dit que je n’estimais pas avoir perdu ce soir là puisque je t’ai eu toi.
S (riant puis faisant mine de le rappeler à l’ordre) : Michael Scofield !
M (l’air innocent) : Hum ?
S : Tais-toi et embrasse moi !

Son visage retrouve sa place initiale très rapidement. Ses lèvres sont, à nouveau, sur le point de toucher les miennes avec délice. Mes yeux se ferment alors que j’inhale déjà pleinement l’essence provenant de son souffle. Puis soudainement, c’est à mon tour de dévier la tête rapidement.

S : Michael, serais-tu en train d’essayer de gagner du temps pour ne pas me dire ce que l’on fait ici ?
M (riant à gorge déployée) : Hé, c’est toi qui m’a demandé de t’embrasser.
S : Oui parce que tu sais très bien que quand tu me regardes comme ça, je n’arrive pas à te résister.
M (flirtant) : Ah oui ?
S : Huh hu… (voyant Michael se rapprocher à nouveau pour l’embrasser)… Hé ! Arrêtes ça tout de suite et répond moi. Qu’est ce qu’on fait ici ?

Après avoir entendu son rire à nouveau, ses lèvres se referment à présent l’une contre l’autre. Il me scrute du regard, essayant de jouer avec ses yeux pour pouvoir garder sa surprise le plus longtemps possible. Mais cette fois-ci je ne suis pas dupe, et fronçant les sourcils grossièrement pour lui montrer ma fausse colère, je lui intime l’ordre de répondre à ma question.

M (amusé) : Tu es déjà allée à Baja ?
S : Tu sais très bien que non mais… Michael…
M : Ok, donc le truc c’est que je sais que l’happy hour ce ne sera pas pour cette fois, mais il y a plein d’autres choses à faire là bas et donc j’ai décidé de nous organiser un long week-end là bas rien que tous les deux pour notre premier anniversaire. Je me suis dit que les rose en origami c’était réservé à TON anniversaire.
S (les yeux écarquillés par la surprise) : …
M : On part ce soir, on revient lundi soir.
S (le coupant vivement) : Mais demain et dimanche je suis de garde.
M : J’ai appelé Katie et Anna…
S (l’interrompant à nouveau) : Katie et Anna sont dans le coup ?
M : Elles m’ont trouvé (imitant la voix d’adolescentes pendant leurs premières amourettes) « terriblement romantique ». Katie prendra ta garde de vendredi, Anna celle de dimanche.
S : Mais je n’ai rien préparé, je n’ai rien à me mettre.

Sans me quitter du regard il se baisse pour prendre quelque chose qui trainait à nos pieds, un sac de voyage, un « petit » sac de voyage, que je n’avais même pas remarqué.

S : Michael Scofield si tu crois vraiment que « ça » sera suffisant…
M : J’ai fait le point avec Mari Cruz la dessus…
S : Mari Cruz aussi… elle va me le payer !
M : Et puis de toute façon vu les rares minutes que l’on passera habillés, je peux t’assurer que tu n’auras pas besoin davantage de choses.

Je suis ébahie. Comme d’habitude il a tout organisé. Je ne sais même pas pourquoi je suis encore surprise de le savoir toujours capable de m’étonner. Comme les battements de mon cœur qui ne semble pas s’atténuer à mesure que je passe du temps près de lui, je pense que je ne me ferai jamais de toujours crouler sous toutes ses attentions à mon égard. Comme pour prendre du recul devant son offre, je tourne mon visage vers la baie vitrée de l’aéroport d’où on peut voir les avions atterrir et décoller du tarmac. Le ciel orangé est de plus en plus bas dans le ciel. Il vient se refléter sur nos visages. Une sensation de chaleur m’envahi le corps tout entier, si bien que je me croirais déjà sur les plages de Baja allongée contre le torse de Michael. Sentant ses bras se raidir d’appréhension, je me tourne à nouveau vers lui, un sourire sur le visage.

S : Michael Scofield… serais-tu en train de me demander de m’évader vers le coucher du soleil avec toi ?
M (dans un rire assez bref, relâchant les épaules tout en se détendant) : Oui…
S : Tu es…
M : Parfait ?
S : Non c’était plutôt le terme « mauvais garçon » qui me venait à l’esprit.
M : Tu n’as pas idée.
S : Alors heureusement que les filles trouvent toujours les mauvais garçons et le danger qui règne autour d’eux très… attirant.

Nos rires se rencontrent à nouveau et, pour la première fois depuis les quelques minutes que nous avons passés l’un contre l’autre quasiment immobile dans le hall de l’aéroport, Michael détache ses mains de ma taille pour venir récupérer notre, trop petit, sac de voyage et m’attirer vers le guichet d’enregistrement. Finalement, main dans la main, il s’arrête un instant pour venir murmurer à mon oreille.

M : Oh faite, pour la partie sur le couché du soleil, j’ai vendu le voyage aux filles en leur promettant que tu aurais droit à de longues balades le long de la plage baignée par le couchée du soleil… hum je leur ai peut être un peu menti à ce niveau là. Je compte bien profiter de ton corps un maximum, ce qui évidement m’amène à penser que nous n’allons pas quitter la chambre très souvent.

Mes joues s’empourprent automatiquement sous son sourire toujours aussi splendide et heureux de son effet. Michael Scofield est décidemment un très mauvais garçon.

Fin du flash back
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miliibnb
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:56

attention deuxième partie

http://www.youtube.com/watch?v=6v_9H-NmqxY




Toujours plongée dans ses bras, je suis stupéfiée par le calme qui semble émaner de lui, du moins vu de l’extérieur car la peur et la confusion domine au plus profond de son cœur. Finalement, à bout de force je suppose, il laisse l’angoisse le submerger répétant sans cesse les mêmes mots au creux de mon oreille. « Reste, je t’en prise Sara. Reste avec moi ».

Sentant le besoin de le réconforter à mon tour, mes mains glissent le long de ses bras pour se retrouver derrière sa nuque alors que je lève la tête pour rencontrer ses yeux rougis et humides. Un mince sourire s’extirpe de mes lèvres, alors que ma main vient caresser tendrement la douceur de son crâne rasé. Montant légèrement sur ma pointe de pied, j’amène mon visage jusqu’au sien, serrant son cou entre mes bras entrelacés. Faisant une pause assez brève à quelques millimètres de ses lèvres, tout en considérant mes options, nos regards ne se quittent pas une seconde. Je sais que je fais une erreur, que je devrais me reculer, ne pas aller plus loin et rendre les choses plus difficiles qu’elles ne le sont déjà, mais je ne peux pas. C’est plus fort que moi. Toute ma volonté et ma force résident en Michael Scofield et j’ai besoin d’y goûter une dernière fois. Je sais que je suis injuste. Je sais que je profite égoïstement de ce moment mais je ne peux pas me contrôler.

Finalement, mes lèvres effleurent les siennes dans un mouvement délicat de prime abord, avant que nos bouches ne viennent fusionner ensemble simultanément. Nous échangeons un baiser plein d’émotions confondues les unes aux autres si bien qu’il est difficile de les identifier. De l’ardeur et de la passion, comme s’il s’agissait du dernier baiser que nous partagions. De l’amour comme nous n’en avions pas connu depuis longtemps. Nos renforçons l’un et l’autre nos étreintes, moi autour de son cou, lui au bas de mon dos, alors que nos langues s’unissent sensuellement comme si nous étions les seuls présents dans cette salle. Ne prêtant pas attention aux gens autour de nous, de légers gémissements s’extirpent de l’un d’entre nous sans que je ne puisse dire de qui exactement. Ralentissant notre rythme, le baiser se fait tendre à nouveau. Je sens quelques gouttes salées provenir de ses yeux et couler le long de ses joues jusqu’à ma bouche. Un goût amère envahi mon cœur, alors que celui-ci s’émiette petit à petit. Je me force à continuer l’espace de quelques secondes, voulant lui apporter le plus de réconfort possible mais sachant que je risque de faire pire que mieux, quand finalement, nos bouches se séparent délicatement mais restant toujours à la portées l’une de l’autre.

Dans un murmure, que je sais qu’il sera le seul capable d’entendre grâce à notre proximité, je répète en boucle de veines excuses. La paume de ma main vient récolter les dernières larmes s’écoulant encore sur son visage. Nos regards ne se quittent plus. Nos corps sont toujours enlacés, moi voulant profiter de chaque minute passée contre lui, et lui essayant de me retenir désespérément, jusqu’à ce qu’une voix se fasse entendre dans les hauts parleurs de la salle d’embarquement, nous ramenant à la triste réalité, aux bruits et à l’agitation de l’aéroport.


… : Dernière appel pour le vol 1824 à destination de Calcutta faisant escale à Londres. Les passagers sont priés de se présenter porte 17. Merci.

S : Je dois y aller…
M (dans un murmure) : Non…
S : Ecoute moi… ce que j’essayais de te dire tout à l’heure, c’est qu’il faut que j’y aille parce que j’ai besoin de me retrouver, de retrouver la Sara que j’étais avant. Celle que je suis devenue n’est pas assez bien pour toi. Tu mérites mieux que ce que je peux t’apporter.
M : Sara…
S : Il le faut Michael. Mais je veux que tu me promettes une chose, je ne veux pas que tu m’attendes, je veux que tu continues de vivre, que tu m’oublis s’il le faut car je ne sais pas quand ou si je serais capable de revenir un jour. C’est pour ça que j’ai besoin que tu me promettes que tu vas continuer de vivre sans moi.
M : Non. Je ne peux pas faire ça. Je ne veux pas te dire adieux Sara. Comment suis-je supposer faire ça ?
S : Avec le temps tu y arriveras. La douleur va s’atténuer petit à petit. Ca deviendra plus facile. Tu ne le ressens peut être pas aujourd’hui, mais un jour ça ira mieux.
M : Non. Je ne pourrais pas.

****

La nuit est tombée depuis quelques heures déjà sur Chicago, laissant place à un ciel épais et noir, où aucun nuage ne laisse entrevoir les étoiles qui nous surplombent. Elle est tombée depuis trop longtemps sur notre couple, annihilant nos moindres espoirs. Si ce soir je fuis, c’est dans le but d’atteindre les objectifs que je m’étais fixés plusieurs années auparavant, bien avant de rencontrer Michael, lors de ma précédente mission en Inde. « Soit le changement que tu veux voir dans le monde ». A l’époque j’étais bien plus jeune, et j’avais la sensation que je pouvais changer les choses, que mes actions, une goutte à peine visible dans l’océan, pourraient faire évoluer les comportements. Aujourd’hui avec le recul, la maturité, les erreurs et les problèmes que j’ai du affronter, j’ai juste envie d’être le changement qui peut faire du monde de Michael un monde meilleur.

De nouvelles larmes s’imposent aux creux de mes yeux, et une boule au ventre accompagnée de nausées, refont surface. Blottie dans les bras de Michael, j’avais oublié le mal-être que j’avais ressentis ces trois derniers jours. L’angoisse et la sensation de manque qui me tournaient la tête depuis que je lui ai annoncé notre rupture. L’état béat dans lequel la chaleur de ses bras et celle de son baiser m’a plongé s’efface peu à peu. Et si je faisais une erreur ? Et si au font de moi Michael était le seul qui soit capable de me sauver ? Mon cœur s’agite. Je me sens devenir égoïste. Des pensées obscures envahissent mon esprits, celles de quitter cet avion le plus rapidement possible, de courir jusqu’à lui, de sauter dans ses bras et de lui demander de me pardonner avant de venir l’embrasser.

Mes yeux ne fixent plus rien de particulier quand je sens des larmes, bien trop lourdes, couler le long de mes joues. Mes mains s’agrippent fortement aux accoudoirs de mon siège et alors que je suis sur le point de crier à l’hôtesse de me faire descendre de l’avion, mon corps est tiré vers l’arrière de l’engin, mes mains se cramponnant encore plus vivement aux accoudoirs, alors que l’avion prend son envol.




alors ???? Embarassed
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:58

notes : bonne lecture. ya des petits passages en anglais, mais pas d'affolement j'ai traduit comme je pouvais, c'est juste que ça allait tellement mieux en anglais. Wink


Attention suite en 2 parties (et là plus longue jusqu'ici je crois lol).
d'ailleurs vu que c'est un peu long vous pouvez toujours la lire en plusieurs jours lol





http://www.youtube.com/watch?v=tlBEwLv2R1U

Chapitre 9 : Fortune cookies

1 mois plus tard, le 3 novembre 2004
Chicago, Bureaux de Middleton, Maxwell and Schaum

(Pensées de Michael)


La nuit est tombée il y a quelques heures dans les rues de Chicago, laissant derrière elle des trainées lumineuses que j’entrevois par la fenêtre de mon bureau. La circulation se fait plus fluide à mesure que les minutes passent. Les gens rentrent chez eux, ravis de retrouver leur foyer. La tête ailleurs, n’arrivant pas à me concentrer alors que j’ai ce projet à terminer pour demain, mes yeux se perdent, contemplant les traces de la vie qui fourmille au dehors, quand j’ai le sentiment que la mienne s’est arrêtée le jour où Sara m’a quitté.

Ici, dans l’immeuble, tout autour de moi s’est fait silencieux et immobile. Les gens sont partis depuis longtemps, mais comme tous les soirs depuis un mois, je m’enferme des heures durant dans mon bureau. Seul, au calme, trouvant enfin l’opportunité de m’arrêter un instant, alors que je m’interdit de penser à elle durant la journée. Alors que mon travail est devenu le seul élément qui remplisse encore mon existence, je me permets enfin de penser à Sara.

Je ne peux m’empêcher de fixer le téléphone pendant de longues minutes, espérant qu’elle m’appelle enfin. Mais depuis un mois il se fait mué. Je voudrais pouvoir décrocher le combiné et, haletant, composer le numéro, mais deux jours après son départ, elle a téléphoné à Mari Cruz pour lui dire qu’elle était bien arrivée, lui promettant de rappeler rapidement, ce qu’elle n’a jamais fait.

A chaque seconde qui passe, j’espère la voir débouler à l’improviste dans mon bureau comme elle en avait pris l’habitude. Mais encore une fois, rien ne se passe. Aucun bruit, aucun son ne m’entoure, pas même ceux provenant de l’extérieur auxquels mon esprit à fait barrage depuis bien longtemps. Je n’espère qu’une chose : voir son visage, entendre sa voix, être submergé par son rire, me délecter de son odeur, sentir ses caresses contre ma peau…

Poussant un large soupire et prenant mon crâne entre mes deux mains, je tente d’évacuer son visage de mes pensées pour me concentrer à nouveau sur les quelques plans qui sont répandus ça et là sur mon bureau. Je prends de grandes inspirations, tachant de me calmer et de faire le vide autour de moi alors que les images de Sara se bousculent dans ma tête. Finalement, expirant lourdement, je m’abandonne au souvenir. Relevant la tête, je cherche des yeux les réminiscences de notre passé supposées trainer sur mon bureau, mais je suis vite déçu en me rappelant qu’un des soirs où la solitude et le manque s’étaient transformés en profonde colère, consumé par la rage, j’avais décidé de tout jeter. Aujourd’hui, tout à disparu. Seul témoin de la présence de ses souvenirs, le vide laissé à côté de l’origami que Lincoln m’avait offert lorsque j’étais enfant et qui, lui, trône encore sur mon bureau. Mes yeux se plissent, clignent à plusieurs reprises, espérant faire revivre la présence de ces photos…


Flash back : Chicago, Bureaux de Middleton, Maxwell and Schaum
(20 décembre 2003 / 3 ans et demi après leur rencontre / 9 mois avant leur séparation)


Ressentant une légère pression contre ma nuque, je pose délicatement mon crayon sur le côté, me relaxant un instant et m’écartant du plan sur lequel je suis penché depuis plus de 3 heures. Fermant les yeux, je passe ma main le long de mon crâne et jusqu’à ma nuque pour essayer d’en atténuer la douleur en la massant. Deux mois que nous travaillons d’arrache pied sur ce projet et les délais arrivent à leurs termes. La tension au bureau est palpable. C’est le plus gros projet de l’année, et il arrive à une période très chargée, au moment des fêtes de Noël, alors que tout le monde est submergé par les cadeaux, la décoration du sapin et les repas en famille.

Relâchant un profond soupire, mes yeux s’ouvrent instantanément dans le but d’apercevoir la seule personne que j’aurais envie de croiser pour le moment. Sara. Je n’ai pas l’habitude d’être désordonné mais là, des piles de dossiers, des plans, des crayons et autres règles encombrent mon bureau. Cependant, un endroit privilégié reste clair et libre. Quelque part vers la gauche, avant de trouver la pile de courrier, un origami et deux cadres photos. Sur l’un d’eux, Sara et moi au centre commercial, enlacés grossièrement, sur le point de tomber et grimaçant sous les rires qui nous submergent. Ce fut à peine un mois après notre rencontre, et ce fut l’une des nuits les plus amusantes qu’on ait vécu à deux. Sur l’autre, une photo beaucoup plus récente prise par Mari Cruz sans que l’on s’en aperçoive lors de notre dernier Thanksgiving il y a environ un mois. Nos regards sont plongés l’un dans l’autre. Le bout de mes doigts est immortalisé à jamais et immobiles dans ses cheveux. L’extrémité de mon pousse touche sa lèvre inférieure alors que ses bras se rejoignent derrière ma nuque. Sa bouche est légèrement ouverte, la mienne esquisse un sourire. Nous somme sur le point de nous embrasser. 3 ans et demi séparent ces deux photos. 3 ans et demi où l’on voit tellement de différences, l’âge mais aussi une tendresse et une sensualité opposés à une grande complicité. Et pourtant elle se ressemble tout autant, laissant apercevoir l’amour que chacun de nous porte à l’autre, même dès le premier mois de notre relation, alors que nous ne le savions pas encore nous même. Je ne peux m’empêcher de sourire. Le même sourire que sur la seconde photo. Je tends légèrement le bras, mes doigts s’apprêtant à recueillir le cadran de la photo quand soudain, un bruit provenant de la porte me sort de ma contemplation.


… : Toc toc toc.

Mon sourire redouble, je baisse les yeux, gêné, avant de les relever et de retrouver son air moqueur. Sara, se tient à l’embrasure de la porte, emmitouflée dans son manteau, tenant une position détendue comme si elle était là depuis déjà un bon moment.

S : Serais-tu en train de penser à moi Scofield ?
M (riant) : On ne peut rien te cacher.

D’un air mutin, je la vois se retourner, scanner le hall derrière elle, puis finalement me faire face à nouveau avant de fermer la porte et de s’adosser contre elle, toujours le même air rieur sur le visage.

S (murmurant sensuellement) : Nue ?
M (riant un peu trop fort puis se reprenant avec un air faussement convainquant) : Non je n’oserais pas.
S (faignant une moue déçue) : Oh… Dommage !

Finalement, elle laisse tomber son masque faussement séducteur, rattrapé par les rires que son commentaire à provoqué tant chez elle que chez moi. Quelques secondes plus tard, le visage sérieux, elle brise les quelques mètres qui la séparent de mon bureau. Je la regarde avancer légèrement. Pas à pas, elle contourne mon bureau et finalement vient se retrouver face à moi toujours assis, et ayant tourné mon siège de son côté. Quelque part, sur un coin du bureau encore libre, elle pose le sachet qui l’accompagnait jusqu’alors et d’où s’échappe une odeur délicieuse. Alors que son regard n’a pas encore retrouvé le mien, je viens saisir le bas de ses hanches, la rapprochant de mon corps. Un sourire tendre sur le visage, elle se penche en avant, s’appuyant sur les accoudoirs de ma chaise et finalement ses lèvres viennent rencontrer les miennes. Elles sont glaciales, certainement refroidies par la température extérieur proche de zéro, et pourtant un courant électrique emplit mon corps et vient stimuler mon cœur, dont les battements se font plus conséquents.

Alors que mes gestes souhaitent intensifier notre baiser, Sara dans un mouvement plus détaché, vient poser l’une de ses mains contre ma joue, avant de s’écarter légèrement de mon visage. Elle passe sa langue délicatement le long de ses lèvres, ce qui, involontairement de sa part, n’a pas le don de m’apaiser. Ses yeux sont tournés vers le sol, gênés, et plusieurs minutes s’écoulent avant que nos regards ne se croisent à nouveau.


S : Je suis désolée Michael. Je sais que tu as beaucoup de travail. Je… je ne voulais pas te déranger… (haussant les sourcils) pas de cette façon là en tout cas. J’ai juste pensé que tu n’avais peut être pas mangé. Je suis passée chez le chinois alors peut être que tu pourrais prendre une pause et qu’on pourrait diner ici, tous les deux…

Au moment où elle s’est faite plus timide et réservée, jouant avec ses mains et abandonnant son jeu de séduction, j’ai compris que quelque chose la tracassait. La voyant hésiter de nouveau, je vois mon impression se confirmer. Je sens qu’elle a quelque chose en tête, quelque chose à me dire mais dont elle n’ose pas parler. Surpris par son changement de comportement, je reste silencieux quelques secondes, oubliant même de répondre à sa proposition, ce qui la rend visiblement encore plus nerveuse.

S (déçue, voyant que Michael ne répond pas) : Enfin sauf si tu n’as vraiment pas le temps, je comprendrai…
M (se levant enfin de son siège) : Non ! Non, c’est une super idée. Tu sais très bien que j’ai toujours du temps pour toi.

Souriant vivement pour lui faire reprendre confiance en elle, je lui laisse le temps de venir elle-même jusqu’à moi dès qu’elle en sentira le besoin, préférant taire le sujet jusque là. Je laisse ma main courir dans ses cheveux, m’imprégnant de leur odeur, avant de la descendre jusqu’à ses épaules et en direction du plus haut bouton de son manteau.

S : Michael…
M : Je récupère simplement ton manteau Sara.
S (le laissant la déshabiller) : Oh… Ok… hum… où veux-tu qu’on fasse ça ?
M (levant les sourcils surpris du double sens) : …
S : Je parle de nourriture Scofield. Concentre-toi un peu. Ce que je veux dire c’est que ton bureau… (cherchant ses mots) hum…c’est très…
M : Toi.
S : Exactement !
M : On dirait que tu déteins sur moi.
S (lui donnant une petite tape à l’épaule alors que Michael pose le manteau de Sara sur sa chaise maintenant vide) : …
M : Aïe.
S (souriant) : Arrête de jouer les fillettes et suis moi.

Saisissant ma main dans la sienne et prenant le sachet de l’autre, après avoir observé la pièce de long en large l’espace d’un instant, je la vois nous mener vers l’un des coins de mon bureau, près de la fenêtre. Je suis ravi de voir qu’elle reprend confiance en elle, que son air joueur refait surface, mais je suis des plus intrigués lorsqu’elle s’assoit, les jambes en tailleur, sur le sol, posant le sachet face à elle.

S (voyant l’air interloqué de Michael) : Quoi ? Tu n’arrêtes pas de me dire qu’on devrait aller pique-niquer… donc nous y voilà, notre premier pique-nique sur… hum… parquet ! En plus de trois ans il était temps que tu m’invites à « pique-nique-parqueter ».
M : Tu m’as invité je te le rappelle.
S : Ouais… hum les temps ont changés, la galanterie n’est plus ce qu’elle était.
M (feignant la douleur) : Aïe.

Alors que je fini par prendre place à ses côtés, Sara éclate de rire. Interloqué mais heureux de la voir ainsi, je ne peux stopper mes yeux de l’admirer. Finalement, elle retrouve son calme, un air timide sur le visage et les joues légèrement empourprées. Me donnant l’un des plats qu’elle a choisi pour moi, elle accompagne son geste par sa main droite qui vient recueillir mon menton et ses lèvres qui viennent se poser sur les miennes pour un léger baiser. S’éloignant de moi, mais restant encore si prêt que je peux sentir son souffle contre ma peau, je tente de me rapprocher pour saisir ses lèvres à nouveau, mais les doigts de Sara m’en empêche, venant se poser contre ma bouche.

S : Je ne reste pas très longtemps. Tu dois travailler. On devrait manger.
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 17:59

****

Le repas se déroule calmement, parlant chacun de notre journée, alors que ça et là, deux trois rires viennent remplir l’intimité de notre échange. Avant d’entamer le dessert, elle retrouve un air sérieux et angoissé à la fois. J’avais totalement oublié l’attitude qu’elle arborait un peu plus tôt, bercé par la chaleur d’être à ses côtés. Alors que je suis certain qu’elle est sur le point de me dire ce qui lui trotte dans la tête depuis un bon moment, je suis surpris de la voir retrouver l’air mutin de son arrivée. Ses yeux rieurs fixent le néant droit devant-elle avant de rencontrer les miens lorsque, tournant son corps à demi, elle vient poser le haut de ses genoux sur mes jambes allongées, resserrant davantage notre étreinte. Sa main dessine longuement l’empreinte de mes lèvres, ses yeux focalisés sur cette même partie de mon visage, et se retenant presque de venir m’embrasser. Me sentant si bien et souhaitant la pousser à continuer, ma main vient frôler légèrement son genoux par de fines caresses.

S (relevant les yeux pour rencontrer ceux de Michael tout en murmurant) : Raconte-moi un de tes secrets. Raconte-moi quelque chose que personne d’autre ne sait.
M (surpris) : Quoi ?
S : Michael… s’il te plait.

Etonné par sa question, je fronce les sourcils un instant, cherchant un moyen de lui répondre, sachant que je ne peux résister au regard qu’elle me lance. Peu courageux et effrayé qu’elle puisse me voir affaiblit en prenant connaissance de mes peurs et mes faiblesses, je choisi de reprendre son un air joueur.

M (se rapprochant de l’oreille de Sara et chuchotant à son tour) : Disons que… j’étais bien en train de penser à toi… nue.
S : Michael…
M (soufflant, résigné) : Ok. Ok, mais promets-moi de ne pas rire.
S (un air indescriptible sur le visage, sérieux et rieur à la fois) : Je te le promets.
M (se raclant la gorge) : Hum… quand j’étais petit, enfin, jusqu’à l’âge de quinze ans environ… heu je… je laissais des lettres cachés dans un pot de fleur sur la tombe de ma mère. (se sentant le besoin de se justifier) J’avais besoin de garder le contact avec elle d’une certaine façon.

Honteux et évitant son regard, je n’avais pas vu ses yeux emplit de compassion jusqu’à ce qu’elle attire mon visage jusqu’au sien en tournant mon menton.

S : Je suis désolée. Tu n’as pas à avoir honte Michael. Tu aimais ta mère et elle t’aimait tout autant. Elle aurait été fière de toi aujourd’hui.
M (dans un soupire) : J’aurais aimé que tu la rencontre.
S : Moi aussi. (après un long silence) Qu’est ce qu’il est arrivé après ?
M : Qu’est ce que tu veux dire ?
S : Pourquoi t’es-tu arrêté ?
M : En fait, mes lettres disparaissaient. J’étais convaincu que d’une certaine manière ma mère les lisait. Puis un jour, ayant grandi et étant moins crédule, mais surtout parce que je les ai retrouvées, toujours scellées, dans la chambre de Lincoln, j’ai compris qu’il avait su dès le début et qu’il avait fait ça pour moi, même si je lui en ai voulu pendant un long moment, probablement parce que j’étais gêné.
S : Tu les as toujours ?
M : Oui. Toujours fermées.
S : Tu ne les as jamais relus ?
M : Non. J’ai accepté la mort de ma mère mais surtout j’ai compris qu’elle vivait à travers Lincoln et moi et je n’ai pas envie de me replonger dans cette période de mon passé.
S : Je comprends.

Plus que notre attirance quasi subite l’un pour l’autre, ce qui nous a le plus rapproché c’est le fait qu’on se ressemble énormément si bien que nous n’avons aucune difficulté à comprendre l’autre. On a connu les mêmes souffrances et une grande solitude pendant une grande partie de notre vie, jusqu’à ce qu’on se soit trouvé. Ces révélations faisant naître de vieux et tristes souvenirs dans nos pensées, je décide de changer de sujet.

M : Et toi, raconte moi un des tes secrets.
S (le regardant hésitante) : …
M (joueur) : Hé, tu n’espérais pas que ça serait dans un seul sens ?
S (respirant profondément puis forçant un sourire) : En fait non.

Décidément, on peut dire que Sara a le don de me surprendre ce soir. Et pourtant je m’y attendais. Depuis le début je savais qu’elle avait quelque chose à me dire, et je sens que le moment est venu. Intrigué, je la laisse donc continuer mais elle reste silencieuse et au lieu de parler, elle me tend l’un des biscuits chinois de notre repas et qui contient traditionnellement une prédiction ou une citation caché en son centre.

S : Crac-le.
M (fronçant les sourcils tout en prenant le biscuit) : …
S (soupirant tout en riant nerveusement) : Michael… juste… fait-le.
M : Ok. Ok.

Sans la quitter des yeux, je fais craquer le biscuit entre mes doigt comme elle me l’a demandé avant de récupérer le morceau de papier qui se trouve à l’intérieur.

M : « Ideas are like children, there are none so wonderfull as your own » (plus ou moins : « Les idées sont comme les enfants, aucune n’est aussi merveilleuse que les siennes »).

J’essai vainement de donner du sens à cette phrase, à cette succession de mot, mais je n’y arrive pas. J’ai l’impression que toutes ces heures passées, avachis sur mes plans, m’ont ôté toute capacité à réfléchir correctement. Détestant plus que tout me sentir perdre le contrôle, je sens les pulsations de mon cœur s’amplifier contre mon torse.

M : Qu’est ce que… Je ne comprends pas… Tu savais que…
S : Oui. J’ai fait mettre cette citation spécialement pour toi. Il faut que je te dise quelque chose. (riant nerveusement) Waouh. Apparemment toi aussi tu déteins sur moi avec tous tes plans. Hum, ok tu vas me prendre pour une folle mais le truc c’est que j’y pense depuis des semaines, et je sais qu’on n’en a jamais parlé avant, mais je ne peux pas m’arrêter d’y penser sans arrêt et je… je n’ai jamais le courage de t’en parler… Et voilà que je me mets à bafouiller… tu dois vraiment me trouver ridicule.
M (étant uniquement capable de secouer la tête) : …
S (continuant, peu rassurée) : Donc je me suis dit, je vais passer ce soir, je sais qu’il est très occupé et donc je ne pourrai pas me dérober à nouveau et encore remettre cette conversation à plus tard. (voyant qu’il ne comprend toujours pas) Michael, ça m’aiderait vraiment si pour une fois le petit génie en toi pouvait comprendre parce qu’apparemment je n’arrive pas à…

Je suis incapable de dire la moindre chose, tournant et retournant cette phrase et le monologue de Sara dans ma tête, mais perdu comme je le suis, rien n’a de sens. Ma main s’est figée contre son genou. Mon regard ne se détache pas du sien alors qu’elle ferme les yeux, inspirant profondément, avant de les rouvrir aussi vite, prenant tout le courage qui lui reste pour arriver à terminer sa phrase.

S : Je voudrais un enfant de toi Michael.

Mon souffle se coupe et mon cœur manque un de ses battements. Le sol se dérobe sous mes pieds et le vide se fait autour de moi, autour de nous. Il n’y a plus que nous : Sara, moi et cette dernière phrase qui résonne dans ma tête. Je déglutis difficilement, essayant de forcer les mots à sortir de ma bouche mais je ne vois pas, je ne sais pas. Sara prend mon silence comme un refus et baisse la tête évitant mon regard et se raidissant. Et puis tout à coup, je sais. Un sourire qu’elle ne peut pas voir illumine mon visage. Le cœur martelant contre ma poitrine, je laisse échapper un rire.

M : Fait que se soit une fille alors et qu’elle hérite de la couleur de tes joues quand tu es gênée.
S (relavant la tête n’y croyant pas) : …
M (prenant une mèche de ses cheveux) : Et tes cheveux aussi. (passant son pousse en dessous de son œil), tes ye…
S : Non, elle aura TES yeux !
M (riant) : Comme tu veux. De toute façon, ça m’est égal, il ou elle sera parfait.

Un sourire resplendi sur son visage. L’angoisse s’est évadée, laissant place aux projets et à l’avenir. Nos lèvres se rencontrent à nouveau, mais se quittent bien trop vite sous la retenue de Sara.

S : Tu es sure que c’est ce que tu veux ?
M (rapprochant leurs deux visages) : Absolument. Je suis même étonné qu’on n’y ait pas pensé avant. On devra peut être changé d’appartement. Celui là est trop petit et dangereux pour un bébé. On devrait peut être aussi s’installer en banlieue. Je ferai en sorte qu’on est une maison parfaitement sécurisé et… whooo, non un garçon serait peut être mieux finalement… (réfléchissant à voix haute) à moins que je lui interdise de sortir avant ses quarante ans ?
S (riant sous l’affolement soudain de Michael) : Tu ne crois pas qu’on devrait attendre que je sois enceinte avant de penser à tout ça ?
M : Oui tu as raison.
S (se reculant en voyant Michael se pencher vers elle pour l’embrasser) : Attends… tu voulais le faire maintenant ? Ici ?
M : Oui… pourquoi pas ?
S : Hum peut être à cause de la dizaine de personnes qui trainent encore dans les bureaux à cette heure-ci et à cause du projet que tu dois rendre demain.
M : Merde ! Mais je suis incapable de travailler dans cet état.
S : Il va bien falloir si on veut payer des études à nos enfants !
M : Nos ? Combien tu en veux ?
S (gênée et hésitante) : Hum… trois ?
M : Parfait. Trois.
S : Whoo.
M : Je sais.
S (soupirant) : Je devrais te laisser, je suis déjà restée trop longtemps. Mais si ça peut t’aider, dis-toi que plus vite tu auras fini, (flirtant) plus vite tu pourras me rejoindre.
M : Je ne suis pas sure que ça m’aide vraiment parce que, là, maintenant, oui je pense à toi complètement nue.
S (riant) : Désolée.

Le visage se confondant d’excuses, mais en même temps très fière du pouvoir qu’elle exerce toujours sur moi, elle vient poser ses lèvres contre les miennes dans le baiser le plus chaste possible, voulant m’aider à contrôler mes pulsions. Elle finie par se redresser pour aller chercher son manteau sur mon bureau, je la rattrape par la main, ramenant son corps près du mien.

M : Attends… Qu’est ce qu’il y avait dans ton biscuit ?
S : Je ne sais pas. J’ai juste choisi le tien. Pourquoi ?
M : Je suis curieux de savoir.
S (récupérant son biscuit puis le craquant dans ses mains) : « In the end there are three things that last : faith, hope and love ; and greatest of it is love ». (à peu près : Au final il y a trois grandes choses qui durent : la foi, l’espoir et l’amour ; et le meilleur étant l’amour »).
M : Intéressant.

Me lançant une dernier sourire et gardant le morceau de papier au creux de sa main posée sur son cœur, elle se retourne finalement, décidée à se diriger vers la sortie. Après être resté immobile pendant quelques minutes, toujours sous le coup de l’émotion, mes yeux se dérobent vers mon morceau de papier, s’embuant presque alors que j’en récite la citation comme le plus beau vers qui soit au monde. Me munissant d’un peu de colle, j’en appose un très fin filet au dos avant de venir le coller au bas du deuxième cadre en bois, notre photo la plus récente.

Fin du flash back

Le vide sur mon bureau, le vide dans mon cœur ont fait naître quelques larmes au creux de mes yeux sans que je m’en aperçoive. Ma respiration est haletante alors que je me rends compte de l’erreur que j’ai faite. J’aurais du faire plus. J’aurais pu faire mieux. J’aurais dû l’empêcher de partir. L’absence de ces photos et de ce petit bout de papier démontre bien que sous la colère et la fierté, j’ai abandonné bien trop vite. Je l’ai laissé tomber. Je suis celui qui a brisé la foi et l’espoir qui résidaient dans notre couple. Alors que mes pensées s’enchainent les unes après les autres, me dégoutant de moi-même, un bruit résonne dans la pièce. Je mets plusieurs secondes avant de comprendre qu’on frappe timidement à ma porte. Mon cœur repart. Ma respiration se coupe alors que j’entrevois la naissance d’une silhouette.

… : Pardon de vous déranger monsieur Scofield.
M (déçu, soufflant lourdement en voyant la femme de ménage se profiler) : Non, pas du tout Anna, vous ne me déranger pas.
A (intimidée) : Hum… j’ai retrouvé ça la semaine dernière dans votre poubelle. Je me suis dit que peut être vous aviez fait une erreur ?

Sans lui répondre je saisi entre mes mains tremblantes, les deux cadres photos qu’elle me présente. Convaincu que tout ceci n’est pas du au hasard, je sais dès à présent que je l’attendrai et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on puisse enfin se retrouver car après tout, la foi qui s’éveille au fond de moi me prouve que tant que notre amour subsistera, il y aura toujours de l’espoir.



voilà...
bon sinon je tenais à dire que je n'ai PAS inventé les phrases des fortune cookies / biscuits chinois. en fait je cherchais des phrases bien précises pour michael et sara et celle de sara j'en suis trop fière parce que c'est à croire qu'elle a été faite pour cette fic : "in the end there are three things that last : faith, hope and love; and greatest of it is love" = au final il y a trois chose qui dure, la foi, l'espoir et l'amour; le plus merveilleux étant l'amour.
when faith is gone, love is all what matter = quand il n'y a plus d'espoir (oui ça fait mieux espoir que foi sur ce coup), l'amour est tout ce qu'il reste.

so ??? Neutral
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 18:00

Chapitre 10 : India

(Pensées de Sara)
Un mois et demi plus tard : Calcutta, Inde, 21 décembre 2004 – deux mois après leur séparation.


Mes yeux s’ouvrent difficilement. Je suis sortie du sommeil par un grand vacarme en bas de la rue. J’ai la bouche pâteuse et la gorge sèche. Je me relève péniblement, confrontée aux nombreuses courbatures qui agressent mon corps depuis quelques jours. Voyant que mon réveil ne sonnera pas avant 25 minutes, je viens prendre une gorgée d’eau de la bouteille qui se trouve au pied de mon lit.

Je m’arrête un instant, à moitié allongée, écoutant les sons autour de moi. La pluie a enfin cessée depuis 10 jours, et on peut divaguer dans les rues sous un temps bien plus agréable. Les commerçants fourmillent en bas. Des klaxonnes retentissent. Au plafond, un ventilateur brasse de grandes volées d’air sous son passage.

Alors qu’un violent mal de tête s’abat contre mes tempes, je viens reposer ma tête lourdement contre mon oreiller. Je soupire. Mes yeux poursuivent la course effrénée des palmes du ventilateur, essayant de focaliser mon attention sur quelque chose qui pourrait m’éviter le simple fait de penser. Depuis mon arrivée, un étrange sentiment s’est glissé en moi, ou plutôt devrais-je dire, depuis mon départ, il ne m’a pas quitté. Une amertume profonde qui grise mon humeur et affaiblit mon corps tout entier. Je sais que des cernes violacés s’accumulent sous mes yeux et que mes gestes ne sont pas aussi précis qu’ils le devraient.

Fermant les yeux l’espace d’une minute, seul le visage de Michael m’apparait. Je me suis évadée de Chicago dans l’espoir d’être loin de lui et de pouvoir l’oublier, mais je n’y parviens pas. Je pensais que peut être, passer mon temps aux côtés de ceux qui en ont vraiment besoin, les soigner, leur apporter mon aide et essayer d’apaiser leur souffrance, me ferai oublié ma peine, bien insignifiante à côté des malheurs qu’ils vivent au quotidien, mais mes sourires, se voulant rassurant, sont faux, mes yeux sont vides et mes espoirs sont brisés.

Je ne pense qu’à lui, jour et nuit, continuellement. Dans la petite clinique de fortune où nous sommes installés, j’effectue mes gestes sous un automatisme agaçant. Si certains enfants, heureux malgré tout, arrivent à décrocher en moi quelques sourires, je me surprends souvent à faire des rêves éveillés. Je repense à nos moments ensemble, jusqu’à ce qu’un goût amère m’envahisse comme ce matin, et que je me rende compte que je me berce d’illusion.

Je pousse encore un profond soupire, alors que mes mains viennent se poser contre mon front. Mes yeux fixent toujours le plafond qui me surplombe, mais sans vraiment être là. Mon corps est ici, en Inde, mais mon esprit et mon cœur sont à des milliers de kilomètres, à Chicago, avec Michael. Je donnerais tout aujourd’hui pour sentir ses caresses contre ma peau, ou même, rien qu’entendre le son de sa voix. Mais il est beaucoup trop tard maintenant. Voilà deux mois que je suis ici et qu’il n’a pas essayé de me contacter. Je le connais trop bien pour savoir que s’il en avait vraiment eu envie, alors rien n’aurait pu l’arrêter. Mais je l’ai poussé à m’oublier. J’ai voulu qu’il puisse vivre sa vie de son côté, sans moi. J’ai pensé qu’il méritait mieux mais maintenant je me rends compte de l’erreur que j’ai faite ce matin là. Il était récalcitrant à notre séparation, et je dois avouer que j’ai du lutter pour pouvoir lui dire que je ne l’aimais plus, le pire mensonge de toute ma vie. Et aujourd’hui j’en paye le prix. Si à l’époque il éprouvait encore des sentiments pour moi, s’il avait davantage lutté, peut être serions nous toujours ensemble, mais je lui ai dit de m’oublier et maintenant il est trop tard pour avoir des regrets.

Sans que je puisse les contrôler, quelques larmes s’évadent de mes yeux pour venir courir sur mon visage. Un trop plein d’émotions qui me submerge depuis quelques jours dès que je pense à lui. Mais soudain, entendant mon ventre hurler dans toute la pièce dans une de ses fringales matinales que je rencontre en ce moment, les larmes se transforment en rires. Un rire symbole d’une fatigue profonde mais qui, encore une fois, me permet de m’évader vers de trop lointains souvenirs…


Flash back, 28 juin 2000, une semaine après leur rencontre

Je me réveille assez soudainement, le corps tout engourdi et le ventre qui tiraille et qui crie famine. Comme nous nous l’étions promis, nous avions décidé de faire ça dans les règles. Aller au restaurant, voire, pourquoi pas, de poursuivre la soirée par un film au cinéma et enfin de terminer chez moi. Cependant, tout ne s’est pas vraiment déroulé comme on l’avait imaginé. Il y a quelque chose d’assez étrange qui se passe en nous à chaque fois que nous sommes ensemble, si bien que nous nous sommes retrouvés au restaurant comme prévu, que nous avons commandé l’entrée et le plat principal comme prévu, mais que nous avons été incapable de rester jusqu’à ce que ce dernier arrive jusqu’à nous. Toutefois, nous avons tout de même terminé la soirée chez moi. Aussi, après avoir grignoté une simple salade et passer une nuit très « intense » aux côtés de Michael Scofield, mon estomac réclame d’être nourri et vite.

Je jette un bref coup d’œil jusqu’à mon réveil, il est presque midi. Je me retourne ensuite de l’autre côté où j’aperçois Michael, toujours endormi et qui à l’air épuisé. Je resterais bien là, allongée, encore quelques minutes à l’observer mais mon ventre commence à pousser des cris étranges et je fini par me résigner et me lever. Je me dirige tant bien que mal, les membres engourdis, jusqu’à ma commode d’où j’en sors des sous-vêtements propres que je m’empresse d’enfiler. Je continue ensuite mon chemin jusqu’à la salle de bain, pour aller chercher mon bas de pyjamas et mon tee-shirt de Northwestern.

M’étirant et faisant le moins de bruit possible, je me dirige maintenant jusqu’à la cuisine que je dois atteindre en passant par le salon. Cette pièce a plus l’air d’un champ de bataille que d’un véritable salon en réalité. On y trouve de mon désordre habituel, des livres de médecines éparpillés un peu partout, un pile de journal de trois mois d’accumulation que je n’ai plus le temps de lire, un peu de courrier, mais surtout, on y trouve tous nos vêtements étalés ça et là étant donné que dans notre fougue, nous n’avons jamais réussi à atteindre la chambre… du moins la première fois.

Etouffant un léger rire, je continue en me disant que je rangerai plus tard le capharnaüm qui règne dans la pièce, car pour le moment j’ai surtout besoin d’un bon café. J’entre dans la cuisine et mes mains suivent un rythme et des mouvements devenus habituels. Allumer la radio, rincer la cafetière, la remplir d’eau, jeter le vieux filtre, le remplacer par un autre, mettre quelques cuillérées de café dedans, appuyer sur le bouton « On » et commencer à danser en suivant les sons qui s’échappent de la radio.

Mon corps continue de gesticuler dans tous les sens. Je chantonne même de temps en temps, bercée par une bonne humeur qui ne m’avait pas rencontrée depuis longtemps. J’attrape le beurre et de la confiture pour préparer quelques toast. Le petit déjeuner est presque prêt quand soudain, une tartine coincé dans la bouche, j’entends mon nom prononcé par une voix féminine et provenant du salon. Surprise, mes gestes se figent, le toast tombe de ma bouche pour atterrir jusqu’au sol. Dubitative, je me dirige alors jusqu’à la pièce adjacente.


… : Sara ?
S : Mari Cruz, qu’est ce que… qu’est ce que tu fais ici ?
MC : Qu’est ce que je fais ici ? Sara tu te fous de moi ? Ca fait une semaine que j’essai de te joindre et je tombe sans arrêt sur ta messagerie, je commençais à m’inquiéter.
S : Heu… oui désolée j’étais heu… occupée, mais tu aurais pu frapper.
MC (le sourire aux lèvres) : Premièrement, j’ai frappé mais tu n’as pas répondu alors puisque tu m’as donné tes clefs, je suis entrée. Et deuxièmement (prenant du bout des doigts le boxer de Michael qui traine dans la pièce)… occupée hein (levant les sourcils) et je peux savoir à quoi ?

Automatiquement, mes joues deviennent rouges écarlates et je ne suis plus capable de prononcer deux mots un tant soit peu cohérents pour former ce qu’on appelle de nos jours, une phrase. Dans la panique de surprendre quelqu’un chez moi j’en avais totalement oublié le désordre qui y régnait et nos vêtements éparpillés, témoins d’une nuit passionnée.

MC : Je peux savoir à qui appartient ceci ?
S (gênée) : C’est… heu … à…
MC (l’interrompant sous le coup de l’excitation) : Oh mon dieu ! C’est au gars du gala de la remise de prix ?
S (baissant la tête et fixant ses mains) : Heu… oui… hum Michael.

Puis soudain, un autre bruit fait irruption jusqu’à mes oreilles, celui-ci provenant cette fois de ma chambre. Je place une main contre la bouche de Mari Cruz, tentant de contenir son agitation, avant de la pousser rudement pour la cacher dans la cuisine.

M (la voix enrouée et incroyablement sexy) : Hummm Sara…
S (la voix fébrile) : Hey.
M : Hey.

Ma gorge se sert et mon cœur palpite sous la vue qui se dessine devant moi (à tel point que j’en oublierais presque Mari Cruz cachée dans ma cuisine), Michael vêtu uniquement du drap qui recouvrait alors mon lit, et qui vient cacher la partie inferieur de son corps. Le torse nu et le visage recouvert de fatigue, il s’avance jusqu’à moi. Tenant fermement le drap à l’aide de l’une de ses mains, l’autre vient attraper délicatement le bas de ma joue pour venir m’embrasser rapidement alors que mes mains passent le long de son torse. Son regard posé sur moi et la sensation de sa main, qui est descendue jusqu’à ma taille, me font frémir et m’empêchent de parler correctement.

M : Je croyais que mes fringues avaient disparues.
S : Non.
M : Je pense que je ferais mieux de m’habiller.
S : Oui.

Silencieusement, nous restons ainsi encore quelques secondes sans nous quitter du regard, puis finalement nous nous séparons, chacun s’évertuant à mettre la main sur ses propres vêtements. Mes joues toujours aussi rouges, redoublent de couleur lorsque Michael, avec un sourire ravageur, me lance les sous-vêtements que je portais la veille au soir.

M (quelques minutes après, gêné) : Je ne trouve pas… hum… mon boxer !

Mon cœur se met à palpiter et rapidement, mais essayant de paraitre le plus naturelle possible, je viens poser la pile de vêtements que j’avais réuni jusqu’alors, sur le canapé pour me diriger vers la cuisine.

S (fébrile) : Heu… Je vais voir dans la cuisine.

J’ouvre la porte rapidement et la referme presque instantanément derrière moi pour trouver une Mari Cruz amusée, assise à table et me tendant d’une main le boxer de Michael. Soudain, j’entends Michael protester et bientôt ouvrir la porte pour me rejoindre dans la pièce, où le flot de musique coule toujours.
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 18:00

deuxième partie :



M (étonné) : On a encore jamais rien fait dans la cuisine, (puis subitement plus du tout fatigué relâchant le drap qui couvrait son corps)… enfin jusqu’à maintenant !

Rapidement, il se rend compte que nous ne sommes pas seuls. Complètement nu face à elle et leur regard se rencontrant, ses mouvements se figent pour venir se cacher derrière moi, et cette fois se sont ses joues que je vois s’empourprer. Mari Cruz quant à elle, à les yeux rivés sur lui, venant de le surprendre de bon matin dans toute sa gloire. Devant son sourire amusé, Michael se cramponne à moi, reculant nos deux corps simultanément pour venir récupérer le drap tombé à ses pieds à quelques mètres de là et cacher son corps le plus vite possible.

MC (le sourire aux lèvres, tendant une de ses mains en direction de Michael) : Je ne sais pas si c’est encore utile de faire les présentations au stade où on en est, mais je suis Mari Cruz, la meilleure amie de Sara, on s’est « vu » à la soirée de remise de prix.

Mes yeux sont tournés furieusement vers Mari Cruz et surtout, vers sa main tendue jusqu’à Michael, ce qui à l’air de l’amuser fortement. Voulant lui retourner la politesse mais toujours incroyablement gêné, Michael fini par avancer sa main droite jusqu’à celle de Mari Cruz, alors que l’autre est fermement cramponnée contre le drap. Avant même qu’un contact ne puisse se faire entre eux deux, mon corps fait demi-tour et je me retrouve face à Michael, le guidant jusqu’au salon en effectuant une pression sur son torse.

S (arrivant dans l’autre pièce) : Peut être qu’il vaudrait mieux que tu ailles t’habiller.
M : Hum… oui.

La porte à peine refermée sur Michael, je l’entends relâcher un grand soupire. Tentant d’effacer le sourire qui indéniablement s’est glissé sur mes lèvres, je me retourne à nouveau pour faire face à Mari Cruz. Comme avant, elle me tend le boxer de Michael. Je le saisi furieusement. Tout aussi rapidement, je retourne au salon afin de le lui rendre. Nos yeux ont quelques difficultés à se rencontrer mais finalement, mes lèvres timides osent briser la gêne qui nous immobilise.

S : Hum. Désolé.
M (levant les sourcils, relâchant un rire incontrôlé) : …
S (riant à son tour) : Je ne veux pas insister, mais je pense vraiment qu’il vaudrait mieux que tu ailles t’habiller.

Sans prendre la peine de me répondre, il se dirige enfin vers ma chambre prenant au passage l’ensemble des vêtements qu’il avait laissé au salon. Je le regarde partir jusqu'à ce que la porte soit close derrière lui, ne pouvant m’empêcher au passage d’admirer les parties de son corps toujours visibles, et rêvant déjà qu’il me prenne dans ses bras. Poussant un grand soupire, je me retourne vers la cuisine où m’attend une Mari Cruz plus qu’impatiente.

MC (riant sous l’air gêné de Sara) : Et bien Sara, on dirait que tu viens de tirer le gros lot !
S (fronçant les sourcils puis ne pouvant s’empêchée de rire à son tour) : Oui, on dirait !

Fin du flash back.

C’est après avoir dévoré la moitié de ce que contenaient mes placard, et donc, ayant trop mangé, que je me dirige jusqu’à notre petite Clinique de campagne quelques minutes plus tard. Le temps est radieux. Un ciel sans nuage et un soleil lumineux qui promet d’être chaleureux, me font sourire inconsciemment. Je sourie d’une manière involontaire, comme je ne l’avais pas fait depuis longtemps et alors que je ne pensais pas que ça m’arriverait encore un jour. Etrangement, pour la première fois depuis mon arrivée, je flotte encore sous la sensation de bien-être que ma procuré ce souvenir avec Michael.

A peine à quelques mètres de la clinique, bercée par le soleil du matin, je fais une pause l’espace d’une seconde. Sentant la chaleur se déverser sur mon visage, je ferme les yeux. Mon cœur se met à battre plus vite. Des souvenirs se bousculent dans ma tête, tous faisant référence à Michael et moi, mais encore une fois, aucun n’est empreint d’amertume.

Soudain, je sens une main se glisser au creux de la mienne. Mes yeux s’ouvrent instantanément et ma tête se dirige vers le sol, cherchant le propriétaire de cette petite main, rugueuse dans son aspect, mais si douce par le réconfort qu’elle m’apporte. Mon regard tombe finalement sur le visage d’Alisha, une petite fille de 7 ans, orpheline et seule survivante d’une terrible épidémie dans sa famille, et pourtant porteuse d’une joie de vivre communicative. La protégée de Dieu comme le signifie son nom. Me laissant entrevoir ses petites dents manquantes, elle me sourit. Je m’abaisse pour me retrouver à son niveau, les traits détendus et les yeux brillants.


A : Sara… Tu souris.

Je ne peux m’empêcher de rire suite à sa remarque, me sentant terriblement gênée que mon état ait pu se voir à ce point alors que je n’ai pas le droit d’être triste face à elle qui a connu tant de souffrances. Rapidement, ses petits bras entourent mon ventre et sa tête vient se blottir contre ma poitrine alors que son rire raisonne toujours dans les airs. Puis, tout à coup, mon corps se raidit et mon sourire se fige. Un tas de pensées se confrontent dans ma tête. J’éprouve quelques difficultés à déglutir. Alisha s’en rendant compte, s’écarte légèrement pour apercevoir mon visage.

A (inquiète) : Ca va Sara ?

Je la regarde et la réalité me prend de plein fouet. J’ai comme l’impression d’avoir été sans oxygène depuis des mois et qu’enfin on me permet de respirer. Si ce sentiment m’a d’abord effrayé sur le moment, mon sourire est à présent revenu en place alors que je passe ma main dans les cheveux d’Alisha, juste avant de venir caresser sa joue.

S : Je vais bien. Je n’ai jamais été aussi bien, ne t’inquiète pas.



voilà. bon petite précision, je ne suis jamais allée en inde, donc c'est vraiment mon imagination sur ce coup. Wink
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 18:35

Oh milii t'es sympa d'avoir reposté celle la, mais moi je veux toujours la suite.... ben ouais..



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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 18:53

oh bah moi qui m'attendait à avoir une exclu lol! lol! lol!
superbe OS lol! lol! donc LA SUITEEEEEEEEEEEE :cat:
c'est super que tu es reposté cheers cheers

bisous
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miliibnb
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 24 Déc - 18:55

nan que dale pas d'exclu !! lol sorry !!!




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JulieScofield
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 31 Déc - 19:21

alors la je suis scotchée!!

j'ai commencé a lire ta fic et impossible d'arreter lol!

ta fic est triste pour le couple Mike et Sara!!!

j'adore ta facon d'ecrire tu nous melange present et passé et j'aime beaucoup!!

elle a perdu son bébé snif et maintenant tu nous les a separé mais sa va pas la tete ils sont malheureux chacun de leur coté et elle est partie en Inde

chacun pense a l'autre !!!!

la premiere fois que Mary a rencontrer Mike elle l'a vu dans toute sa splendeur

bon maintenant tu nous arranges tout sa stp je n'aime pas les voir comme sa!!

hate d'avoir la suite tu cartonnes
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miliibnb
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Mer 31 Déc - 23:50

heyyyy !!!

merci pour ton message ça me fait troooop plaisir !!
faut vraiment que je me mète à mes suites arf !!!




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nestella
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Jeu 1 Jan - 16:01

Ahhhhhhhhhhhh ouai ma MIlii tu as remis ta fic ici

Je l'ai relus car je suis totalement fan de tes fics et mes comm d'avant le prouvaient je crois Very Happy Very Happy Very Happy

Je suis à chaque sous le charme de tes description que se soit au niveau des sentiments et comme là du décor,on a l'impression d'être à l'intérieur de ta fic c'est géniale

C'est un plaisir de te lire et relire à chaque fois et merci de nous en faire profiter ma belle!!!

Vivement les prochaines suites
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cend17
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Sam 3 Jan - 12:14

moi aussi j'ai relu Embarassed


en attendant une suite ?
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miliibnb
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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Sam 3 Jan - 13:39

j'ai commencé à l'écrire hier, j'ai déjà 5 pages et encore 2 (ou 3 Embarassed ) à venir !!! je pense poster ce soir le temps de tout finir et de relire !! Wink
merci pour votre patience et votre relecture les filles !!!! lol!

vous êtes adorables !




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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   Sam 3 Jan - 14:57

miliibnb a écrit:
j'ai commencé à l'écrire hier, j'ai déjà 5 pages et encore 2 (ou 3 Embarassed ) à venir !!! je pense poster ce soir le temps de tout finir et de relire !! Wink
merci pour votre patience et votre relecture les filles !!!! lol!

vous êtes adorables !

déjà 5 pages cheers cheers cheers cheers et bah tu vas encore nous gâter avec une magnifique longue suite
j'ai hâte de la lire, mais je sais aussi que ça veut dire encore attendre pour la suivante et c'est dur le sevrage
à ce soir

merci ma Mili :heart:

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MessageSujet: Re: When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !   

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When Faith is gone, Love is all what matter...Chap14 p14 !
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