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poupinette444
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MessageSujet: Close   Mar 20 Jan - 18:10

Certaines diront "c'est pas trop tôt" et elles auront raison Smile

Je rouvre ma fic commencée sur Undé et qui était partie d'un OS "What if" (qui s'est prolongé Laughing Laughing ) sur le sujet "et si Sara avait fermé la porte"...??
oui, donc ça se passe entre la fin de la saison et la saison 2 Smile

Je l'ai appelé "Close", comme la porte et comme misa

Partie 1 :

A 100 mètres... ils se trouvaient tous à maximum 100 mètres du mur. Derrière cette porte, derrière cette salle, derrière cette fenêtre, après ce câble, il y avait tout : l’espoir, la liberté, la vie sauve de Lincoln mais aussi le danger, la fuite, la peur.
Michael n’avait jamais eu le cœur qui battait aussi vite, les paumes si moites, l’esprit si confus et tourmenté. C’était la première fois que l’angoisse le tenaillait autant depuis le début de son projet fou. Rien avant, ne lui avait fait cet effet : ni la violence des gardiens, ni les provocations perverses de T-bag, ni l’amputation d’Abruzzi, ni les yeux d’aliéné de Patoshik, pas même la crainte que son plan soit découvert… Alors, qu’est-ce qui pouvait autant l’émouvoir devant cette porte, à quelques minutes de son évasion. Etait-ce le risque de se faire descendre par un garde ? Etait-ce la peur d’échouer si prêt du but ? Etait-ce la culpabilité d’emmener avec lui la moitié des psychopathes du pays ? Ou bien était-ce le fait que ce soit Sara qui permette ou interdise tout ça ?

-Sucre : Hé papi, tu l’ouvres cette porte ou on est tous bons pour la chaise électrique ?

Michael respira un grand coup pour se donner le courage d’ouvrir. La bouffée d’oxygène lui fit reprendre espoir, il croyait en Sara, il avait lu ses sentiments dans ses yeux, il y avait vu son trouble et son attachement pour lui… il posa sa main tremblante sur la poignée, pria intérieurement Sara de leur laisser cette chance et tourna d’un coup sec…

-C-Note : quoi, qu’est-ce qui se passe ? La porte est bloquée ???
-Michael : non je ne sais pas, elle est coincée, ça n’est possible…
-Lincoln : Michael, comment cette porte peut-elle être coincée ?

Sucre poussa Michael et essaya à son tour.

-Sucre : elle n’est pas coincée, elle est fermée papi… oh non, madre de dios, on est dans la mierda jusqu’au cou…
-Michael : non, non, ça n’est pas possible, elle n’aurait pas fait ça, elle n’aurait pas fermé. J’étais sûr qu’elle laisserait la porte ouverte, elle ne peut pas vouloir la mort de Lincoln, elle ne peut pas vouloir ma perte, elle ne peut pas…

Avant que Michael ne finisse sa phrase, T-bag se rua sur lui et lui assena un coup de poing en plein visage immédiatement suivi de deux coups encore plus violents dans l’estomac… Michael fut projeté contre le mur, suffoquant…

-T-bag : tu te fous de nous, le bleu ? On n’a pas signé pour une évasion ratée, si tu ne me fais pas sortir immédiatement de ce trou, c’est toi qui sortira demain les deux pieds devant…

Abruzzi intervint et pour la première fois depuis des semaines, sourit à T-bag…

-Abruzzi : on est foutu là, alors pourquoi attendre demain pour le descendre ?

S’ensuivit alors une bagarre générale ou Sucre et Lincoln tentèrent de protéger Michael des poings et des pieds des deux hommes déchaînés.

Westmorland s’était affalé contre une cloison, la main sur sa plaie saignante, le regard perdu, l’esprit probablement occupé par sa fille. Il avait une maigre consolation, celle qu’ils vivaient leurs dernières heures simultanément… c’était son ultime façon d’être avec elle.

Tweener avait reculé, il était nerveux, il n’avait jamais vraiment voulu d’une évasion, alors une évasion ratée cela lui convenait encore moins… ils allaient tous se faire prendre et leur peine serait sûrement doubler. C’en était trop pour ses épaules de gamin paumé, trop pour avoir volé une seule et misérable carte de base-ball, une vie en l’air pour un bout de papier insignifiant ! Quelle ironie… Il regarda le cousin de Sucre qui semblait aussi perdu et affolé que lui… Au moins il n’était pas le seul à avoir la trouille.

Patoshik était probablement le seul à n’être ni déçu, ni furieux, ni inquiet de la tournure des évènements. Tout ce remue-ménage était pour lui un divertissement et s’il était amené à retourner en cellule psychiatrique dans les jours à venir, il ne s’apercevrait sûrement pas que c’était le lieu même, que ce soir, il avait tenté de fuir.

C-Note avait déserté la bagarre. Il ressentait suffisamment de rage pour faire payer à Michael tous les faux espoirs qu’il avait créé mais il savait - en homme intelligent - que l’enjeu du moment n’était pas de savoir qui le premier réussirait à faire la peau à Scofield mais bien de quelle manière retourner le plus discrètement possible dans leur cellule respective.

-C-Note : les mecs, je ne sais pas vous, mais moi je rebrousse chemin, il y a encore une chance de refaire le trajet à l’envers et d’effacer nos traces.

A l’entente de ces mots, T-bag lâcha Michael et pesta :

-T-bag : dès que je peux, je te bute Scofield, après m’être un peu amusé avec toi, si tu vois ce que je veux dire.

T-bag fit un clin d’œil complice à Lincoln, qui se retint de le lui faire payer.

-Abruzzi : allez le bleu, tu nous ramènes tous dans nos cellules et tu nous bordes ou t’es un homme mort…

Anéanti, Michael tenta de se surpasser pour se relever et clarifier ses pensées. C-Note avait raison, la seule échappatoire était de repartir TOUS en arrière, de retourner chacun dans sa cellule.

-Lincoln : vite, on a peu de temps…

Les hommes reprirent le chemin en sens inverse, Michael en tête du cortège et Westmorland soutenu par Lincoln et Sucre. Il leur restait 20 minutes pour revenir sur leur pas, supprimer d’éventuelles preuves compromettantes et réintégrer leur cellule. Le cerveau de Michael bouillonnait mais ne parvenait pas à des solutions claires : comment tout arranger ? Que faire de Bellick, Pope... et Sara ?

Au même moment, en plein cœur de Chicago ( ), l’appartement n°236 du 1616 Vanleer Drive était plongé dans le noir, une silhouette à la fenêtre… Ni bruit, ni lumière… seul le clair de lune faisait briller des traînées de larmes sur le visage d’une jeune femme...

(on se demande bien qui c’est lol! lol! )
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poupinette444
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:14

Partie 2 :

Vifs mais précis, les 8 hommes reprirent la direction du bâtiment principal. Ils savaient que dans 20 minutes prenait fin la pause et que le comptage aurait lieu… Michael, en tête, menait la troupe de criminels tandis que Lincoln et Sucre, soutenant Charles, clôturaient la marche. Les rats de Fox River pouvaient apercevoir 7 silhouettes blanches d’internés psychiatriques précédées d'une huitième silhouette déguisée en flic se faufilant discrètement dans les entrailles de la prison…

Abruzzi, C-Note, Patoshik, T-bag et Tweener savaient que dans 20 minutes prenait fin la pause et que le comptage aurait lieu à ce moment là… leur seule et maigre chance de s’en sortir était d’arriver à temps dans la cellule de Scofield et de se fondre innocemment parmi les prisonniers en pause, qui circulaient librement sur les 2 étages de la prison. Après resterait encore à réfléchir au moyen de faire taire Bellick et de camoufler les preuves du complot, quitte à tout mettre sur le dos de Scofield, qui méritait bien de payer son échec…

De son côté, totalement déstabilisé, Michael se refusait de penser à l’échec cuisant qu’il venait de subir pour mieux réfléchir aux moyens de se sortir de ce bourbier. Il avait beau pressentir une fin désastreuse pour cette soirée, il se battait intérieurement avec l’énergie du désespoir pour tenter de se sauver lui et de sauver ses quelques compères d’infortune qui en valait la peine : son frère bien sûr mais également Sucre, Charles, C-Note et Tweener. Son cerveau surchauffé analysait à vitesse grand V tous les éléments présents à son esprit et petit à petit un puzzle se mettait en place…

Ils mirent 6 longues minutes à longer le labyrinthe de tuyaux dans les plafonds du bâtiment annexe et arrivèrent essoufflés à l’unité psychiatrique. Michael avait laissé à l’aller la grille de l’entrée ouverte, il leur était donc a priori tout à fait facile de sortir dans la cour. Et pourtant, c’est là que commençaient leurs ennuis…

-Sucre : hé mec, on va pouvoir tous se glisser par la bouche d’égout sans être repérés par les gardes ?
-Michael : non, tout à l’heure j’ai déclenché l’alarme de l’unité psychiatrique pour qu’ils fassent sortir tous les malades… les gardes ne pouvaient pas nous voir sortir de la bouche et on a réussi à se fondre dans la masse avant qu’ils ne nous aperçoivent. Là le problème est différent… on peut sortir mais on va nous voir, on sera visible comme un chat noir sur un lit de neige… on a aucun moyen de se planquer…
-T-bag : alors on va faire quoi là ? se mettre torse poil dehors et leur faire une petite danse du ventre ? comme ça en les faisant rire, on arrivera peut-être à gagner 3 minutes de vie supplémentaire avant qu’ils ne nous tirent dessus ???
-Michael : on va d’abord réduire notre effectif…

Michael tourna son regard vers l’homme-cible et tous comprirent la marche à suivre. T-bag et Abruzzi l’empoignèrent promptement, tandis que Michael assenait à Patoshik le même coup de poing que celui qui avait assommé Pope 30 minutes auparavant…

-Michael : voilà une bonne chose de faite, lui il est revenu à la case départ... on n’oublie pas de fermer la grille en sortant.

Michael jeta ensuite un coup d’œil au gardien à qui il avait administré une dose de sédatif peu de temps auparavant… a priori s’il le rasseyait sur sa chaise, il pouvait espérer que le gardien se réveillerait en croyant avoir fait un cauchemar. Mais Michael savait aussi que ce gardien ne croirait avoir rêvé que si son plan à lui, fonctionnait. Il redoubla alors de conviction pour balancer :

-Michael : vous sortez derrière moi disciplinés mais avec des têtes de fous à lier… ok ?
-C-Note : ça devrait pas être trop dur pour toi Bagwell ?
-T-bag : la ferme le blackos...

Michael ouvrit la porte donnant sur la cour et fut saisi par le vent et le froid. Il eut vite à nouveau très chaud en apercevant – déjà – un garde foncer sur lui et ses acolytes.

-Garde : qu’est-ce que vous foutez à faire sortir ces tarés à cette heure-ci ?
-Michael : c’est la nouvelle procédure imposée par les psychiatres pour le groupe des schizophrènes-paranoïdes… vous n’avez pas reçu les consignes ?
-Garde : non mais c’est quoi cette histoire ? Depuis quand on n’est pas prévenu des nouvelles mesures à appliquer ?
-Michael : ah je ne sais pas, je fais comme le boss me l’a demandé ; les schizophrènes-paranoïdes sont désormais affectés à des travaux IP mais à la nuit tombée, pour ne pas se mélanger aux autres détenus. Ça fait partie de leur programme de rééducation et de réinsertion par l’immersion en milieu neutre et disciplinaire. En tout cas c’est ce qui était écrit sur la circulaire procédurale qui m’a été transmise par le bureau des soins psychiatriques.

En voyant la tête déconfite du gardien, Michael sourit intérieurement : son vocabulaire compliqué faisait mouche.

-Michael : Si vous voulez, vous pourrez vérifier cela demain avec le Dr Beck notre psychiatre en chef ou avec le Dr Tancredi la généraliste…
-Garde : …
-Michael : attendez, non, j’ai une meilleure idée, appelez donc Pope immédiatement…

Michael tendit au garde le talkie-walkie qu’il avait pris des mains de Patoshik.

-Garde : non, non, ça va aller…
-Michael : si, allez-y…
-Garde (après avoir appelé le poste de Pope) : ça sonne occupé là…
-Michael : il est sûrement en grande conversation avec Mr Drushal comme à son habitude à cette heure-ci, on va attendre…
-Garde : non, circulez, vous allez juste dans la réserve que les détenus IP repeignent actuellement de toute façon ??
-Michael : oui et les travaux n’excèderont pas 30 minutes, il ne faut pas les brusquer ceux-là ou ils pètent un plomb. Ils ont vraiment la chtouille mentale…

Michael émit un rire tout en administrant une petite claque derrière la tête de T-bag…
-Garde (avec un clin d’œil) : ouais m’en parlez pas… en tout cas quand vous ressortirez, vous recroiserez mon collègue, il prend ma relève dans 15 minutes… bonne soirée…
-Michael : bonne soirée…

Une fois le garde éloigné, Michael souffla de soulagement, regarda sa montre et prévint :

-Il nous reste 10 minutes, maintenant on fonce à la réserve, on descend dans notre trou et on remonte le gros tuyau de canalisation. Là on récupère Bellick, on le prend avec nous et on refait le chemin vers ma cellule. On ne touche pas un cheveu de Bellick, c’est clair, si vous le butez, on aura plus aucune excuse pour échapper à une double voire triple pénitence… on fera en sorte de le lâcher présentable parmi les autres prisonniers et gardiens pendant le comptage… moi je m’occupe du reste.

30 minutes plus tard (j'ai bien dit 30 Wink)

Toujours immobile à sa fenêtre, Sara sursauta à la sonnerie stridente qu’émit son biper. L’angoisse s’empara d’elle et elle se précipita vers la lumière rouge clignotante, seul point de repère dans l’obscurité absolue de son appartement. Elle prit l’objet, saisit son sac et sa veste et partit en courant, persuadée que ce qu’elle redoutait le plus venait d’arriver : les gardes avaient trouvé Michael et Lincoln fuyant et leur avaient tiré dessus.

Une fois dans sa voiture, elle attrapa son portable et composa le numéro de la prison.

-Sara : allô, Rick ?? (aparté : Rick c'est le ptit noir grassouillet qui les interrompts après leur baiser et qui aide sara à ouvrir la porte dans la saison 1, il s'appelle vraiment Rick, j'ai revisionné Cool Cool ). Oui Rick, c’est Sara, je ne reçois quasiment jamais d’appels sur mon biper, qu’est-ce qui s’est passé ce soir ?
-Rick : je ne sais pas, mais un prisonnier a été gravement poignardé il y a 5 minutes…
-Sara : qui ça ?
-Rick : Michael Scofield…

( affraid ) lol!
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poupinette444
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:15

Partie 3

Au volant de sa voiture, Sara était fébrile et tremblante… elle redoutait ce à quoi elle allait être confrontée… Michael blessé… et par sa faute ! A cause de cette porte qu’elle avait volontairement laissée fermée. Mais qu’aurait-elle pu faire d’autre ? Elle savait qu’elle en était en partie responsable et elle se maudissait intérieurement d’avoir pensé une seule seconde que c’était la meilleure décision à prendre…


Flash-back :
Le vent furieux de Chicago fouettait le visage de Sara, elle se pelotonnait tant bien que mal dans son manteau… La vue du Lac Michigan l’apaisait toujours, elle venait souvent réfléchir au bord de cette eau bleue, quand ça n’allait pas, quand elle voulait faire le point ou seulement rêver un peu… en contemplant cette immensité, elle avait l’impression d’être un peu plus proche du ciel, un peu plus proche de sa mère… elle y retrouvait la sérénité nécessaire pour prendre des décisions comme celle qu’elle allait devoir prendre ce soir…

Elle marchait lentement et ressassait ce qui venait de se passer ces 2 derniers jours. Le baiser qu’elle avait échangé avec Michael, la trahison de celui-ci avec le vol des clés puis son aveu et sa spectaculaire révélation… Il lui avait tout dit, d’une seule traite… elle se doutait bien que Michael cachait quelque chose mais elle ne s’attendait pas à ça… une évasion… le mystère Scofield était enfin percé ! Toutes ces questions qui l’entouraient trouvaient enfin une réponse. Il voulait sauver son frère… c’était donc ça… Un léger sourire se dessina sur son visage : aurait-elle pu trouver meilleure explication aux agissements et mensonges de Michael ? Tout tenait debout maintenant : Michæl était, avant sa vie à Fox River, un homme brillant et intègre comme lui avait révélé le Dr Brighton, il n’avait braqué cette banque que pour se faire incarcérer, venir sortir son frère du couloir de la mort… ça faisait presque de lui un héros. Et elle se demandait à quoi pouvait ressembler le vrai Michael, en costume-cravate, sérieux et travailleur, classe et rangé.

Sara se rendit compte que son esprit divaguait et se força à revenir à son problème principal : qu’allait-elle faire ? Allait-elle lui laisser la porte ouverte ? Allait-elle le faire au nom de ce qu’elle ressentait pour lui ? Au nom de l’innocence de Lincoln ?
Elle avait beau admettre qu’elle avait des sentiments pour cet homme, elle n’en était pas au point de tout foutre en l’air pour commettre ce délit. Non pas qu’elle le croyait mauvais ou qu’elle pensait Lincoln coupable, non il s’agissait uniquement d’elle. De cette promesse qu’elle s’était faite : rien ni personne ne devait mettre en danger cette nouvelle vie saine et honnête qu’elle s’était construire petit à petit. Un faux pas et tout pouvait vaciller et s’effondrer, elle le savait et prenait bien garde à se tenir éloigner du bord du précipice.
Certes, il y avait peut-être eu une période dans sa vie où elle mentait, volait, trichait, mais elle s’était juré de se reprendre en main et de tout régler à l’avenir en femme forte, battante et honnête… ce n’était pas pour les beaux yeux d’un prisonnier, aussi intéressant et attirant soit-il, qu’elle remettrait en cause toutes ses valeurs…

Non, elle en était maintenant sûre, elle ne pouvait ni ne voulait régler cette histoire dans l’illégalité. Mais elle ne voulait pas non plus laisser tomber Michael, encore moins depuis qu’elle connaissait la vraie nature de ses agissements. Elle allait donc laisser la porte fermée et dès demain matin, elle mettrait tout en œuvre, elle remuerait ciel et terre jusqu’à mettre le bureau de son père sans dessus dessous, pour faire revoir le cas Burrows…

Fin du flash back


Et pourtant… Sara était maintenant dans sa voiture direction Fox River et les larmes qu’elle essayait de retenir, venaient perler au coin de ses yeux et allaient mourir sur son menton… Elle réalisait à présent que même les décisions qu’elle prenait en femme forte et honnête n’étaient peut-être pas les meilleures … La vie jouait toujours au chamboule-tout : où était le bien ? où était le mal ?


En arrivant à la prison, Sara passa au vestiaire récupérer sa blouse. Elle avait les mains qui tremblaient, elle redoutait ce à quoi elle allait être confrontée… Quelque chose l’intriguait particulièrement : il avait été poignardé, mais pourquoi ? Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ?

Elle arriva à la porte de l’infirmerie, jeta un œil à l’intérieur puis ouvrit, non sans avoir prié Dieu de lui envoyer tout le courage nécessaire à cette confrontation.
- Sara : Katie, tu es déjà là…. ?
- Katie : j’habite plus près de Fox River que toi ma belle…
- Sara : Tu t’es occupé de Michael ? Comment va-t-il ?
- Katie : On lui a planté deux fois une lame dans le ventre. Aucun organe vital n’est touché, ce qui explique qu’il soit encore ici, il n’a pas besoin d’une intervention particulière, juste de plusieurs points de suture, la lame n’était pas bien longue et donc la blessure peu profonde... En revanche, il a perdu beaucoup de sang. Par précaution, on va tout de même l’envoyer à l’Hôpital Central de Chicago au cas où une transfusion s’impose, il est très blanc.
- Sara : tu me laisses le voir ?
- Katie (en murmurant, avec un clin d’œil) : au fait, sa blessure est suffisamment bien localisée pour pouvoir lui demander d’enlever son haut... et son bas…
- Sara : Katie, c’est franchement pas le moment…

Katie sortit et Sara s’approcha de Michael allongé. Il tournait la tête vers la fenêtre, cette fenêtre qu’il aurait dû traverser pour rendre à son frère sa liberté. Son regard ne se détachait pas de la fenêtre, il contemplait la nuit, le ciel qu’il ne verrait plus qu’à travers des barreaux et que son frère ne verrait plus très longtemps. Malgré le bruit des pas se rapprochant de lui et le froissement de la blouse qu’il aurait reconnu entre mille, Michael resta inerte, le regard figé du côté opposé de la pièce. Il ne voulait surtout pas tourner la tête vers la femme qui se tenait près de lui.

- Sara : Michael…Michael c’est Sara.
- Michael : …
- Sara : Michael…
- Michael : …
- Sara : Michael, réponds-moi, il faut que je t’ausculte avant de t’envoyer à l’hôpital.
- Michael :…
- Sara : tu n’as pas le droit de faire ça, tu n’as pas le droit de ne pas me répondre. C’est injuste... Tu crois que j’ai voulu ça, que tu sois blessé ?
- Michael :...
- Sara : ok, je vois… bon et bien je vais… je vais regarder ta blessure, je suis obligée de rédiger un rapport avant de te faire transférer. C’est… c’est la procédure. Je vais donc devoir te… te toucher pour t’examiner.

La voix de Sara trahissait sa gêne et son émotion. Elle s’en voulut d’avoir prononcer ce mot « toucher », ça n’était pas un vocabulaire de docteur à patient. En tant que médecin, elle réussissait à contrôler ses mains, à faire en sorte qu’elles ne tremblent pas, mais sa voix, c’était une autre histoire.

Après une courte hésitation, Sara se pencha sur Michael.

A ce moment là, Michael pu sentir le parfum de Sara flotter autour de lui et Sara, elle, fut saisi par la chaleur qui émanait du corps de Michael. Chacun à leur manière, ils furent troublés de cette proximité avec l'autre, cette proximité imposée par les circonstances, mais qu'ils ressentaient comme bienvenue.
Sara souleva doucement son pull et aperçut le bandage. Personne n'était là pour le voir mais elle se mit à rougir en constatant que Katie n’avait pas tort : il fallait descendre légèrement le pantalon de Michael pour défaire le bandage.

Il se refusait toujours à la regarder et elle ne disait plus un mot.

Après 5 secondes d'hésitation et 10 secondes de gêne, ses doigts attrapèrent la ceinture du pantalon que Michael portait et elle fit descendre doucement le haut du pantalon... un silence de plomb et une ambiance électrique régnait dans l'infirmerie. Sara ne savait plus où se mettre, la situation était plus que délicate... Elle mit toute la douceur possible pour défaire le bandage qui empêchait la plaie de trop saigner... ça avait beau n'être pas profond, ça n'était pas très joli non plus...

Sara rompit le silence la première.

- Sara : et qui t’as fait ça Michael ? Les gardes ne poignardent jamais… ça n’est pas Lincoln tout de même ? Il ne te ferait pas ça...

Sara fit le tour de la table d'auscultation et se planta devant Michael :

- Sara : dis-moi ce qu’il s’est passé ?
- Sara : Michael, je comprends que tu m'en veuilles mais nous n'avons plus 10 ans, nous sommes suffisamment adultes pour régler nos différents par le dialogue, tu ne crois pas ? Et puis nous allons avoir l'air malin si tu viens tous les jours pour tes piqûres d'insuline et qu'on ne s'adresse pas la parole...
- Michael : je ne viendrai plus pour mes piqûres d'insuline...
- Sara : pardon ?

Sara fixa Michael d’un regard interrogateur.

- Michael : j'ai demandé à être transféré dans une autre prison...
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cend17
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:28

et ???????
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poupinette444
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:32

Partie 4 a/:

- Michael : j'ai demandé à être transféré dans une autre prison...

Flash-back
Les détenus réduits au nombre de 7 progressaient dans l’immense tuyau que Michael parcourait pour la Xième fois. La rage et l’amertume le tenaillaient, il se rendait compte de l’inutilité de tous les efforts qu’il avait faits jusque là. Tous ces mois de travail acharné à plancher sur un plan qui tenait la route, ces heures qu’il passait jusqu’au bout de la nuit à chercher, mémoriser, planifier, organiser le moindre détail, son corps qu’il avait même transformé avec tous ces tatouages… et pourquoi faire ? Pour finir par voir son frère se faire électrocuter minablement sur une chaise austère sans pouvoir intervenir…
Et dire que pour sauver Lincoln et récompenser ces mois de travail intense, il aurait suffit d’un tour de clé… quelle ironie ! Et le pire c’était que la jeune femme qui avait eu la mission de déverrouiller la serrure, cette jeune femme qui avait fermé la porte (dans tous les sens du terme héhé lol! ), c’était la seule femme qui faisait la différence, la seule femme qu’il regardait vraiment depuis sa mère, la seule femme qu’il voyait autrement que toutes celles qui défilaient dans sa vie et dans son lit depuis toujours.
Ne plus y penser, la priorité était désormais de se focaliser sur leur retour à tous dans leur cellule.
Ils approchaient maintenant de l’endroit où gisait Bellick. Michael pouvait discerner au loin la forme épaisse et encore gigotante de Bellick.

- Michael : comme je vous l’ai dit, on le prend avec nous et on fait en sorte qu’il se fonde dans la masse des prisonniers en pause. On ne lui fait aucun mal sinon on finit tous sur la sellette.

Arrivé à hauteur de Bellick, Michael aidé de Tweener le souleva puis lui murmura à l’oreille.

- Michael : tu vas être content Bellick, on est bloqué et obligé de faire marche arrière ! Malheureusement pour toi, tu es entre nos mains. Tu les as vu mes camarades ? Tu crois que T-Bag et Abruzzi hésiteraient longtemps avant de te prendre comme otage ou comme martyre ? Alors on va passer un marché toi et moi, tu fais ce que je te dis jusqu’à ce que la pause se termine puis on te laisse reprendre ton service normalement, sans une égratignure… j’ai un petit couteau artisanal sur moi si ça peut aider à te convaincre.

Bellick ne savait pas très bien s’il devait se sentir soulagé ou menacé, toujours est-il qu’il se fit la promesse dans son for intérieur, que Scofield paierait cher pour son affront et son insolente tentative d’évasion.

Défiant le regard noir de Bellick, Michael lança :

-Michael : il doit nous rester à peine 5 minutes, on fonce vers ma cellule… pas un mot et pas de bagarre, compris ?
-Sucre : yé papi, faisons vite parce que Westmoreland faiblit là et nous aussi !

Les dernières minutes de marche se firent sans encombre et sans esclandre… Seuls Bellick qui traînait la patte et Westmoreland, qui ralentissait Sucre et Lincoln, pouvaient compromettre le timing…

En arrivant près du trou de sa cellule, Michael défit les liens de Bellick et lui souffla quelques consignes à l’oreille, puis il jeta un œil à l’intérieur pour savoir si c’était le bon moment pour sortir…

- Michael : les prisonniers commencent à rentrer chacun dans leurs cellules, on est à quelques secondes du comptage et de la fermeture des grilles. Sucre, vu que c’est notre cellule, laisse Westmoreland à Tweener et passe devant, étend le drap qu’on puisse sortir tous le plus discrètement possible…

Sucre s’exécuta rapidement, non sans avoir vérifié que personne ne regardait dans la direction de leur cellule. Il tendit une corde et plaça le drap de façon à cacher les toilettes.

- Sucre : vite, sortez !!

Sucre lâcha le drap, il avait l’intention d’aller faire diversion devant la grille pour cacher le remue-ménage derrière le drap, il se retourna et buta contre quelque-chose… ou plutôt quelqu’un !

- Geary : qu’est-ce qui se trame ici ? C’est l’heure de faire la lessive peut-être ?

Geary toucha le drap.

- Geary : avec des draps secs en plus ? Laisse moi passer que je vois ce qui se complote derrière !

Devant Sucre paniqué, Geary souleva le drap… Un groupe compact de prisonniers lui faisait face, tous le regardaient comme des lapins pris dans les phares d’une voiture.

- Geary : c’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce que vous foutez là ?

Michael plaça sa lame dans le dos de Bellick et le poussa à l’avant du groupe :

- Bellick (nerveux) : t’inquiète, Geary. C’est moi, on fait des petits échanges si tu vois ce que je veux dire.

- Geary : ah ouais et on en fait pas profiter les copains ?

- Bellick : si si bien sûr, j’allais t’en parler, je voulais juste savoir avant s’ils étaient coopératifs…

- Geary : et ça consiste en quoi ces échanges ?

Bellick sentit la lame de Michael s’enfoncer.

- Bellick : ben je leur rends des petits services et en échange je récupère des objets, de l’argent… enfin, tu vois… le coup habituel quoi…

- Geary : et on fait ça à 10 maintenant ?

- Bellick : heu….hum

Il n’eut pas le temps de préparer sa phrase que Geary pesta en désignant Lincoln.

- Geary : mais qu’est-ce qu’il fout ici celui-là ? Il n’est pas en confinement haute sécurité ? Mais t’es malade Bellick, si on te prend à le promener dans les couloirs quelques jours avant son exécution, t’es foutu !

Michael intervint.

- Michael : Pope m’a accordé le droit de voir Lincoln avant son exécution. Il a demandé à Bellick de l’amener pendant la pause, pour discuter ensemble une dernière fois. Il m’a amené Lincoln et de là est partie la conversation puis les autres gars ont rappliqués. Rien de plus…
- Geary : balader un condamné, c’est pas la procédure !
- Bellick : Pope se permet des écarts sur la procédure avec Scofield, vu qu’il l’aide à finaliser son cadeau de mariage…
- Geary : ridicule… Bon, je continue le comptage, Bellick on fait 50/50 sur le coup, sinon j’ouvre ma bouche.

Michael souffla à l’oreille de Bellick:
- Michael : maintenant, tu fais ce que je viens juste de te demander.

- Bellick : Geary, attends, il faut que je fasse rapatrier Lincoln en haute sécurité et Scofield chez Pope, sur ses ordres. On rallonge la pause de 10 minutes, jusqu’à ce que je le ramène.

- Geary : ok, je fais voir qui peut ramener Burrows en isolement. Tu t’occupes de Scofield ?

Geary appela deux gardiens qui se chargèrent de Lincoln pendant que Bellick menait Scofield chez Pope.
Michael rangea sa lame dans sa poche et se mit à la disposition de Bellick, qui paraissait pressé de le livrer à Pope.

- Bellick : j’espère que tu vas morfler Scofield, Pope ne va jamais laisser passer ça. Vous allez payer tous autant que vous êtes et je vais avoir le plaisir de te mener la vie dure les 10 prochaines années que tu passeras ici ! Tentative d’évasion et menaces aggravées sur un gardien, ça ne pardonne pas, tu peux me croire !! Crois-moi, tes premiers jours en prison vont te paraître le paradis en comparaison de ce qui va t’attendre !!

Michael n’écoutait pas les intimidations de Bellick, trop absorbé qu’il était à répéter le discours qu’il allait tenir à Pope dans sa tête.
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:32

Partie 4 b/:

Arrivés devant le hall du bureau de Pope, Bellick frappa à la porte. La secrétaire de Pope jouait de ses ongles sur le bureau, apparemment impatiente que la conversation téléphonique de Pope avec Mr Drushal s’achève.

- Secrétaire : oui ? Pope ne reçoit plus de visite à cette heure ci.
- Michael : excusez-moi mais j’ai oublié de fixer une pièce maîtresse du Taj Mahal, je ne l’ai réalisé qu’en arrivant à ma cellule. Je ne voudrais pas que la surprise d’Henry soit gâchée.
- Secrétaire : si vous pouvez permettre d’interrompre la conversation avec Mr Drushal qui ne se termine pas, ça m’arrange… ah tiens, Brad, ça va nous permettre de finaliser votre planning de la semaine prochaine. Par contre, faites vite Michael s’il vous plaît, j’aimerais rentrer tôt chez moi.
- Michael (souriant et décontracté) : bien sûr !

En entrant dans le bureau de Pope, toute sa décontraction feinte disparut d’un seul coup, laissant apparaître sur son visage l’inquiétude qui le rongeait. Il se dépêcha pour ouvrir le placard, défaire les liens puis le bâillon de Pope, qui était conscient. Une fois libéré, Pope se dressa furieux et se jeta sur son téléphone. Michael l’interrompit en saisissant le combiné et en raccrochant.

- Michael : Henry, je sais à quel point vous devez m’en vouloir, à quel point vous devez vous sentir trahi et humilié. Je n’ai pas fait ça contre vous. Je n’ai pas voulu vous faire de mal ni vous duper… je DEVAIS le faire, pour mon frère, pour lui sauver la vie, vous comprenez ? J’ai tenté le tout pour le tout, j’ai été jusqu’au bout du possible pour lui permettre d’être épargné. Il m’a élevé, il a compensé l’absence de mes parents, il m’a aimé et m’a fait devenir l’homme que je suis, alors je n’aurais pas pu… non, je n’aurais pas pu le laisser mourir sans rien faire, je n’aurais pas pu…

La voix de Michael se brisa. Pope avait le visage fermé d’un homme en colère et qui n’est pas prêt à pardonner… Mais l’émotion de Michael, qu’il sentait sincère, venait de le toucher en plein cœur… cet homme qu’il affectionnait avant ce soir et qui l’avait trahi, semblait l’avoir fait par amour fraternel, de façon désintéressée et avec l’espoir de la dernière chance. Mais pouvait-il passer l’éponge pour autant ?

- Michael : comme vous le voyez, mon plan a échoué, je me tiens là devant vous, prêt à retourner dans ma cellule… Personne ne sait rien de ce qu’il s’est passé mis à part Bellick. Alors je vous propose un marché. Vous ne dites rien de ce qui s’est passé ici. Je sais que vous êtes un homme honnête et juste et que cette décision va à l’encontre de vos valeurs. Mais réfléchissez, si vous appelez la police maintenant, cette tentative d’évasion va faire grand bruit : on ne verra que ça placardé sur tous les murs de la ville, imprimé sur tous les journaux. Quelle réputation pensez-vous que cela vous fera, à vous, à la prison ? Comment pourrez-vous expliqué que je me tenais dans votre bureau sans motif valable, que vous contourniez la loi pour que je construise votre Taj Mahal. Comment expliquerez-vous que j’ai réussi avec Lincoln à me faufiler jusqu’à l’infirmerie ? C’est votre honneur et la popularité de cette prison qui seront mis en cause. On vous accusera de votre manque de surveillance, peut-être même serez-vous démis de vos fonctions et le gouvernement supprimera les subventions de la prison. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine sachant que personne ne s’est vraiment évadé ?
Si vous ne dites rien Henry, vous avez tout à y gagner pour vous et la prison. Moi, j’attends ici quelques jours le temps de l’exécution de Lincoln et après vous n’aurez qu’à me transférer dans une autre prison, celle que vous voudrez, de sorte que je ne rôderai plus dans les murs de Fox River où j’ai tous mes repères. Si vous pensez que je ne suis pas suffisamment puni puisqu’on ne me doublera pas ma peine, sachez seulement que je vais passer 5 ans dans une prison à pleurer mon frère et à payer pour le braquage d’une banque que j’ai simulé.

Michael se tut. Pope le toisait sans desserrer les dents.

- Michael : et pour Bellick, qui est le seul à savoir, je vous suggère une belle promotion qui le fera taire. C’est tout ce que j’ai à vous dire. Vous êtes libre de choisir évidemment. Je retourne à ma cellule, je vous laisse réfléchir, vous êtes maître de votre choix…
Michael sortit du bureau de Pope, vidé. Bellick y entra.

- Bellick : Henry, qu’est-ce qu’on fait, on attend la police ?
- Pope : pour l’instant, ramenez-le à sa cellule et repassez me voir…
- Bellick : mais enfin, il vient de tenter de fuir…
- Pope : je suis encore le directeur de cette prison, faites ce que je vous dis !

Bellick ramena Michael dans les bâtiments carcéraux. La pause qui avait duré plus longtemps que prévue allait pouvoir prendre fin. Il lâcha Michael parmi les prisonniers, bien décidé à en découdre rapidement avec Pope.

Michael était soulagé. Il ne savait pas quelle décision prendrait Pope, mais il pensait avoir avancé des arguments recevables. Absorbé dans ses pensées, il ne sentit pas la main leste de T-bag lui prendre la lame dans sa poche. Il eut à peine le temps de se retourner qu’il sentit deux violents coups lui déchirer le ventre.

-T-bag : tu ne pensais pas t'en sortir comme ça, si ?

Puis le trou noir…

Fin du flash-back


« J'ai demandé à être transféré dans une autre prison... ». Les mots que Michael venaient de prononcer raisonnaient dans toute la pièce.

Sara prit cette nouvelle comme un coup de poignard en plein estomac. A la déception et à l'immense tristesse qu'elle éprouva en entendant ces paroles, elle comprit à ce moment là à quel point elle était attachée à lui. A quel point elle aimait le voir, le sentir tout près, attendre ses visites à l’infirmerie, le savoir dans les couloirs de la prison, non loin d’elle. Ces sentiments qu’elle avait voulu repousser de toutes ses forces, ils lui revenaient maintenant en pleine figure… violemment. Elle s’était cru forte, elle pensait avoir maîtrisé la situation en s’y opposant et elle se retrouvait fragile et désorientée, paniquée à l’idée de le voir partir loin d’elle… S'était-elle seulement imaginée qu'elle risquait de le perdre ? La porte fermée, n'était-ce pas aussi un moyen inconscient de le retenir, de le garder ici, à ses côtés ?

Elle allait se retrouver seule maintenant, dans sa vie désormais bien rangée mais morne et terne… Une vie fade qu’un prisonnier était venu éclairer de ses yeux limpides et de son sourire… Et pour ce rayon de soleil qu’il lui apportait, pour cet espoir en la vie et en l’amour qu’il lui redonnait, elle se disait que peut-être elle aurait mieux fait de laisser cette foutue porte ouverte, quitte à en payer le prix.

Pourtant, malgré ses remords et malgré la peine et la déception, elle ne cilla pas...

Devant le silence de Sara, Michael reprit.

- Michael : et de toute façon, je ne suis pas diabétique...

Deuxième coup de poignard... Là, c'était la douche froide.

- Sara : bien… j’avais compris que l’infirmerie faisait partie de ton plan mais j’étais loin d’imaginer que chacune des choses qui t’y amenaient étaient calculées.

- Michael : il faut se donner les moyens de ses ambitions.

- Sara : au moins, ça a le mérite d’être franc ! Dois-je comprendre que tout à l’heure quand tu me disais que tu avais envie d’être avec moi lorsque tu venais à l’infirmerie, c’était juste une autre de tes stratégies destinée à m’amadouer pour mieux me convaincre ?

- Michael : je n’ai pas envie de répondre à cette question.

- Sara : je me demande bien pourquoi je culpabilise d'avoir laissé cette porte fermée. Je pense que c'est la meilleure décision que j'ai prise en 29 années de vie.

- Michael : si tu es à l'aise avec cette décision, c'est très bien. Sache seulement qu'elle va coûter la vie à un homme.

Sara ne réussit pas à riposter, elle sentit une boule de colère lui traversée la poitrine, elle allait craquer devant lui, devant ses accusations injustes, elle préféra se détourner et partir mais Michael la retint par le poignet.

Elle s’en voulut de frissonner au contact de l’homme qui la blessait autant…

- Sara : lâche-moi Michael, on va finir là-dessus. Si c’est ce que tu penses, si c’est ce que tu crois de moi, alors c’est bien que tu t’en ailles…

D’un geste sec elle dégagea son poignet des doigts de Michael.

- Sara : Adieu Michael…

Michael eut à peine le temps de prononcer son prénom…

- Michael : Sara…

… que la porte de l’infirmerie claqua derrière elle.
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:33

cend17 a écrit:
et ???????

patience patience Razz Razz Razz
(j'dois couper des suites trop longues Wink)
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:34

Partie 5

Sara voyait rouge. Elle traversa le couloir comme une furie, le regard noir et les poings serrés, arracha sa blouse pour la laisser au vestiaire et prit son sac à toute volée… En passant elle fit voler les feuillets du dossier que tenait Katie.

- Katie : ouh la, doucement jeune fille, où cours-tu comme ça ?
- Sara : je rentre, j’étouffe ici…
- Katie (fronçant les sourcils) : quelle mouche t’a piqué ? Il s’est passé quelque-chose à l’infirmerie ?
- Katie (continuant, le regard moqueur) : tu n’es pas contente de ce que tu as trouvé dans le pantalon de Scofield… ?

Katie termina sa phrase en éclatant de rire… Mais le regard de Sara la dissuada de continuer ses taquineries.

- Katie : tu n’as pas une tête à rentrer seule chez toi, ma belle, que dis-tu d’aller manger un morceau chez Giordanio’s ?

Sara n’avait pas envie de parler, mais elle ne se voyait pas non plus rentrer seule, s’affaler sur son canapé et passer la nuit à ruminer la conversation qu’elle venait d’avoir avec Michael. Elle n’était pas non plus contre avaler un morceau, elle qui avait le ventre vide depuis ce matin. Elle acquiesça tout en se demandant ce qu’elle allait bien pouvoir raconter à Katie sans trahir les évènements de cette soirée.

- Katie : tu as signé la fiche de sortie de Scofield ?
- Sara : oui, je vais appeler les gardiens et prévenir l’ambulance du Central qu’ils peuvent passer le prendre.
- Katie : on va encore se faire invectiver pour ce deuxième convoi…

Le téléphone collé à l’oreille, Sara se retourna, étonnée par ce que venait de dire Katie.

- Sara (se retourna) : le deuxième convoi ? Comment ça, quelqu’un y a été transféré avant ?

Sara craignait pour Lincoln, dont elle n’avait pas eu de nouvelles et qui devait sûrement être avec Michael au moment de son agression.

- Katie : tu ne sais pas, Rick ne t’a pas dit ? Westmoreland était également blessé. Mais on ne l’a pas gardé ici, l’ambulance est arrivée directement, il était dans un état bien plus grave que Scofield. On pense aussi qu’il a été poignardé, mais plus tôt que Scofield.
- Sara : Charles Westmoreland ?
- Katie : oui, je ne sais vraiment pas ce qu’il s’est passé ici ce soir, mais l’ambiance est électrique ! Je sors fumer, je t’attends devant ta voiture.

Sara réquisitionna une ambulance et raccrocha le téléphone, perturbée. L’accident de Westmoreland avait-il un rapport avec celui de Michael ? Si oui, comment expliquer qu’ils aient été tous les deux blessés ? Et Lincoln, où était-il à l’heure présente et pourquoi n’avait-il rien eu ? Sara se demanda s’il était possible que Charles ait découvert les plans de Michael, l’ait fait chanter et ait mené à cette situation ? Mais en repensant au visage du vieil homme, son sourire et son regard empreint d’humanité, la façon dont il lui parlait de sa fille lorsqu’il venait à l’infirmerie, elle effaça aussitôt cette éventualité de son esprit… d’autant que s’ils avaient été tous deux poignardés, c’est forcément qu’un troisième prisonnier entrait dans l’histoire.

Elle était à deux doigts de retourner demander des explications à Michael, elle fit quelques pas vers l’infirmerie mais la perspective de se retrouver confronter à lui une nouvelle fois, la retint. Elle regardait à travers la vitre Michael allongé et pensif, quand celui-ci se retourna. Leurs regards se croisèrent, tour à tour durs et défiants, mais brillants. Des regards d’amoureux blessés.

Elle baissa la tête la première, enfila son manteau et fila par la porte du parking dans la nuit noire et froide avant d’arriver à sa voiture où Katie l’attendait, transie.

- Katie : ce sera de ta faute si je prends un apéritif pour me réchauffer en arrivant !

Sara se dit qu’elle en profiterait pour prendre elle aussi un apéritif… sans demander l’autorisation à son parrain… il y avait des jours qui méritaient des récompenses, même interdites !

-------------------------------------------------------------------------------------------------

La porte venait de claquer bruyamment et allongé, impuissant, sur la table de l’infirmerie, Michael s’en voulait d’avoir prononcé ces derniers mots. Il savait qu’il venait de blesser profondément Sara. D’ailleurs il savait qu’il allait la blesser avant même de prononcer ces mots. Et pourtant, cela ne l’avait pas arrêté… peut-être parce qu’il voulait qu’elle ait mal, qu’elle souffre tout comme lui, et parce qu’elle était la seule personne sur qui il pouvait rejeter l’échec de la situation… si elle avait ouvert, ils seraient loin à l’heure qu’il est…

Il avait conscience de l’injustice qu’étaient pour elle ses reproches, mais il n’était pas en mesure ce soir de discerner les choses clairement ni d’être objectif. Pour retrouver son calme, il contempla, pensif, le ciel d’une belle couleur marine et profonde. Puis il tourna la tête vers l’intérieur de la pièce et la vit à travers la vitre... Elle avait retiré sa blouse et s’apprêtait à partir. Il la trouva incroyablement belle. Elle avait l’air furieuse et triste et ça la rendait encore plus attirante. Il ne savait pas vraiment s’il voulait qu’elle revienne le voir ou non, les sentiments se bousculaient dans son cœur, dans sa tête. Par son geste elle avait condamné Lincoln, trouverait-il l’envie et la force de lui pardonner ?

Il allait ouvrir la bouche pour l’appeler mais c’est le moment qu’elle choisit pour baisser la tête, enfiler son manteau et sortir...
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:35

Partie 6

La pizzeria Giordanio’s, une des plus célèbres de Chicago et qui servait les fameuses « deep-dish » pizzas, était bondée. Les rires et les cris fusaient, les enfants chahutaient, les serveurs couraient dans tous les sens. Sara regardait les bandes d’amis, les couples et les familles qui discutaient et riaient. Mélancolique, elle se demandait si elle aurait elle aussi le droit un jour de vivre des moments comme ceux-là… Pourquoi fallait-il toujours qu’elle aille se jeter à cœur et corps perdus dans des histoires compliquées et stériles ?

- Katie : à quoi penses-tu ?
- Sara : ils ont l’air tous si heureux…
- Katie : je t’ai déjà dit de te consacrer un peu plus à ta vie privée qu’à ton travail… tu restes trop entre les murs de cette prison… tu mérites d’être heureuse toi aussi mais il faut que tu en aies envie et que tu t’en donnes les moyens ! Habille-toi, maquille-toi, sors avec des amis, amuse-toi un peu !

Un serveur arriva en trombe, tout sourire et le regard pétillant.

- Serveur : Bonjour mesdemoiselles… qu’est-ce que je vous sers ?
- Katie : je vais vous prendre un verre d’un bon p’tit Cabernet pour commencer…
- Sara : amenez la bouteille !
- Katie (avec un regard réprobateur) : Sara…
- Sara (en plantant son regard dans celui du serveur) : amenez la bouteille !
- Serveur : elle veut noyer son chagrin dans l’alcool la belle demoiselle ? Peine de cœur c’est ça ?! Il doit être bien idiot celui qui vous fait souffrir….
- Sara (cassante) : la bouteille j’ai dit, merci !
- Katie (une fois le serveur parti) : t’as quel âge Sara ? 29 ans et tu grinces comme une vieille porte non huilée ! Il est mignon ce serveur et tu l’as fait fuir en grognant… vous pourriez faire un très beau couple par exemple…
- Sara : mais bien sûr Katie, ce serait parfait comme histoire : je travaillerais toute la journée et quand je rentrerais le soir, il partirait faire son service toute la nuit !
- Katie : qu’est ce que je disais, tu grinces !
- Sara (souriant) : tu sais où acheter de l’huile à graisser par hasard ?
- Katie : ah bah enfin, je t’arrache un sourire !

Le serveur revint avec la bouteille et leur servit deux verres.

- Serveur : il est frais et il a du corps, vous m’en direz des nouvelles. Bonne soirée mesdemoiselles !

Il fit un clin d’œil à Sara et s’envola vers une autre table.

- Katie à Sara (en suivant le serveur des yeux) : j’aimerais bien avoir ton âge, je t’assure que je m’éclaterais bien si c’était à refaire !

Sara pris son verre, elle le fit tournoyer légèrement avant de le déguster puis le reposa et contempla le liquide rouge sombre.

- Sara : tu crois que quand on est fragile, on passe sa vie à remplacer une addiction par une autre ?
- Katie : de quoi tu parles là, mmmm ?... De l’alcool ou du beau Scofield ?
- Sara : pourquoi je tombe forcément mal, hein ?
- Katie : bon, tu me racontes ce qu’il s’est passé ce soir, parce que sinon je ne vais pas pouvoir t’aider…


------------------------------------------------------------------------

Toujours installé à l’infirmerie, un gardien le surveillant, Michael attendait patiemment l’ambulance qui l’amènerait au Central. Il espérait qu’on ne le garderait que 2 jours en observation. Il savait qu’un transfert vers une autre prison prenait 7 jours de délai officiel et il fallait absolument qu’il retourne à Fox River avant le transfert, 5 jours ne seraient pas de trop pour trouver une solution qui sauve Lincoln.

La semaine à venir s’annonçait comme la plus difficile de sa vie. L’angoisse de l’exécution de Lincoln, l’urgence de trouver un plan, le peu de solutions à sa portée, l’hostilité de Pope et Bellick, ses brouilles avec Sara et ses codétenus… rien n’allait, rien ne s’augurait sous de bons hospices… Tout n’était devenu qu’insécurité, pièges à déjouer et ennemis à maîtriser… Il sentait qu’il lâchait prise…

Dans cette pièce peu éclairée, un sentiment intense de solitude et de découragement commençait à l’envahir, il avait l’impression de se retrouver 20 ans en arrière, enfant, apeuré et impuissant, cloîtré dans un placard sale et irrespirable dont il ne savait comment s’extraire… Il avait bien réussi un jour à décoincer la serrure, mais on s’en était aperçu et les coups avaient plu sur son pauvre corps chétif de gamin de 10 ans...

--------------------------------------------------------------------------

Trois coups assénés violemment à la porte firent sursauter Pope.
- Pope : Entrez !

La gueule de pitbull enragé de Bellick passa la porte.
- Bellick : on s’explique maintenant ?
- Pope : oui, refermez la porte derrière vous…

Bellick la claqua aussi fort qu’il pu, avança menaçant devant Pope, planta ses deux poings sur le bureau et aboya (héhé, métaphore filée du chien !!) :
- Bellick : non mais vous avez perdu la tête ? Pourquoi la police n’est pas encore ici ? Pourquoi les médias n’ont pas été alertés ?
- Pope : calmez-vous Bellick ! Je vais tout vous expliquer…
- Bellick : m’expliquer ? Mais il n’y a rien à expliquer, on a été à deux doigts d’une évasion ce soir et qu’est-ce qu’on fait ? On attend que ça se reproduise ?
- Pope : Je fais ça pour notre bien à tous et pour la prison !
- Bellick : mais vous enfreignez toutes les lois !! Scofield doit payer pour ce qu’il vient de tenter !! Ils m’ont ligoté, bayonné, laissé moisir au fond d’un tuyau… Ils étaient à 2 minutes de s’enfuir, ils sont arrivés jusqu’à l’infirmerie !!!!

Pope attendait que la tempête passe avant de se justifier. Bellick reprit.

- Bellick : si vous n’appelez pas la police immédiatement, je m’en charge !!

Il posa sa grosse patte sur le combiné, décrocha et composa rapidement le numéro de la police.

-------------------------------------------------------------------------

Le niveau de la bouteille de Cabernet descendait dangereusement, Katie s’en était aperçue mais elle ne retenait pas sa collègue, elle avait bien vu dans le regard affligé et lointain de Sara que ça n’était pas la soirée pour lui faire la morale ni l’infantiliser. Elle posa sa main sur celle de Sara pour lui signifier qu’elle était là pour elle. Touchée par la sollicitude de Katie, Sara releva la tête et sourit, le regard embué…

- Sara : je fais tout de travers…
- Katie (essayant de réconforter son amie) : mais non Sara, tu es jeune, tu es belle et tu es un médecin compétent… combien de filles tueraient pour te ressembler et avoir ta vie ?
- Sara : ben elles auraient tort…
- Katie : parle-moi, dis-moi ce qui t’as mis dans cet état aujourd’hui...
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:35

Partie 7 :

Le combiné à l’oreille, Bellick brûlait de tout balancer à la police. Une sonnerie… Pope le défiait de son regard dur et autoraire. Deux sonneries…

- Bellick : cet enfoiré de Scofield ne va pas s’en tirer comme ça… Je ne sais pas encore de quelle manière il vous tient mais croy…

Pope abattit sa main sur le combiné interrompant brusquement la tentative d’appel, puis il articula avec une voix emplie de rage contenue :

- Pope : vous avez le culot de venir me faire la morale ? à moi ? Est-ce que vous vous êtes seulement de-man-dé, espèce d’abruti, comment on avait pu en arriver là ??!!!! Qui est chargé de la sécurité ici ?

Il cria :

- QUI EST CHARGE DE SURVEILLER LES PRISONNIERS DITES-MOI ? QUI A FAILLI A SA TACHE ???? VOUS ALLEZ PEUT-ETRE NOUS L’EXPLIQUER ????!!!

Puis il se ressaisit :

- Ah oui, vous êtes interloqués… vous ne savez plus quoi répondre ? Vous avez bien fait votre job Bellick, bravo, un grand bravo ! Allons-y, prévenez la police et les médias... expliquez leur comment vous avez réussi à ne rien voir d’une évasion qui se préparait ! Racontez-leur comment vous vous êtes fait berner par un bleu, débarqué il y a quelques semaines ! Je suis sûr qu’ils sont friands de ce genre d’histoire. Le gardien de 20 ans d’expérience qui se fait rouler par un jeunot en quelques jours… Vous aurez votre photo en UNE, ça je peux vous l’assurer ! Pathétique, Incompétent, Aveugle… voilà les titres qu’ils vous donneront…

Pope tendit le combiné à Bellick.

- Pope : Allez-y maintenant, je vous laisse appeler… Ah, vous ne voulez plus… vous êtes tout penaud… tout comme moi oui ! Je faisais confiance à mes hommes et regardez ce qui a faillit nous tomber dessus. Il se serait passé quoi s’ils avaient passés la fenêtre ? Je vais vous le dire : on était tous bons à foutre dehors !! Si à l’extérieur ils apprennent ce qui se tramait ici ce soir, moi, vous, les gardiens : on passe tous à la trappe… seulement moi , je suis proche de la retraite, mais vous Bellick, qu’allez-vous faire ?

Il laissa passer un silence.

- Pope : Vous pouvez rayer gardien de votre CV… alors il vous restera quoi d’autre à faire ? Quel autre métier avez-vous déjà exercé ?...

Les deux hommes se turent :

- Pope : Aucun, c’est bien ce qu'il me semblait !

-----------------------------------------------------------------------------------------
Sara commençait à sentir l’effet du Cabernet. Une sensation de chaleur enveloppante et d’euphorie agréable qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps. Tous les mots blessants qu’elle avait pu entendre aujourd’hui, tous les sentiments négatifs qu’elle avait pu ressentir, tout s’envolait, tout partait en fumée… elle accédait à un état de bien-être artificiel mais si bon… Elle sentait d’ailleurs que le traitre breuvage pouvait lui délier la langue, d’autant que Katie se faisait pressante et qu’elle venait de commander une deuxième bouteille :

- Katie : Allez, dis moi ! Qu’est-ce qu’il se passe ?
- Sara : nan nan nan…
- Katie : ça a un rapport avec un homme ?
- Sara : je ne dirais rien, je suis muette comme une tombe…
- Katie : ça a un rapport avec un BEL homme ?
- Sara : peut-être…
- Katie : un beau prisonnier ?
- Sara : tu brûles !
- Katie : bon alors, totalement au hasard… Michael Scofield ?
- Sara (en pouffant) : touchée !!
- Katie : Il te plait hein…
- Sara : nan nan nan… Il ne me plait pas du tout…

Une minute de silence, la deuxième bouteille arriva, chacune se servit et bu, puis :

- Sara : nan, je te jure, c’est pas lui qui me plaît… c’est son torse qui me plaît… !!

Katie pouffa.

- Sara : c’est sa bouche qui me plaît…
- Katie (hilare) : stop, arrête, je crache mon vin partout !!
- Sara : c’est son p’tit postérieur qui me plait…

Elles explosèrent de rire. Katie sentait que le vin la métamorphosait en une personne légère et irréfléchie… en temps normal, elle taquinait Sara sur Michael, mais veillait à ce que ça n’aille pas plus loin, pour son bien à elle… avec ce foutu Cabernet, aucune valeur, aucune morale n’avait plus d’importance !

- Katie (sur la même lancée) : et tu lui as déjà tâté son p’tit postérieur ?? Il a l’air bien ferme nan ?
- Sara : oh que Ouiiiiiiii…
- Katie : si t’as besoin de quelqu’un pour lui faire un p’tit check up, je suis là, sois pas égoïste, partage un peu !!

En vidant un autre verre, Katie aperçu sa montre et pesta :

- Katie : non mais c’est pas vrai, il est déjà si tard ?? Mais on embauche tôt demain… Oh la la, dans quel état on est ? On ne peut pas conduire là… Comment on fait ?
- Sara : pfffffff, déjà ? On s’amusait bien…
- Katie : je n’ai plus ton âge et puis mon homme m’attends… il va me passer un savon ! J’appelle deux taxis !!

Katie et Sara finirent la deuxième bouteille en attendant leurs taxis respectifs. En disant aurevoir à Sara, qui riait toute seule, Katie se promit d’être plus sérieuse et plus ferme avec elle dès le lendemain. Quand on aimait les gens, on les protégeait, on ne les incitait pas à boire et draguer de beaux détenus !

- Katie : prends une aspirine et dodo hein ?
- Sara : oui oui…

Katie monta dans son taxi :

- Katie : direction Oak Park

Sara monta dans son taxi :

- Sara : direction Central Hospital
- Taxi : à cette heure-ci ?
- Sara : ah bah oui, tu te rends pas compte, faut que je parle à Michael… !!!


-------------------------------------------------------------------------------

Michael se trouvait à présent dans la chambre du Central Hospital, menotté à son lit, surveillé par un gardien méfiant… Dès demain il faudrait qu’il se compose le visage d’un type qui allait bien, qui ne souffrait pas, même si c’était faux, même si ça lui en coûterait. Deux jours, c’était le temps maximum qu’il pouvait se permettre de passer dans cet hôpital. Il avait absolument besoin des 5 jours suivants, pour échafauder et mettre à bien un nouveau plan… Il ne serait certainement plus dans sa cellule, mais il avait une demi-douzaine de complices sur qui il pouvait compter, il fallait juste que l’un d’eux reprenne sa cellule avant que Pope lance une enquête… Son atout, c’était Sucre, C-Note, Tweener, Abruzzi et T-bag, tous ceux qui connaissaient le chemin sans être soupçonnés ! Michael respirait un peu de nouveau… Pope ne savait pas pour eux, il ne s’en méfierait pas… Restait le problème de la clé de l’infirmerie et de sa mise en isolement à lui et à Lincoln… mais il le sentait, il pouvait résoudre ces détails…

-------------------------------------------------------------------------------------
Bellick toisait Pope. Il se taisait… Il venait de comprendre l’étendue de la gravité de la situation, pour lui, pour sa carrière, pour sa crédibilité !

- Bellick : que va-t-on faire alors ?
- Pope : on va se taire Bellick. Et ici, en interne, vous et moi, on va faire en sorte de tout verrouiller, de tout checker, de tout blinder pour que JAMAIS, vous m’entendez, JAMAIS une chose pareille ne puisse se reproduire !!

Opportuniste et profiteur, Bellick fit remarquer :

- Bellick : je veux bien vous y aider, mais ça va dépasser ma simple compétence de gardien…

Pope se doutait pertinemment que Bellick aborderait cette question… le chantage, évidemment ! Il s’y attendait, il savait qu’il ne pouvait faire autrement que d’y céder :

- Pope : mais ça va de soi, oui… vous aurez la promotion qui va avec.

Bellick sourit enfin, d’un sourire de vainqueur imbécile. Il était satisfait de lui.

- Bellick : bien… très bien… cher Pope, je vous salue, je serais à la première heure demain dans votre bureau pour recevoir vos ordres.

Bellick salua et se dirigea vers la porte.

- Pope : Bellick, ce que je fais est répréhensible. Je le sais et vous le savez. Sachez seulement que je n’aurais pas fait ça pour n’importe qui, je n’aurais pas fait ça pour un vrai criminel. On peut reprocher tout ce qu’on veut à Scofield, mais il fait ça par amour fraternel et il n’a pas commis d’actes répréhensibles. Je le répète, ça n’est pas un criminel.
- Bellick : ah bon ? Et comment vous appelez-ça un mec qui veut remettre Abruzzi et T-bag en activité ?
- Pope : Pardon ?
- Bellick : vous l’ignorez visiblement… Scofield n’emmenait pas que son nounours de grand frère avec lui, nan… Il embarquait aussi toute la clique, toute la bande de dégénérés et de cinglés que compte cette prison : T-bag, Abbruzi, Tweener, Westmoreland, Sucre, Patoshik, C-Note, je les ai vu, ils sont tous passés devant mon nez dans le tuyau…

Bellick ricana…

- Bellick : allez, bonne nuit Pope !

Il sortit.
Abasourdi, le soufflé coupé, Pope encaissa cette nouvelle qui le laissait pentelant, sans jambe. Il ne pouvait pas, il ne voulait pas y croire ! C'était une deuxième trahison. Pourtant, il ne pouvait pas faire marche arrière, il ne pouvait pas appeler la police 4 à 5 heures après les faits…

Il se tortura l’esprit quelques minutes, puis tout s’éclaircit : il ne voyait plus qu’une chose à faire…
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:36

Partie 8

Le taxi s’arrêta devant l’hôpital Central. Sara sortit un billet qu’elle tendit au conducteur.

- Taxi : vous êtes sûre que vous voulez que je vous laisse ici ? Il n’y a plus de visites à cette heure-ci…
- Sara : sûre et certaine… dites, vous n’auriez pas un chewing-gum ?!
- Taxi : si… tenez… je dis ça parce qu’ils vont vous mettre dehors ! Et comme vous n’avez pas l’air… um… très… nette…
- Sara : je suis médecin, oui monsieur, je passe comme je veux !

Sara exhiba son badge et sortit. Le taxi la regarda s’éloigner, dépité, « on ne peut vraiment plus avoir confiance en rien ni personne de nos jours… » se dit-il.

En montant les marches qui menaient à l’hôpital, Sara se sentait pousser des ailes… ce rendez-vous nocturne improvisé lui donnait le sourire… elle avait l’impression d’être une ado et de braver un interdit… juste pour le voir, secrètement… et ça lui plaisait… un peu plus tôt, elle n’avait pas voulu transgresser la loi pour lui, mais elle se rendait compte, à venir là comme ça, contre toute morale, contre toute logique, que ça pouvait être terriblement stimulant et excitant de foncer tête la première et de se perdre au nom de l’amour. Il était clair qu’il lui faisait tourner la tête et elle aimait ce manège et ce chamboulement qu’il provoquait chez elle. Elle se doutait que l’effet de l’alcool n’était pas étranger à son changement d’humeur, mais elle était bien décidée à profiter de l’instant et à ne se soucier de rien …

Arrivée à l’accueil, une infirmière vint au devant d’elle, l’air contrarié.

- Infirmière : excusez-moi, que faites-vous ?… les visites sont interdites à cette heure-ci, vous devriez le savoir ?
- Sara : je viens voir Mr Scofield…
- Infirmière : vous plaisantez je suppose ?
- Sara : j’ai l’air ?
- Infirmière (avec un sourire ironique) : les visites sont autorisées de 9h à 19h, je vous dis donc à demain matin, madame, et j’ai comme l’impression que vous serez plus en forme à ce moment là… attendez… Mr Scofield vous dites ? (avec un rire mauvais) Pas la peine de vous déplacer finalement, ce sera interdit quoi qu’il arrive... vous pensez qu’on a un parloir ici peut-être ?
- Sara : je suis le médecin de Mr Scofield et je vous intime l’ordre de me laisser passer…

Sara tendit son badge, l’air défiant.

- Infirmière : je me fiche de qui vous êtes, sortez ou j’appelle la sécurité
- Sara : vous lisez quoi sur ce badge ? Médecin ?! Bien… mais encore ? «Tancredi »… oui c’est ça… c’est mon père qui définit et attribue le budget de cet hôpital et qui paye votre salaire… je continue peut-être ?

Après une minute.

- Infirmière (contrariée): vous avez 5 mns ou je vous fiche dehors moi-même…
- Sara : parfait, voilà qui est mieux…

Sara prit le premier couloir à gauche et fila avant que l’infirmière ne change d’avis… elle avait le tournis et ne marchait pas totalement droit, mais à cette heure-ci, personne ne la voyait et elle s’amusait de son audace et de sa légèreté. Elle riait seule dans le couloir, à imaginer la tête de Michael lorsqu’elle passerait la porte. Elle se dépêchait, elle voulait arriver vite à la chambre. Elle voulait lui expliquer qu’elle n’avait jamais voulu le lâcher, qu’elle n’avait pas voulu qu’il soit blessé, qu’il risque sa vie ! Elle voulait le voir, le sentir tout prés, lui parler, entendre sa voix douce, grave et sensuelle, elle voulait le toucher, le soigner, le soulager aussi.

Un garde barrait l’entrée de la porte. Elle lui montra son badge de médecin de Fox River, il fronça les sourcils mais lui entrouvrit la porte. Un autre garde faisait les 100 pas à l’intérieur… Son collègue lui fit signe et il sortit… Elle jeta un œil, gênée, à l’intérieur de la pièce. Une petite lampe éclairait faiblement la chambre, Michael était allongé sur un lit qui ne semblait pas très confortable, menotté… il l’avait l’air sombre et triste. Il n’avait pas bougé la tête…

A quoi penses-tu Michael ?

Michael venait d’entendre la porte s’ouvrir, il venait également de voir le garde se dirigeait vers la porte… il n’osait pas tourner la tête, mélange de peur que ce soit une personne qu’il n’attendait pas ou de peur que ce soit celle qu’il attendait…

La porte se referma et une voix, gracieuse et douce, la voix de celle qu’il attendait, vint briser le silence :

- Sara : Tu ne dors pas ?

Il tourna la tête. Leurs regards se croisèrent et restèrent aimantés.

- Michael : c’est difficile avec la lampe qui doit restée obligatoirement allumée… et je pourrais te retourner la question.

Elle était belle. Elle avait les joues légèrement rosies et les yeux qui brillaient. Il se demandait d’où elle arrivait comme ça à presque 1h du matin…

- Michael : tu arrondis tes fins de mois dans cet hôpital ? ça ne paye pas bien la prison ?

Il sourit. Elle sourit.
Elle était heureuse de voir que la tension entre eux avait disparu. Elle se rapprocha.

- Sara : j’ai une conscience professionnelle et je prends soin de mes patients où qu’ils soient… à la prison, à l’hôpital...
- Michael : ou dans le couloir de la mort…

Cette réponse la glaça… Elle prit une douche froide qui lui enleva l’envie de rire ou flirter.

- Sara : Michael, non, je n’ai pas laissé tomber Lincoln… et faut pas, tu dois pas, tu ne peux pas me rendre resable, respable… pffff responsable…
- Michael se mit à rire malgré lui : mais qu’est ce qu’il y a ? Ne me dis pas que tu as bu quand même?
- Sara rougissant, telle une petite fille prise en faute : ben si…mais un ou deux verres seulement.

Michael se mit à rire de bon cœur…

- Michael : s’il y a bien une chose que je n’imaginais pas, c’est ça…

En le voyant rire, Sara se mit à rire aussi et se rapprocha encore. Elle avait déjà oublié le reproche qu’il venait de lui faire…Ah la magie de l’alcool…
Elle fit encore quelques pas peu assurés jusqu’à Michael et s’assit maladroitement sur le bord du lit. Elle avait un air mutin et les yeux pétillants, Michael se demandait s’il ne devait pas lui dire gentiment de rentrer chez elle, avant qu’elle ne fasse quelque-chose qu’elle regretterait demain…

- Sara (scrutant la pièce) : c’est sympa ici…
- Michael (amusé) : ah bon, tu trouves ?
- Sara : ils t’ont menotté ?
- Michael : oui…

Un sourire coquin se dessina sur la bouche de Sara, ses yeux s’agrandirent d’amusement et elle haussa les sourcils d’un air entendu…

- Sara : intéressant…

Michael n’en revenait pas qu’elle ose… Elle ne devait pas en être restée à deux ou trois verres.

- Sara : tu te sens bien là ?

Mal installé, Michael fit une moue signifiant le contraire…

-Sara : tu veux que je t’apporte un autre coussin, il doit y en avoir dans l’armoire…

Sara accompagna le geste à la parole, se leva pour se rendre vers l’armoire, mais dans sa précipitation (et son enivrement) elle trébucha sur un fil, se réceptionna sur la table de chevet et balança la lampe par terre…

Sara cria aux gardes :

- Sara : c’est bon tout va bien, je gère !

La vérité, c’est qu’elle venait involontairement de plonger la chambre dans le noir, qu’elle était à moitié par terre, incapable de se repérer et qu’elle entendait Michael contenir un éclat de rire…

- Michael : rien de cassé ?
- Sara : chuuuut… t’es où ? je trouve pas la lampe
- Michael : laisse tomber…
- Sara : la lampe ? mais elle est déjà par terre !
- Michael : mais non, laisse tomber, la cherche pas… Sara, comment veux-tu que je te trouve crédible demain dans ta blouse blanche… ?

Ils pouffèrent tous les deux. Elle se rendait compte que demain elle regretterait surement tout ça, mais elle s’en fichait, elle était bien, vautrée dans cette chambre où flottait son odeur…

- Michael : viens, tu m’entends… dirige toi avec ma voix…
- Sara : oui vas-y parle…
- Michael : par ici… donne moi ta main…

Sara tendit sa main mais son pied heurta avant le bout du lit… elle tâtonna, trouva le bord du lit et se rassit près de Michael… Dans l’obscurité, elle se sentait plus proche de lui que tout à l’heure… Elle avança sa main droite et la posa sur le torse de Michael…

- Sara : je suis là…
- Michael : oui… je le sens bien…

Ils ne dirent plus rien. Dans cette petite chambre noire, sur ce lit inconfortable, on n’entendait que le bruit de leurs respirations qui s’accéléraient… Et alors que leurs souffles se mêlaient dans le silence… Sara fit le premier pas et se pencha vers lui…
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:37

Partie 10

Ils restèrent quelques minutes silencieux, blottis l’un contre l’autre. Sara avait cessé de pleurer, lovée contre le torse de Michael. Enveloppée par sa chaleur, seconde après seconde elle s’apaisait… elle avait ramené une de ses jambes pour la poser par-dessus les siennes… ils auraient pu rester là une éternité, la tête emplies de doutes, de peurs et de questions, mais se consolant l’un l’autre par leur présence. Une trêve apaisante dans leurs affrontements et leurs difficultés…

- Sara : je crois que demain je vais sévèrement regretter tout ce que j’ai fait ce soir…
- Michael (doucement) : pas moi je crois…

Le cœur de Sara se remit à battre vite et fort… il avait une voix chaude, rauque et sensuelle qui la mettait chaque fois dans tous ses états… elle tressaillit…

- Michael chuchota : tu trembles, tu as froid ?
- Sara (se pelotonnant un peu plus contre lui) : non, je suis bien… et toi, ta blessure ne te fait pas souffrir… ?
- Michael (amusé) : un peu, mais j’ai mon médecin pas très loin pour veiller sur moi, au cas où…
- Sara : ça doit être un bon médecin alors…
- Michael (riant) : plus qu’on l’imagine…

Sara souriait à nouveau. Il faisait un peu la pluie et le beau temps ces temps-ci pour elle… Il avait décidément le pouvoir de jouer avec ses sentiments, elle en mesurait le risque et pourtant c’était si bon… et puis la sensation de le sentir si prés, si vulnérable et si fort à la fois, valait que l’on fasse toutes les bêtises du monde… elle avança son visage un peu plus vers lui, il le sentit et avança le sien de quelques centimètres également… le temps s’arrêta…. la température monta d’un cran… leurs lèvres se frôlaient presque…

- Sara (dans un souffle): Michael…

Mais un cri déchira le silence : « SARA ! »

La porte de la chambre s’était ouverte brusquement, la lumière agressive des néons du couloir avait déchiré la quiétude de la pièce…
Sara et Michael tournèrent instantanément la tête vers la porte mais aveuglés, ils discernaient mal les deux silhouettes : celle d’un colosse imposant et celle, moyenne, d’un autre homme… (BOULET POWAAAAAA !!!)

Avant que Sara n’ait eu le temps de réagir, la plus petite des deux silhouettes fonça sur elle, l’empoigna violemment par le bras et la fit descendre brutalement du lit…

- Sara gémit : aïïïïïïïïïe…

Le colosse se dirigea vers la table de chevet et rebrancha la lampe. Sara put lever la tête vers l’homme qui l’empoignait…

- Sara : papa ?
- Frank : je rêve… dis moi que je rêve Sara ???!!! Quand l’infirmière de garde a appelé au cabinet mes agents de sécurité pour me notifier que tu te baladais soule dans les couloirs de l’hôpital à cette heure-ci et qu’ils m’en ont informé, j’ai refusé d’y croire !!! Je me suis dit : non, pas Sara, pas maintenant… pas encore… pas pendant la campagne électorale… pas après tout ce que tu as déjà fait et que j’ai réparé…
- Sara : papa lâche moi, je t’en prie tu me fais mal…

Son père la lâcha avec une moue de mépris et il pu constater qu’elle avait un peu de mal à garder son équilibre…

- Frank : tu as osé ? Tu as bu ?!!!
- Sara : papa, tais-toi, ça n’est pas l’endroit ni le moment…
- Frank (avec une rage contenue) : pas l’endroit ? pas le moment ? je débarque dans cette pièce, Sara, je te vois vautrée sur un prisonnier, un de tes patients Sara, le frère d’un condamné à mort !!!!… Nous sommes en plein milieu de la nuit, je constate qu’en plus tu as bu… j’aimerais que tu me dises ce que je dois faire ?!!! Applaudir ?? Lui enlever les menottes pour que tu t’éclates encore plus ?? Filmer et envoyer la vidéo à mon adversaire électoral ?? Dis moi, vraiment je suis curieux de savoir ce que tu me conseillerais…
- Sara (la voix brisée) : papa, pitié…

Totalement impuissant puisqu’attaché à son lit, Michael s’en voulait de ne pouvoir se lever pour mettre le père de Sara dehors… la façon dont il lui parlait le mettait hors de lui… il aurait voulu se lever , le toiser et lui demander de se taire… il voulait défendre Sara, il ne supportait pas qu’il lui parle ainsi… mais il serait ridicule à ouvrir sa bouche, allongé et penaud, sur son lit… frustration, fulmination, bouillonnement… il prit le parti de l’ouvrir quand même….

- Michael (un brin insolent) : veuillez m’excuser mr Tancredi, mais je pense que Sara n’est plus une enfant à sermonner, elle est suffisamment grande pour être responsable de ses actes et nous ne faisions rien de répréhensible…
- Frank : pas encore peut-être… mais à la façon dont elle était couchée, je suppose que je suis arrivé à temps avant l’irréparable…
- Sara (en pleurs) : non…
- Frank : tais-toi…

Sara ne parvenait pas à contenir ses larmes, honteuse d’avoir été surprise en mauvaise posture par son père, honteuse que Michael assiste à cette scène, honteuse de ne pas savoir gérer la situation.

- Michael : nous n’allions rien faire de mal, Mr Tancredi, je vous assure…
- Frank : mais pauvre jeune homme, le fait de la trouver à moitié allongée sur vous me suffit amplement pour savoir qu’elle a dépassé les limites… Vous avez essayé de la connaître ma fille avant de lui compter fleurette ?.... Non ? …. Parce que dans ces cas là vous sauriez qu’elle se traîne derrière elle de sacrées casseroles…
- Sara (de plus en plus mal à l’aise) : papa…
- Michael (plus méchamment) : je ne suis pas sûr que nous parlions de la même personne. Sara est un bon médecin, assidu et professionnel, elle a la tête sur les épaules (attends la saison 3, coco)… elle ne ferait pas ce genre de bêtises…
- Frank (ricanant) : ah bon vous croyez ? même en ayant bu un peu… parce que je peux vous raconter ce qu’elle faisait à 20 ans lorsqu’elle buvait trop… ?
- Sara (implorant) : papa, tais-toi je t’en conjure…
- Frank : oh non laisse-moi finir, j’ai l’impression que Mr Scofield aimerait en savoir plus sur toi…
- Sara (se précipitant sur son père, criant) : tu te tais !!! on rentre !!! je rentre !! ça suffit…

Frank la gifla et la rempoigna. Il se dirigea vers la porte en la traînant par le bras…

- Frank : tu veux lui dire toi-même aussi Sara, quels genres de bêtises tu faisais lorsque tu te droguais ? tu lui as raconté ça… tu veux lui expliquer pourquoi je m’énerve autant quand je te vois rechuter encore après une cure de désintoxication ?

Frank se tourna vers la pièce avant de sortir… Il vit le visage de Michael blafard, interdit et incrédule…

- Frank : c’est bien ce qu’il me semblait, elle ne vous avait pas tout dit…

Puis il referma la porte, le colosse se chargea d’amener Sara jusqu’à la voiture du gouverneur et la voiture partit dans la nuit, laissant chacun de leur côté Sara et Michael brisés par cette journée et cette dernière confrontation…
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:38

Partie 11

Une nouvelle journée se levait timidement sur Chicago et sa banlieue…

A 8h00 chez les Tancredi.

L’air était encore frais mais le soleil qui dardait ses premiers rayons ne tarderait pas à pointer son nez et diffuser sa chaleur sur toute la ville…

Dans la cuisine de la maison familiale, Sara était assise à la table, la tête entre les mains devant un café fumant. Son père entra en ajustant sa cravate.

- Frank : tu as des croissants et du jus d’orange frais si tu veux…
- Sara : merci j’ai vu mais je n’ai pas faim…
- Frank (légèrement ironique) : réveil difficile peut-être ?
- Sara : …
- Frank : ne réponds pas surtout…
- Sara (toujours la tête dans les mains) : papa, tu m’as humiliée !
- Frank : Sara, je ne sais plus comment faire avec toi ! Je suis en pleine campagne électorale, j’ai énormément de travail et de responsabilités et je m’aperçois qu’une fois de plus tu flanches et tu fais n’importe quoi !! Dois-je te rappeler que tu as manqué à tous tes devoirs, crois-tu que Mr Pope serait heureux de savoir que tu séduis et cours après un de ses prisonniers ?... Et surtout dans quelle situation crois-tu que tu m’aurais mise si tu t’étais fait prendre en flagrant délit dans cette chambre d’hôpital… ? J’ai une carrière importante, des électeurs à convaincre, je…
- Sara (relevant la tête et le coupant) : c’est tout ce qui t’intéresse hein, ta carrière, tes électeurs, l’image lisse que tu renvoies…
- Frank : je t’ai offert tout ce dont tu avais besoin, une grande maison, une belle voiture, des études dans les meilleures écoles de Chicago et c’est comme ça que tu me remercies…

Il sortit de la cuisine, Sara murmura pour elle seule :

- Sara : ça n’est pas de ça dont j’avais besoin…

--------------------------------------------------------------------------------------

8h00 à l’hôpital Central de Chicago. Michael attendait d’une seconde à l’autre l’arrivée d’une infirmière qui lui renouvellerait son bandage. Il s’était composé un visage apaisé et gai, malgré la fatigue et la douleur, pour faire illusion : il fallait absolument qu’il retourne à Fox River au plus tard demain matin ! Son plan en dépendait…

- Infirmière (entrant) : bonjour Mr Scofield…
- Michael : bonjour !
- Infirmière : comment vous sentez-vous ?
- Michael (avec un large sourire charmeur) : mieux que jamais ! Je pense que dans quelques heures je serai sur pattes, prêt à retourner dans ma cellule…
- Infirmière (avec un regard interrogateur) : en général, les prisonniers qui viennent ici ne sont pas aussi enthousiastes à l’idée de repartir… on verra en fonction de l’auscultation du médecin ce soir si vous êtes d’attaque pour retourner à Fox River…

L’infirmière examina Michael, lui renouvela son pansement et sortit en lui conseillant de dormir… Une journée pour se reposer et ne penser à rien, ça n’était pas du luxe pour Michael, qui n’avait quasiment pas fermé l’œil de la nuit… la journée et la soirée d’hier avaient été si intenses…

--------------------------------------------------------------------------------------

8h30 chez les Tancredi.

Après avoir avalé une dernière gorgée de café, Sara se leva pour passer au salon. Son père rangeait dans son attaché case une grosse pile de dossiers…

- Sara : papa, tu vas surement me rire au nez, mais je voudrais discuter sérieusement de quelque-chose avec toi…
- Frank : je t’écoute…
- Sara : je voudrais que l’on reparle du cas de Lincoln Burrows.
- Frank : ah c’est donc ça…
- Sara : non papa, je sais ce que tu vas me dire et ça n’a rien à voir…
- Frank : ça n’a rien à voir ? Tu veux me dire qu’hier soir je te trouve dans les bras d’un beau prisonnier, qu’aujourd’hui tu veux peut-être que je gracie son frère de la chaise électrique et que ça n’a strictement rien à voir ?
- Sara : c’est ça… Papa je sais faire la différence…

Frank Tancredi faillit s’étrangler de rire.

- Frank : ah ça c’est la meilleure ! … (reprenant sa respiration) Bon allez, bonne journée ma chérie, on en reparle ce soir. Au fait, j’ai appelé Fox River, je leur ai dit que tu ne viendrais pas aujourd’hui…

Sara regarda son père quitter la maison sans broncher, les dents serrées de rage, les yeux embués.

--------------------------------------------------------------------------------------

8h30 à l’hôpital Central de Chicago.

Michael venait de finir son petit déjeuner, une bouillie infâme et un gâteau sec… Il avait avalé ça docilement, mais à contre-coeur car il ne pouvait pas se permettre de sauter un repas, il aurait besoin de forces pour les jours à venir… En revanche, aujourd’hui il pouvait se permettre de savourer quelques heures de répit, il se cala sur ses coussins, oublia le garde dans sa chambre et ferma les paupières, espérant bientôt voir Sara venir lui rendre une autre visite surprise…

--------------------------------------------------------------------------------------

20 h chez les Tancredi.

Calée dans un grand fauteuil du prestigieux salon de ses parents, Sara bouquinait pendant que de la musique classique s’échappait doucement d’un vieux gramophone… elle avait passé la journée à errer mélancoliquement dans la grande demeure familiale, se repassant des albums photos de son enfance, faisant une sieste dans sa chambre de jeune fille, rouvrant les malles et les armoires très longtemps scellés de sa mère… ses vêtements étaient encore tous là, figés par le temps et poussiéreux… c’était le seul signe qu’elle avait de l’amour de son père pour sa mère : il n’avait jamais voulu ranger ni se débarrasser des affaires de sa femme… comme pour la garder à ses côtés et cela touchait Sara, c’était peut-être pour cela qu’elle pardonnait le reste de ses agissements à son père.

Dans une des penderies, Sara était tombée sur la robe de mariée de sa mère… elle avait défait la protection plastique et s’était contemplé dans le miroir avec la longue robe fluide en mousseline, piquée de broderies… une belle robe ancienne, dans laquelle sa mère avait dû vivre les quelques et rares belles heures de sa vie… « Maman… »…

Probablement des heures que, elle, ne vivrait jamais…

Elle avait raccroché la robe à sa place en se demandant ce qui pouvait bien conduire le monde : la tragédie… ou l’espoir ? (clin d'oeil Wink )
Seul demain le dirait peut-être… demain…

--------------------------------------------------------------------------------------

20h à l’hôpital Central de Chicago.

Michael se réveilla… Il avait passé la journée à dormir. Etait-ce possible ? En tout cas, il était reposé et serein, il n’avait même pas eu le sommeil agité de cauchemars. En revanche, il constata avec regret que Sara n’était pas passée… ce qui ne l’étonnait qu’à moitié, comment allait-elle se remettre de la soirée désastreuse d’hier ? Elle devait mourir de honte en repensant à sa cuite et à son père… Il avait hâte de la voir et se demandait si ce que son père avait dit était vrai… Sara… Vivement demain… demain…

--------------------------------------------------------------------------------------

20 h à Fox River.

Pope se trouvait toujours à son bureau. Il avait le combiné à l’oreille et semblait nerveux.

- Pope : alors nous sommes bien d’accord au sujet de Mr Scofield ? Vous approuvez ?

La voix éraillée à l’autre bout du fil confirma « Nous sommes parfaitement d’accord. A demain… »

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Demain… qui savait de quoi demain serait fait ?
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:39

voilà voilà... c'est une suite misa sans misa lol! la suivante sera aussi misa avec du misa tongue

pour la première fois j'intègre de la musique. je suis pas sûre que ça colle et que ce soit placé au bon moment, mais c'est une musique que je me passe en boucle à fond depuis 3 jours (merci gossip, merci bella et eward Razz Razz ) et j'ai écrit le passage avec cette musique dans les oreilles, une chanson qui transmet tellement bien la passion pour moi, donc voilà...

Partie 12 :

Malgré les jours difficiles, ceux dont on ne croit jamais voir la fin, le matin suivant se lève inexorablement, sans exception... quoiqu’il se soit passé la veille, demain arrive toujours, avec son lot de bonnes et mauvaises surprises… Ce jour là n’allait pas déroger à la règle…

Il était 8h lorsque Sara arriva à l’infirmerie. Sa journée off la veille lui avait permis de souffler et prendre du recul. Elle allait pouvoir attaquer son travail avec un peu plus de sérénité.

- Katie : hé salut ma belle ! Pourquoi on ne t’a pas vu hier ?
- Sara : j’étais souffrante…
- Katie : ça n’est tout de même pas notre petite soirée qui t’as rendue malade ?
- Sara (baissant les yeux) : non, non je ne pense pas… j’ai eu quelques vertiges hier matin ! Surement une baisse de tension…
- Katie : hum, tu travailles trop !
- Sara (esquissant un sourire) : ça doit être ça ! Alors, quoi de neuf ? Qui ai-je ce matin ?
- Katie : je crois qu’il y a jack barson à traiter pour son entorse du poignet, rick stan pour son inflammation digestive, bill clark pour une coupure profonde au rasoir, edward smith pour une ouverture d’acarde sourcilière… ça c’est pour les 4 premiers et puis t’en auras encore 5 autres comme ça avant de mériter ton déjeuner…
- Sara : bouh, ils ont décidé de tous venir aujourd’hui ?
- Katie : ah oui mais à 15h tu auras ta récompense…
- Sara levant la tête de son dossier, interrogative : c’est-à-dire ?
- Katie : monsieur beau ténébreux…
- Sara : mais encore ?
- Katie : comme s’ils y en avaient des milliers dans cette prison… ! Scofield évidemment, qui d’autre ? N’empêche, c’est un dur à cuir, on lui déchire le ventre et le lendemain il est sur pied… si ça c’est pas un homme, je m’y connais pas… Allez, je vais chercher le premier…

Sara regarda Katie sortir, songeuse… Pourquoi Michael revenait-il aussi vite ? Alors qu’il aurait pu profiter de la quiétude d’une chambre d’hôpital ? Etait-il pressé ? Il n’avait quand même pas un autre projet derrière la tête ? Il ne manquait plus que ça, qu’il la tourmente avec une nouvelle tentative d’évasion… elle ne supporterait pas deux fois qu’on ébranle son monde et ses convictions et qu’on la repousse derrière ses retranchements…

A l’hôpital de Chicago :

Michael avait obtenu la veille au soir une autorisation du médecin pour rentrer à Fox River. Il s’était réveillé à l’aube, surexcité, l’esprit en alerte, son cœur cognant fort dans sa poitrine. Il ne pouvait pas se permettre de rater une seconde évasion, alors depuis les premières lueurs du jour, il activait tous ses sens, sollicitait toutes ses ressources, monopolisait toute son attention et ses idées pour mettre au point un second plan infaillible. Il avait 5 jours pour tout finaliser et tout mettre sur pied. Un travail de titan l’attendait, jonché d’embuches que ne manqueraient pas de lui tendre les T-bag et autres Abruzzi. Mais les décharges d’adrénaline qui s’écoulaient dans ses veines à la pensée de ces prochains jours intenses lui rendaient curieusement les idées claires et lumineuses…

Vers 9h, juste avant la dernière visite du médecin, un petit sourire en coin se dessinait sur son visage… la trame venait de se dessiner dans son esprit… restaient les détails pratico-pratiques. Il était fin prêt à retourner dans sa cellule… home sweet home…

A Fox River, 14h30:

Toute la matinée, Sara avait vu défiler presqu’à la chaîne, les uns après les autres, des prisonniers estropiés ou malades… elle n’avait pas eu une minute pour souffler… à peine le temps d’avaler un sandwich rapidement sur les coups de 13h, qu’elle faisait face à nouveau à des détenus plus maussades et virulents les uns que les autres. Lorsqu’elle regarda pour la première fois de la journée sa montre à 14h30, elle eut un coup au cœur : à 15h, elle allait revoir Michael ! C’était la première fois qu’elle le revoyait sobre depuis l’épisode de la cuite à l’hôpital et depuis celui de leur dispute…
Elle avait eu beau chasser de son esprit ce qu’il s’était passé l’avant-veille, son inconscient n’était pas dupe et lui renvoyait des signaux d’alerte… 15h… il faudrait lui refaire face. Ne pas flancher devant lui… ne pas faillir devant la clarté de ses yeux… « Sois forte Sara »…


http://www.youtube.com/watch?v=yZIummTz9mM

Sur le parking de la prison, une ambulance aux vitres grillagées venait de se garer pour déposer un Michael plus sûr de lui que jamais. En posant un pied ici il allait falloir être fort. Il le savait. Et il le serait.

14h45 : Sara regarda à nouveau sa montre. Elle commençait à sentir une boule d’anxiété se former dans son estomac… 15 minutes avant le face à face… qu’avait-il pensé et qu’allait-il lui dire de ce qu’il avait vu et entendu le soir de sa venue à l’hôpital ?

Seul dans sa cellule - Sucre étant au parloir - Michael attendait avec impatience le gardien qui allait l’amener à l’infirmerie. Il espérait que Sara soit là pour son check-up de retour. Il n’avait aucune idée de la façon dont s’était achevée sa soirée, ce que son père avait pu lui faire endurer. Il savait juste que le médecin de l’hôpital avait appelé Fox River pour prévenir de son retour hier soir et qu’il n’avait eu que le Dr Stan, le suppléant de Sara. Il espérait tellement la voir. S’il y avait quelque-chose qui pouvait encore le faire tenir, c’était son sourire. Il ne se voyait pas entrer dans l’infirmerie et y sentir un autre parfum que le sien. Il ferma les yeux et tenta de se rappeler de ce parfum, son parfum… doux, suave, quelques notes fleuries et un soupçon de mystère, d’une sensualité folle… Il rouvrit les yeux, il ne devait pas se laisser envahir par autre chose que sa mission, prendre Sara comme une chance sans se laisser déconcentrer… mouais, facile à dire… déjà 14h50 mais que faisait ce gardien ?

14h50 : le cœur de Sara commençait à s’emballer et son estomac faisait des nœuds assez désagréables… grrrrr, maudites émotions incontrôlables !

14h55… il ne restait plus que 5 minutes à Sara pour se calmer… l’effet qu’il lui faisait était incroyable. Aucun des garçons avec qui elle était sortie auparavant n’avait eu le quart du pouvoir qu’il avait sur elle et ses sentiments. C’était si délicieux de se sentir ainsi poings et cœurs liés à un homme insaisissable, si attirant et déstabilisant… mais c'était tellement dangereux aussi…

14h58… Michael suivait docilement le gardien qui le menait vers l’autre bâtiment… le pas pressé, le cœur léger. Il avait beau ne pas vouloir se laisser déconcentrer par Sara, il marchait vers l’infirmerie, son oasis de paix, un sourire heureux aux lèvres. Elle était si surprenante… à la fois si déterminée et si fragile… il se remémorait les révélations du Gouverneur… des révélations dures, ahurissantes et pourtant pas si étonnantes, car ses failles il les avait déjà deviné bien avant les paroles malheureuses de son père… il les avait déjà vues, dans ses yeux, brillants d’intelligence mais teintés de tristesse…

14h59 plus qu’une minute Sara… respire… calme-toi… boum ! boum ! boum ! …

15h…
Le gardien s’effaça en haut du couloir pour laisser passer Michael. « Je vous laisse là, vous connaissez le chemin ? ». « Par cœur » se retint de dire Michael… Elle était là, il voyait sa silhouette de loin, elle était de profil, elle avait lâché ses cheveux, seule une petite barrette retenait une mèche en haut de son front… il sourit, c’était si touchant, ça lui donnait un air enfantin qui lui allait si bien… Il avança jusqu’à la porte, il se sentait sur un nuage, il n’arrivait pas à écouter sa raison, elle était d'une beauté saisissante et elle lui faisait tout oublier…

15h pour elle aussi… cette fois, pas besoin de regarder sa montre pour savoir qu’il était l’heure. Pas besoin de scruter le cadran pour savoir qu’il était là, derrière, dans le couloir, à attendre et la regarder… elle le savait, elle le sentait… elle souffla pour laisser échapper toute l’angoisse retenue et elle se retourna, le coeur au bord de l'explosion…

Il était là. Debout. Incontestablement lui. Impressionnant. Elle ne cilla pas. Elle ancra son regard dans le sien. Une seconde passa, la plus longue de leur vie. Une seconde pendant laquelle le bleu se mêla harmonieusement au noisette. Une seconde où un milliers de choses passèrent entre eux… Une seconde d’éternité. Ils se sourirent, ils se savaient, se comprenaient, se devinaient. Plus rien n’avait d’importance, ni les plans d’évasion ni les aiguilles de morphine… le monde s’arrêtait, le silence parlait, l’éternité à portée de main… la rencontre et l’évidence de deux âmes sœurs qu’une porte et des milliers d’obstacles ne peuvent freiner… ils se touchaient, se caressaient, se respiraient et pas besoin de leurs mains pour ça…

Une seconde d’éternité…

Michael tourna la poignée docile et ouvrit la porte, qui ne se refusa pas cette fois.

- Michael : hé…
- Sara, le sourire radieux : hé…

Michael referma la porte derrière lui, ils sentaient chacun comme une magie flotter autour d’eux. Pourvu que rien n’arrête ce moment…
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:40

voici la partie 13... affraid 13 ? j'espère que ça va pas leur porter malheur...

Partie 13 :

- Michael : comment ça va ?
- Sara : plutôt bien… je t’en prie, assieds-toi.

D’un geste elle désigna la table d’auscultation…

- Michael : remise de ‘’notre’’ petite soirée ?

Sara émit un joli rire…

- Sara : Scofield, une seule remarque sur cette soirée et je plante à côté ok ?
- Michael : wouh…

Michael s’assit sur la table en riant… il regardait intensément Sara, elle n’avait pas l’air accablée ni gênée et ça l’intriguait. Sara s’aperçut de son regard fixé sur elle, pendant qu’elle enfilait ses gants. Elle arrivait assez bien à donner le change même si intérieurement elle n’était pas aussi sereine qu’elle le paraissait. Son cœur battait vite et elle aurait bien aimé effacer tous souvenirs de cette maudite nuit dépravée à l’hôpital. Elle le toisa à son tour.

- Sara, doucement : quoi ?
- Michael : rien… c’est juste que je suis étonné c’est tout…
- Sara, légèrement interloquée : étonné de quoi ?
- Michael, affichant un sourire à tomber : de la façon dont tu prends les choses…
- Sara : tu sais, je suis passée par bien pire en fait... ça aide à relativiser !

Le visage de Sara s’assombrit. Celui de Michael affichait maintenant un sourire plus discret, moins séducteur… plusieurs secondes se passèrent avant qu’il ne rompe le silence.

- Michael : wa-ouh…
- Sara, riant : waouh quoi encore ?
- Michael, regard perçant : rien, j'aime bien…
- Sara, préparant la piqûre : tant mieux, je n’aurais pas à piquer à côté alors!
- Michael : Sara, tu te souviens de ce que je t’ai dit ?... Je ne suis pas vraiment diabétique…
- Sara : je sais, je la prépare juste pour pouvoir jeter la dose dans l’évier… personne ne saura que je ne te l’ai pas administrée. Les stocks sont contrôlés, je n’ai pas vraiment envie d’expliquer pourquoi je t’ai soigné pour un diabète puis plus du tout… tu vois ?
- Michael : yep… je viendrais faire semblant avec plaisir donc…

Michael lui afficha un nouveau sourire à se liquéfier sur place.

- Sara, amusée : Michael, ce petit jeu de séduction ne marche plus, je ne suis pas dupe…
- Michael : ça n’est peut-être plus un jeu…
- Sara, provocante : ah oui ? Allonge-toi et retire ton t-shirt !
- Michael, riant : quoi ? Si vite ? On n’a même pas discuté 5 minutes ! Je dirais que tu n’es définitivement pas une gentille fille…
- Sara, riant à son tour : tss, suffit ! C’est pour le check-up de retour.

L’atmosphère était relativement détendue. Ils riaient tous les deux, ensemble. Sara était heureuse d’être revenue en arrière dans le temps. Ils se cherchaient et flirtaient comme avant, insouciants et gais. Elle observa en coin Michael retirer son t-shirt, Dieu qu’il était sexy… Il allait falloir qu’elle trouve un sujet sérieux si elle ne voulait pas que ça dérape.
Elle s’approcha de lui avec une nouvelle compresse…

- Michael : tu veux que je baisse le…
- Sara : oui…

Un sujet sérieux, Sara… un sujet sérieux, sinon t’es foutue !

- Sara : pourquoi es-tu revenu aussi vite de l’hôpital ?

Bien joué, cette question n’a pas l’air de lui plaire.
Effectivement l’atmosphère chaude et électrisée se dissipa d'un coup…

- Michael : je me sens bien…
- Sara : tu as reçu un coup de poignard Michael… on ne se remet pas en 24h d’une telle attaque !
- Michael : disons que je ne suis pas comme tout le monde…

Ça y est, en deux mots il avait réussi à lui redonner des frissons. C’est sûr qu’il n’était pas comme les autres : il était beau, intelligent mais plus occupé à sauver son frère de la mort qu’à vivre insouciamment sa vie de jeune célibataire gâté… elle ne croiserait pas tous les jours des Michael Scofield.

- Sara : je voudrais juste m’assurer que tu ne tentes pas une nouvelle bêtise…

Michael ne dit rien. Sara termina le pansement et lui intima l’ordre de se rhabiller.

- Sara : je veux t’aider. A sauver ton frère. Je t’assure, je n’ai pas laissé cette porte fermée pour qu’il aille sur la chaise. Je voudrais t’aider à le faire s’en sortir, mais dignement et légalement.

Michael regardait Sara, admiratif de sa détermination et de son envie de l’aider. Mais il n’allait pas pouvoir lui dire ce qu’il pensait, il ne pouvait pas lui dire qu’il avait déjà tout essayé, que c’était peine perdue. Qu’il ne fallait plus compter sur la justice pour sauver Lincoln.

- Michael : Sara, c’est compliqué.

- Sara : Michael, j’ai lu le dossier de ton frère, je te crois, il y a eu des ratés dans le jugement, plein de choses ne collent pas. Mais il n’y a pas de complot. Ça c’est de la paranoïa. Je compte en discuter avec mon père dès ce soir. Je veux vous aider, je t’assure.

Elle le touchait, avec ses accents de sincérité, dans sa voix et dans ses yeux. Il était persuadé qu’elle ferait tout pour l’aider. Mais c’était en vain.

- Sara : j’ai gardé une copie du dossier de ton frère. J’ai surligné et annoté toutes les incohérences. Un juge ne peut pas passer outre si elles sont correctement identifiées et démontrées. Il faut en parler avec votre amie Veronica. Faire appel. Attends, je vais te montrer.

Sara se dirigea vers son sac où elle gardait le dossier. Elle commença à fouiller à l’intérieur. Elle sentit Michael se lever. Il se plaça derrière elle, contre son corps. Elle se tendit instantanément, comme électrisée par ce contact. La chaleur de son corps à lui envahit le sien… Elle sentit son souffle sur sa nuque, un frisson la parcourut toute entière. Michael lui enserra la taille et lui chuchota doucement à l’oreille :

- Michael : merci…

Sara se retenait de se retourner, elle aurait tout donné pour ne plus être médecin, qu’il ne soit plus prisonnier et se jeter simplement dans ses bras.

Mais un brouhaha de voix et de semelles martelant le sol du couloir la fit revenir à la réalité.

Michael recula de plusieurs pas, la porte s’ouvrit en trombe et l’infirmerie fut envahie de policiers et gardiens qui suivaient Pope.

- Pope : Michael Scofield, vous êtes transféré dès à présent à la prison correctionnelle d’Illinois, dans le quartier haute sécurité. Ce transfert prend effet aujourd’hui à 16h. Embarquez-le !


Ah bah si elle portait malheur la partie 13... lol!
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:41

Une suite pleine de joie... ou pas tongue tongue tongue
Désolée, je crois que c'est un peu long...

Partie 14 :

« Pope : Michael Scofield, vous êtes transférés dès à présent à la prison correctionnelle d’Illinois, dans le quartier haute sécurité. Ce transfert prend effet aujourd’hui à 16h. Embarquez-le ! ». Les paroles de Pope résonnérent comme une sentence dans toute l’infirmerie…

- Pope : Saisissez-le !!!

Deux gardes saisirent violemment Michael, furieux, qui se débâtait…

- Michael : Quoi ??!! Non !!!!!!!!!!!!
- Pope : ça n’est pas discutable ! Embarquez-le !!
- Michael : Non !! Hors de question, je ne suis pas censé partir aujourd’hui, il me reste encore plusieurs jours !! C’est le règlement !!
- Pope : Je me fiche du règlement !

En retrait depuis le début, Sara intervint.

- Sara : Henry, il a raison, ça n’est pas la procédure.
- Pope : Sara, ne vous mêlez pas de ça !!!
- Sara : Henry, je ne comprends pas d’où sort cette décision…
- Henry : je vous ai dit de ne pas vous mêlez de ça !!! SORTEZ !!!
- Sara : Henry, malgré tout le respect que je vous dois, je ne vais pas vous obéir ! Nous enfreignons les règles et qu’il soit prisonnier ou pas, il a des droits.

Pope se retourna totalement vers Sara et la scruta intensément comme pour essayer de comprendre les raisons de son intervention.

- Henry : IL a demandé à se faire transférer. Nous lui donnons cette opportunité plus tôt que prévu. En gros, nous le satisfaisons en avance. En quoi cela pourrait-il le gêner ? Et surtout, en quoi cela pourrait-il VOUS gêner ?

Sans se démonter, Sara le toisa à son tour.

- Sara : il a une semaine pour se décider ou se rétracter. C’est la loi. Rien de plus, rien de moins.
- Henry : quel intérêt avez-vous à contester cette décision ?
- Sara : aucun, j’aime bien que les choses soient justes.

Avec assurance, elle enchaîna :

- Sara : et si vous persistez à vouloir le transférer aujourd’hui j’appelle le Gouverneur, j’ai sa ligne directe.

Mi-circonspect mi-amusé, Pope se tourna vers les gardes.

- Pope : bien, lâchez-le. Nous allons patienter dans le couloir pendant que le docteur Tancredi appelle son PA-PA !

Pope et les gardes sortirent. Michael resta pantois.

- Sara : je vais essayer de joindre mon père. Mais je ne sais pas ce qu’il va pouvoir faire. Il se peut qu’il ne soit nullement coopératif après l’épisode de l’hôpital.

Michael se mordillait la lèvre du bas.

- Michael : merci Sara.
- Sara, soupirant : ça n’est pas encore fait.
- Michael : je ne peux pas partir avant l’exécution. Je ne le croiserai plus avant qu’il…

Michael se tut, sa voix tremblait.

Sara s’approcha et lui posa la main sur l’avant-bras. Une main chaude et douce qui diffusait chez Michael l’envie de continuer, l’envie d’espérer, l’envie de se battre… Il avait une alliée dans cet enfer où les obstacles se multipliaient, chaque fois pires, chaque fois compromettant un peu plus ses plans déjà fragilisés.

- Sara, chuchotant : ne t’inquiète pas, je suis là.

Sara sortit de l’infirmerie pour passer dans le petit bureau d’à côté. Elle évita de regarder trop longtemps Pope dans le couloir. Il semblait trop sarcastique et sûr de lui, un Pope qu’elle ne connaissait pas et qu’elle n’aimait pas. Du peu qu’elle le connaissait d’ailleurs, c’était un homme juste et droit, peu enclin à contourner la loi. Elle se demandait s’il était au courant de la tentative d’évasion de Mike et s’il accélérait le transfert dans le but d’étouffer l’affaire. Il y avait de fortes chances que ce soit ça ; quand bien même ça n’était pas une mauvaise raison, elle ne pouvait se résoudre à accepter que Mike soit si vite transféré. Elle saisit le combiné, se demandant si elle ne le faisait pas aussi un peu pour elle… Elle composa le numéro du cabinet de son père, tout en continuant de garder un œil sur Michael dans l’infirmerie.

- Sara : oui, bonjour Grace. C’est Sara. Je souhaiterais parler à mon père. Il est disponible ?... Ok, merci !

Sara patienta deux minutes, légèrement anxieuse.

- Sara : oui papa ? C’est moi. Désolée de te déranger mais j’ai une question à te poser.
- Frank (à l’autre bout du fil) : Bonjour chérie. Je t’écoute.
- Sara : est-ce qu’il est permis de transférer un prisonnier dans un délai inférieur à une semaine ?...
- Frank : non. La loi exige une semaine.
- Sara : non ?! Ok merci. Donc on peut s’opposer à une décision qui vient à l’encontre de ce texte ?
- Frank : en théorie oui.
- Sara : Mmmm… Alors je t’explique, je sais que tu vas encore me morigéner (héhé, clin d’œil à certaines lectrices) mais on essaie de transférer Michael dans une autre prison, la correctionnelle de l’Illinois, alors que la demande n’a été faite qu’il y a trois jours…
- Frank : Sara, tu plaisantes. Pas encore lui ?
- Sara : Papa, je te poserais la question pour n’importe quel autre détenu que l’on essaierait de léser…
- Frank : Sara, vas-tu cesser de défendre ce prisonnier et son frère ? On n’atterrit pas pour rien en prison. Je ne sais rien de ce transfert mais je sais que Henry Pope et Max Chain, le directeur de la prison correctionnelle sont très amis. S’ils se sont arrangés entre eux, c’est peine perdue, personne ne va aller soutenir Scofield.
- Sara : Mais papa, tu viens de me dire le contraire !!
- Frank : Sara, entre la loi et son application, tu as ce qu’on appelle le principe de réalité.
- Sara : et si je te demandais d’intervenir ?
- Frank : tu plaisantes j’espère ? Je ne m’opposerais pas à une décision qui me convient parfaitement, après ce que j’ai vu entre toi et ce prisonnier, j’aime autant que vous soyez séparés… Et puis que vont changer quatre jours de délai en plus ou en moins, tu peux me le dire ? La demande est faite, elle aurait été appliquée tôt ou tard !
- Sara : ils vont exécuter son frère, il essaie juste de rester au maximum avec lui !!
- Frank : Qui a demandé son transfert ?
- Sara, gênée : lui-même.
- Frank : Pourquoi ?
- Sara : Je ne sais pas…
- Frank : Alors pourquoi tu t’en mêles ? Il a ce qu’il veut ! Reste en dehors de tout ça Sara ou tu vas finir par t’attirer des ennuis. Et je ne serais peut-être pas là pour t’aider. Bon après-midi chérie !

Sur ce, le Gouverneur raccrocha, laissant Sara abasourdie.

Mouzik, avec un titre qui se prête à la situation Laughing http://fr.youtube.com/watch?v=YdElua_l-M0

Elle releva la tête, fixa à travers la vitre Michael, qui patientait anxieux. Pope apparut à l’encadrement de la porte.

- Pope : Alors ? Vous avez obtenu un privilège de votre père Sara ?
- Sara : Non
- Pope : Bien. On va pouvoir procéder à ce transfert donc. Je vais quand même aller passer un coup de fil à votre père pour lui exposer ma motivation, histoire que nous nous comprenions parfaitement.

Sara serra les dents. Pope disparut dans le couloir. Elle se retourna une nouvelle fois vers l’intérieur de l’infirmerie. Elle regarda Michael, nerveux. Elle sortit de la petite pièce et se dirigea vers l’infirmerie et tourna la poignée. Celle-ci resta bloquée.

- Un garde : non Docteur ! Je suis désolé mais Pope a interdit l’accès jusqu’à son retour.
- Sara : non, non, non !!!

Sara tapa de rage contre la vitre. De l’autre côté, Mike avait compris qu’on l’avait enfermé et envisageait le pire. Il se précipita vers la porte et tenta à son tour de l’ouvrir. Rien ne céda, comme l’avant-veille, la poignée resta immobile, faisant s’envoler une fois de plus tous ses espoirs.

Il regarda Sara dont le visage s’était décomposé.

- Michael : Tu as eu ton père ?

Sara n’entendait pas les paroles de Michael, étouffées par l’isolation de la porte.

- Sara : Quoi ? Je ne t’entends pas !! Parle doucement. P-a-r-l-e d-o-u-c-e-m-e-n-t.
- Michael, tâchant d’articuler derrière la vitre : T-u a-s e-u t-o-n p-è-r-e ?

Les sanglots coincés aux fonds de la gorge, Sara fit seulement signe de la tête que oui.

- Michael : A-l-o-r-s ?

Michael était suspendu aux lèvres de Sara. Mais à voir son joli visage si triste, il se doutait déjà de la réponse.
Sara secoua la tête à contre cœur, son visage exprimant toute sa peine et sa déception. Michael lu sur ses lèvres « Désolée » qui semblait lui coûter.

- Sara, articulant doucement : Pope a su ?

Michael acquiesça, dépité.

Sara tenta stupidement de rouvrir la porte, en vain. Elle se trouvait à la place de Michael deux jours auparavant. Elle se rendait compte de ce qu’il avait dû ressentir en se retrouvant, ainsi, la porte fermée. Fermée à tout. Fermée à la vie. Lui qui ne voulait que sauver son frère. Lui qui n’avait dû faire ça que par amour démesuré. Lui qui avait sacrifié sa vie pour un autre. Et c’est elle qui avait donné ce tour de clé maudit. Peut-être qu’il aurait pu sortir de là. Peut-être qu’il aurait pu sauver son frère et se sauver lui. Du Michael Scofield qu’elle connaissait, elle savait qu’il en aurait été capable. Il n’avait pas dû planifier ça à la légère. Son cœur se serra dans sa poitrine, au point de lui faire atrocement mal. Quelle idiote elle avait été ! Qu’allait-il devenir maintenant ? Et Lincoln ? Et elle. Ses larmes aux bords des yeux débordèrent et plusieurs gouttes salées vinrent s’écraser sur le seuil de la porte.

Dans un geste désespéré, elle plaça sa main sur la vitre froide. Elle plongea son regard empli de culpabilité dans les yeux de Michael. Lui aussi avait les larmes au bord des paupières. On aurait dit des vagues de tristesse devant ses yeux océan.

- Sara : PARDON ! J’aurais dû…
- Michael, doucement : non, chutttttt…

Michael posa également sa main sur la vitre, à l’endroit exact où se trouvait celle de Sara. Il restèrent en silence à se regarder mutuellement, comme s’ils se voyaient pour la dernière fois. En entendant Pope revenir, Sara sécha ses larmes et se détourna de la porte.

Pope ouvrit l'infirmerie et les gardes s’engouffrèrent, menottèrent Michael et le traînèrent vers la sortie.

- Pope : la camionnette de transfert est sur le parking. Allez-y directement…

Les gardes passèrent devant lui et Sara. Aussi longtemps qu’il le put, Michael regarda Sara. Pope leur emboîta le pas.

Voilà l’aventure s’arrêtait là. Pour lui comme pour elle. D’une autre prison, Michael allait purger sa peine. La prochaine fois qu’il verrait Lincoln il serait sur une chaise prêt à mourir, il ne resterait que 20 minutes dans Fox River et repartirait. Il ferait 5 ans, sans remise de peine, il se doutait que Pope ne laisserait pas passer sa tentative d’évasion, cette trahison qui avait failli compromettre sa crédibilité et sa prison. Dans 5 ans, Sara en aurait 34 et elle serait probablement mariée et maman, sûrement comblée.

Il regarda une dernière fois son visage, celui qui aurait pu être le visage de la femme de sa vie. Puis il ne vit plus rien disparaissant à un angle du couloir.

Pope se retourna une dernière fois vers Sara et y vu les larmes aux bords de ses yeux affolés.

- Pope : on a tous à un moment ou un autre succombé à son charme. C’était une erreur. C’est une erreur de vous mettre dans cet état Sara. Oubliez-le, c’est encore ce que vous avez de mieux à faire.
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 18:43

Petite suite... et zéro action, j'vous préviens...

Partie 15:

« Oubliez-le, c’est ce que vous avez encore de mieux à faire. »

Les dernières paroles de Pope résonnaient encore aux oreilles de Sara. Elle avait plus ou moins réussi à ne pas trop y penser ces deux derniers jours, à chasser ses idées noires, à évacuer le chagrin de son esprit, elle s’était plongée dans le travail, multipliant les visites de prisonniers, soignant, piquant, pansant. Mais ce matin, en ce début de week-end, le froid et la tristesse affluait en elle comme un raz-de-marée. Elle se retrouvait seule face à elle-même. Vide et abattue.

A quoi pouvait-elle encore se raccrocher ? A qui ? Sans mère, sans père présent, sans amour, sans but... Elle avait dû redoubler d’effort pour se sortir du lit, se laver, s’habiller… Les yeux perdus dans le vague, elle restait prostrée sur son canapé, une petite couverture jetée négligemment sur ses jambes. Elle ne savait que faire. Ne voulait rien commencer. L’image du visage de Michael dansait devant ses yeux. Ses grands yeux clairs, son sourire charmeur, l’odeur et le toucher de sa peau, il n’y avait que le souvenir de cet homme pour faire bouée dans sa noyade. Il l’avait emplie de quelque-chose qu’elle ne connaissait que peu encore : la chaleur d’un amour puissant, plus fort que tout, presque plus fort que le devoir et la loi (parce qu’à recommencer, elle l’ouvrirait pour lui cette foutue porte)… les flammes de la passion qu’elle avait d’abord repoussées était venues la mordre dans tout son corps, son cœur et son esprit et l’avait rendue plus vivante que jamais, plus accro qu’elle ne l’avait jamais été. Et à présent qu’elle avait goûté à ça et que nul espoir était permis, où diable allait-elle trouver la force de poursuivre sans ?

Il y avait bien une petite voix, qui lui disait de l’attendre, d’aller le voir et de l’aider. Mais 5 ans, à faire les parloirs une fois par semaine, pour voler 10 minutes de bonheur, ça n’arrangeait pas la deuxième petite voix qui lui susurrait que ça ne mènerait nulle part, qu’il ne se remettrait pas de la mort de son frère, cette mort qu’elle n’avait pas empêchée, et que de toute façon il ne s’était intéressé à elle que par intérêt.

Qui était-elle pour lui ? Pensait-il à elle maintenant qu’ils étaient éloignés, qu’elle ne pouvait plus rien lui apporter ? Elle en doutait… Si on faisait les comptes, cela ne donnait que peu de semaines de côtoiement, quelques regards équivoques, un baiser et de nombreuses disputes. Comment parier sur si peu ? Même si pour elle cela faisait tellement. Sa mère lui avait tellement répété que les hommes étaient des menteurs et des tricheurs. Pouvait-elle faire confiance à son instinct qui la poussait vers lui ? Ou valait-il mieux qu’elle écoute Pope, qu’elle ferme la porte de son cœur et se mure dans son malheur ?

Le sifflement de la bouilloire la sortit de sa torpeur, elle se dirigea comme une automate dans la cuisine, sortit un mug, prit quelques feuilles de thé qu’elle laissa tomber dans la théière. Elle prit la bouilloire et se versa de l’eau encore frémissante… Elle se perdit quelques temps dans la contemplation du liquide se déversant dans la tasse.

Le week-end s’annonçait long, douloureux et sans intérêt. Tout comme la semaine à venir et le reste de ses jours aussi… que pouvait-elle faire pour se sauver du gouffre dans lequel elle commençait à glisser ?

--------------------------------------------------------------------------------------

« Scofield, parloir !»

Michael se redressa de sa couchette. Le seul intérêt de cette nouvelle prison était sa nouvelle cellule. Haute sécurité. Donc unique. Il n’avait pas à gérer de codétenu irascible, violent ou psychopathe. Voilà encore ce qui lui permettait de tenir, de ne pas craquer. Il enfila ses chaussures et se dirigea vers la porte blindée où patientait un garde peu affable. Il le suivit dans le méandre de couloirs hideux et glacials, sans grande conviction, trainant des pieds… l’espoir s’était éteint avec le transfert devenu effectif. Plus rien ne lui importait désormais. Il ne faisait que décompter les minutes avant celle, fatale, qui tuerait son frère, son pilier, son père de substitution. C’est avec découragement qu’il pénétra dans la salle des parloirs, découragement qui sembla s’évaporer quand il vit la jeune femme assise de l’autre côté de la vitre. Elle avait le sourire resplendissant et un beau regard encourageant… Tout n’était peut-être pas perdu…

- Michael, timide : « Salut… »

Il enchaina les larmes aux yeux.

- Michael : « Je suis heureux de te voir. Je pense qu’aucune autre visite n’aurait pu me faire plus plaisir aujourd'hui.»
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 19:11

salut je viens de lire la fic et j'aime beaucoup !
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 19:12

HAHA, voilà la vraie suite, en attente depuis l'année dernière
Laughing Laughing

Partie 16:

- Michael : Je suis heureux de te voir. Je pense qu’aucun autre visiteur n’aurait pu me faire plus plaisir à cet instant.

La jeune femme assise au parloir lui sourit. Elle était heureuse de pouvoir venir le rassurer un peu, le soutenir, l’encourager. Elle plongea dans ses yeux, y lut la détresse et le désarroi. Elle glissa ses doigts à travers la grille, pour lui toucher la main, lui communiquer un peu de chaleur et de compassion.

- Veronica : Tout n’est pas perdu, Michael. Jusqu’à la dernière seconde avant l’exécution, tout reste possible. On l’a déjà vu ! On ne baisse pas les bras ! Pas maintenant ok ?

Après une pause, elle reprit, avec un large sourire confiant :
- Veronica : Je pense qu’on a de bonnes nouvelles !

Michael se détendit, lui sourit et la petite flamme de l’espoir à laquelle il se raccrochait si souvent et qui s’était éteinte récemment, s’attisa à nouveau au fond de son coeur. Il serra ses doigts sur ceux de la jeune femme. Ils se comprenaient, depuis le temps qu’ils se côtoyaient, s’épaulaient, luttant pour sauver cette même personne qu’ils aimaient tous deux.

- Michael : Je savais que je pouvais compter sur toi. Regarde où j’en suis avec cette tentative ratée… Heureusement que tu es là ! Dis moi ce que tu as de nouveau ?
- Veronica : En soi, rien de plus. Mais nous avons une nouvelle oreille attentive. Je sais que tu ne vas pas forcément cautionner qu’il s’en mêle Michael, mais je t’en prie écoute ce que j’ai d’abord à te dire. Ton… ton père est entré en contact avec moi. Il est venu me trouver pour m’expliquer les différentes imbrications de l’affaire. C’est beaucoup plus compliqué et sensible que tout ce qu’on a pu imaginer. Nos spéculations sont bien loin du compte.

En entendant parler de son père, Michael avait serré les poings et les dents. Il pesta, visage fermé et voix acide :

- Michael : Qu’a-t-il à faire dans toute cette histoire ? Hein ??!! C’est à peine s’il était à l’heure pour venir assister à l’exécution de son propre fils et aujourd’hui il nous balance qu’il en sait plus que nous et que quiconque ? Dis-moi que c'est une plaisanterie V. !
- Veronica : Calme-toi Mike. On ne va pas cracher sur une aide inespérée, pas maintenant ! On n’a pas les moyens de faire les fines-bouches. Ton père estime que Lincoln a été piégé pour mieux l’atteindre, lui, à cause de certaines informations compromettantes qu’il détiendrait sur Ecofield, la société de Terrence Steadman !

Michael laissa son poing s’abattre violemment sur la table. Un gardien s’approcha, mais Michael fit signe qu’il se calmait.

- Gardien : Encore deux minutes.
- Veronica, poursuivant, impassible : Lui aussi affirme que Terrence Steadman est vivant ! Et il a des contacts hauts-placés, de confiance, prêts à nous aider !
- Gardien, sèchement : C’est terminé.

Il saisit Michael par le bras.

- Veronica : Je te tiens au courant. C’est notre seul espoir ! Courage !

Michael fut entrainé vers les cellules. Il fit un petit geste tendre de la main à Veronica, pour lui dire aurevoir et la remercier. Elle avait raison, il fallait jouer toutes les cartes sans tarder, même les non désirées.
--------------------------------------------------------------------------------

Le téléphone retentit dans l’infirmerie.

- Katie : Infirmerie ?

Silence.

- Katie : Bien, je vous la passe… Sara ? C’est pour toi !

Sara lâcha le dossier qu’elle était en train de remplir et se dirigea vers le combiné, le cœur battant.

- Sara : Oui ?

Silence. Le visage de Sara se ferma.

- Sara : Bien, j’arrive immédiatement.

Sara ne put ignorer le regard interrogateur de Katie.

- Sara : C’est Pope, il veut me voir.
Elle ponctua sa phrase d’une grimace, qui n’annonçait rien de bon.

5 minutes plus tard, Sara toquait puis entrait dans le bureau de Pope. Il était assis dans son fauteuil, les mains croisées sur le bureau, le visage dur et sévère.

- Pope : On ne va pas y aller par 4 chemins Sara. J’ai déjà trop discuté ces derniers jours. Alors je vais être direct : je sais que vous êtes au courant de tout ce qui s’est passé ici ces derniers temps. Bien sûr, je l’ai deviné en voyant votre comportement le jour du transfert de Scofield, je n’ai en revanche aucune preuve formelle contre vous. Mais je suis intiment persuadé que vous saviez tout de l’affaire. Alors ma question va être simple : pourquoi n’avez-vous rien dit ?

La dernière phrase, que Pope avait prononcée entre les lèvres, d’un ton tranchant, lui coupa presque le souffle. Elle n’avait pas imaginé que Pope puisse la soupçonner. Elle aurait tout donné pour qu’il ne sache rien. Elle réussit à inspirer, mais une boule se forma dans sa gorge. Le vieil homme assis en face d’elle avait été un des seuls à lui faire sincèrement confiance et elle savait qu’elle aurait dû tout lui dire par devoir. Sans se démonter, elle répondit cependant :

- Sara : Certainement pour la même raison qui vous a fait vous taire devant les médias.
- Pope, sourire ironique : Je sais à quel point vous êtes une femme dévouée et intelligente Sara. Mais ne me prenez pas pour un idiot. Je n’ai rien dit moi, mais le mal était déjà fait. Vous, vous auriez pu empêcher la tentative depuis le début. Tuer le poussin dans l’œuf. Au lieu de ça, vous avez dissimulé des choses que vous saviez.
- Sara : Je n’ai aidé en rien Henry, je vous le jure. Je me suis juste tu.
- Pope : Juste tu ? Je vous ai accepté ici Sara, avec le passé qui était le votre ! Je vous ai fait confiance, je vous ai donné un poste de médecin qu’on vous refusait partout ailleurs ! Est-ce ce que je méritais en retour ? Cette trahison ?

Sara reçut ce mot comme un coup de poing. Mais elle encaissait, sans broncher, comme elle savait si bien le faire.

- Sara, la voix éraillée par l’émotion : Henry, j’ai toujours bien fait mon travail et je vous serai éternellement reconnaissante de la seconde chance que vous m’avez donnée. Sans mon métier de médecin, je n’étais et je ne suis rien ! Vous m’avez fait confiance, alors que tous les autres me blâmaient de mes égarements. Je suis profondément désolée de vous avoir déçue. Sachez juste que je n’ai pas apporté l’aide qu’ils me demandaient. Bien sûr, j’ai laissé faire, mais pour ma défense, je n’ai eu que quelques heures de réflexion et je suis persuadée que Lincoln Burrows est innocent. Lisez son dossier, recoupez les informations. Cet homme ne devrait pas être ici, à attendre son exécution. Soyez bien sûr que rien d’autre n’a fait pencher ma balance : je voulais en partie empêcher la mort de cet homme injustement accusé.
- Pope : Et T-bag ? Et Abruzzi ? Et Tweener ? Et C-Note ? Et Westmoreland ? Et Sucre ? Sont-ils également innocents ? Comment le beau Scofield a-t-il réussi à vous convaincre que leur dossier était également clean ?
- Sara, horrifiée : Quoi ? Qu'ont-ils à voir là-dedans ? Je ne sais pas du tout de quoi vous parler !
- Pope, satisfait : Bien ! Parce que je sais qu’on vous a berné autant que moi Sara, je vais juste vous notifier une mise à pied de 2 mois. Le temps de réfléchir à vos actes ! Nous aurons un entretien à votre retour, pour savoir si oui ou non il est intéressant que je vous garde au sein de l’équipe Fox River. Et pour votre gouverne, Scofield et Burrows ne s'évadaient pas seuls mais avec plusieurs autres détenus aussi dangereux que T-bag et Abruzzi... Méditez bien ça pendant votre "congé" !!

Abasourdie par cet énième coup de massue auquel elle ne s’attendait pas, Sara arracha machinalement son badge, le jeta sur le bureau de Pope et sortit précipitamment. Elle courut à moitié dans les couloirs de la prison, les yeux embués, le cœur affolé, ne vit pas ceux qu’elle croisait. Elle prit juste le temps de remettre sa blouse au vestiaire, de prendre son manteau, de passer dans la réserve et de se diriger comme un robot vers le parking, sans dire même au revoir à Katie.

Sur le parking désert, elle laissa éclater ses sanglots saccadés. Une petite musique accompagnait le bruit des pleurs : le tintement de deux fioles s’entrechoquant dans la poche de son manteau, des petites fioles d’héroïne qu’elle avait pris le temps d'aller chercher dans la réserve, avant de partir pour de bon.
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 19:13

mike & sara a écrit:
salut je viens de lire la fic et j'aime beaucoup !

Merci !!!

Mais dis-moi, tu lis super vite !! Cool Cool Cool
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 19:18

j'en avais déjà lu une bonne partie sur undé mais quand on aime on lis vite !!
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ion_ion
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 19:26

Neutral Rentre chez toi Véronicaca nous on veut Sara :heart:

Rooh elle me fait de la peine Sara, y a tout qui lui tombe sur la tête en même temps No bon j'espère qu'elle était tellement déboussolé qu'elle a pas pensé à prendre de seringue et qu'elle en a pas chez elle comme ça, Poubelle la morphine ! lol

Very Happy J'étais contente de lire une nouvelle suite... But I want more Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 20:10

QUOI QUOI QUOI ??? me voila de nouveau OFFRUSQUER y'a pas de chapitre inédit ?? ....

Bon on va dire qu'en ce mardi 20 janvier 2009 je suis quand même fière de toi que tu es de nouveau posté t'as fic... cela dit mon harcèlement n'est pas terminé et regarde comme je suis gentille... je commence tout de suite et trés fort...

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 20:12

scratch Ah ben moi je croyais que c'était une vraie suite, j'avais jamais lu la dernière Rolling Eyes
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poupinette444
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MessageSujet: Re: Close   Mar 20 Jan - 20:13

ben si, elle est nouvelle la partie 16 lol! lol!


merci quand même pour la belle tofo
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MessageSujet: Re: Close   

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