les deux dernières parties du chapitre 2 : bon je pense pas que ce que je fais aujourd'hui soit parfait, loin de là, mais je vois vraiment la différence avec mes premières suites donc toutes mes excuses !
Le lendemain en début d’après midi (pensées de Sara).Ca y est nous y sommes. Lincoln est à mes cotés et nous restons ainsi, silencieux, quelques minutes devant le grillage. La prison de Sona se dresse devant nous comme une énorme forteresse. Elle est imposante mais à première vue, n’a pas l’air terrifiante. Pourtant je suis paniquée. J’ai des palpitations et je sens mon cœur battre à une puissance folle contre ma poitrine. Les battements s’accélèrent alors que j’entends une voix prononcer « Scofield, tienes una visita, Scofield, you have a visitor ».
Lincoln comprend vite mon angoisse et pose une main sur mon épaule pour me rassurer. Son geste est réconfortant. Je tourne brièvement la tête vers lui pour lui sourire en signe de reconnaissance avant que mon visage ne reprenne sa position initiale quand j’entends cette immense porte s’ouvrir.
Je vois maintenant sa silhouette se dessiner et se rapprocher petit à petit. J’ai l’impression que chacun de ses pas seraient capables de faire sortir mon cœur de ma poitrine tellement il bat à vive allure. Ses yeux sont braqués sur moi, il a le visage sérieux et les traits tirés. Il a l’air épuisé. Je constate soudain qu’en voyant son frère arriver, Lincoln a retiré sa main de mon épaule et il tapote maintenant la barrière en acier qui se trouve devant nous, nous indiquant une limite à ne pas dépasser. Je suppose que tout comme moi il est anxieux de voir Michael et de savoir comment il va.
Il est là, devant nous, et dans un soupire relâche toute son angoisse. Il a l’air soulagé de nous voir. Quant à moi, je reste comme figée, hypnotisée par son regard. Il me fixe lui aussi intensément. Soudain je me sens comme oppressée et je ne peux me résoudre à rester ainsi, préférant baisser les yeux. J’ai peur de lire en lui un sentiment de dégout. Puis Lincoln intervient et nous sort de cet affreux silence. L : Content de te voir Mike.
M (regardant Sara intensément) : …
L (sur un air blagueur et un brin vexé) : Et oh, Michael ! Bon ok, j’ai pas les atouts physiques de Sara, mais tu pourrais tout de même m’accorder un peu d’attention.
M (détournant son regard à regret de Sara) : hein… heu oui pardon désolé Linc.
L (inquiet) : Alors comment c’est Sona ?
M (jetant un bref coup d’œil à Sara, quelque peu déçu qu’elle ne le regarde pas) : Heu… bin tu sais, on se croirait presque en colonie de vacances : tu retrouves de vieilles connaissances, des douches collectives et de la nourriture immangeable.
A ces mots, je lève la tête et j’aperçois un sourire se dessiner sur le visage de Michael. Je suppose que c’était la réaction qu’il attendait. Cela me réconforte un instant, juste le moment de lui sourire, timidement, à mon tour. Puis son visage se focalise sur Lincoln à nouveau alors que celui-ci continu la conversation. L : On a passé la matinée à l’ambassade avec Sara (jetant un bref coup d’œil vers Sara en prononçant son prénom). Il semblerait qu’il soit impossible de te faire sortir d’ici tant que tu n’auras pas été acquitté aux Etats-Unis. Mais Sara a eu un ami de son père au téléphone (la regardant à nouveau pour l’invité à continuer).
S (déglutissant) : hum… oui, j’ai appelé Bruce un ancien ami de mon père. C’est lui qui a tout fait pour nous disculper Lincoln et moi. Il semblerait que nous devions retourner à Chicago quelques jours afin de mettre tout ça au clair pour te défendre devant la court vu que tu es bloqué ici.
L : Oui et pour ça, on va avoir besoin que tu nous racontes ton plan, depuis le jour où tu l’as initié jusqu'à notre arrivée au Panama. Enfin Mike, tu nous fais la version courte, raconte nous simplement ce à quoi je n’ai pas participé, pour le reste je me débrouillerai.
M : heu… ok pas de problème (regardant toutefois Sara avec un air gêné, elle n’est pas au courant de la totalité de son plan). Donc au début comme tu le sais, j’avais commencé à évaluer toutes les possibilités légales pour te sortir de là, mais elles s’effondraient les unes après les autres, et quand tu m’as dit que tu allais être incarcéré à Fox River j’ai eu comme un déclic…
[b]
Alors que Michael décrit son plan à Lincoln dans les moindres détails et que celui-ci prend des notes, mon esprit s’égard. J’ai la sensation de tourner au ralenti. Et certains de ses mots résonnent dans ma tête. M (toujours gêné) : J’ai rassemblé le plus d’informations possible sur toutes les personnes qui joueraient un rôle important dans cette évasion, qu’il le sache ou non (regardant Sara d’un air désolé à ces mêmes mots). Abruzzi pour l’avion, Westmorland pour l’argent, Pope… (hésitant) et… heu… Sara…
En prononçant mon nom, je le sens perde confiance. Il a peur de ma réaction et n’ose pas me regarder. Il est vrai que pendant une fraction de seconde je lui en ai voulu, mais tout ça est fini. Je tiens trop à lui, et j’ai moi-même peur de ce qu’il peut bien penser. Il est ici à Sona à cause de moi.
Pendant la totalité de son discours, je reste muette. Il a presque fini mais je suis dans un état second. J’ai la tête qui tourne, chamboulée par trop d’émotions qui se bousculent les unes après les autres. La tristesse de savoir qu’il s’est servi de moi, la douleur quand il fait référence à mon père, une pointe de jalousie quand il évoque le nom de Nika, une terrible gêne alors qu’il mentionne mon overdose, et une joie immense quand il murmure en me regardant, que la seule chose qu’il n’avait pas réellement prévu c’était de tomber amoureux de moi. Mais je dois me reprendre alors que je sens que le récit de Michael s’achève. L : Très bien Mike, j’ai tout noté… (regardant tour à tout Sara et Michael) Hum…bon, je vous laisse 5 minutes tous les deux. (regardant Michael) ne faîtes pas de bêtises ok. (regardant Sara), je t’attends là bas.
M : Merci Linc.
L (regardant une dernière fois son frère): On se voit dans trois jours.
M (hochant la tête et regardant Lincoln s’éloigner) : …
M (dévisageant Sara) : Trois jours hein ?
S (détournant son regard de celui de Michael) : Oui.
M (cherchant son regard) : Je suis content de te voir Sara.
S (l’évitant toujours) : …
M (voyant qu’elle joue nerveusement avec ses mains) : Sara ?
S (fixant ses pieds): Michael, je suis vraiment désolée. Je…je ne voulais pas que ça finisse ainsi, que tu finisses ici. C’est de ma faute je suis vraiment désolée…
M : Arrêtes, tu n’as rien à te reprocher. Après tout ce que tu as subi à cause de moi, c’est la moindre des choses que je pouvais faire. Et si c’était à recommencer, je referais pareil. Je t’aime trop Sara. Regarde-moi.
S (levant les yeux vers lui) : …
M (plongé dans son regard) : …
S: On fait décidemment un joli couple toujours en train de s’excuser pour tout.
M (la fixant intensément et avec un sourire) : Tu es magnifique.
S (souriant timidement) : …
M (riant) : Oui, bon je sais, on ne peut pas en dire autant de moi vu l’état dans lequel je suis.
S (retrouvant le sourire) : Oh pas de problème pour moi Scofield. Je sais parfaitement ce qu’il y a sous ses vêtements !
Oh mon dieu ! Qu’est ce que je viens de dire ? J’ai vraiment pensé tout haut ? Mais tu n’es pas capable de te taire trois secondes ! Mes joues se mettent à rougir et alors que je détourne mon visage pour ne pas rencontrer ses yeux, je sens que ceux-ci sont posés sur moi, interrogateurs. M (flirtant) : Ah bon, et depuis quand ?
S (toujours le regard fixé à ses pieds) : …
M : Sara ?
S : Heu… tu sais quand… quand tu t’es brûlé à l’épaule… j’ai du pratiquer une intervention… mais on devrait se focaliser sur ce qu’on va faire pour te sortir de là.
M (avec un sourire sentant qu’elle veut changer de sujet) : Très bien.
Un léger silence s’est imposé entre nous. Je me sens terriblement mal à l’aise après ce que j’ai dit, mais cet homme, tellement incroyable humble, parfait et si sexy, même en ayant besoin d’une bonne douche, me fais perdre mes moyens. M (cherchant un sujet) : Vous partez trois jours alors ?
S : Heu oui. Tu me l’as déjà demandé.
Non une fois de plus Sara, tu ne peux pas te taire ! Michael fait tout son possible pour changer de conversation alors qu’il voit que tu es gênée et tu lui reproches les seuls mots qu’il ait pu trouver. Je vois bien qu’il me regarde d’une manière qui veut tout dire. Comme si il allait me balancer en pleine figure « si tu préfères on peut toujours parler de toi me matant alors que je suis inconscient ».S (sur un ton faussement assuré) : Oui trois jours. On ira voir Bruce pour lui raconter ce que tu nous as dit pour faire avancer plus rapidement ton procès, et contacter des journalistes pour t’attirer la sympathie du public.
M (hésitant) : Ok. Sinon Sara… heu… je voulais te dire par rapport à tout à l’heure, quand je racontais mon plan, je suis vraiment désolé que tu ais appris tout ça de cette manière. J’aurais voulu que ça se passe autrement. Mais je te promets que je te dirai tout ce que tu veux savoir.
S : Plus de mensonges ou de cachotteries ?
M (murmurant) : Promis.
S (souriant timidement) : J’adorais ça !
M (sincère) : Moi aussi.
S (après un léger silence) : Bon, je crois que je vais y aller ou ton frère va s’impatienter.
M (blaguant) : Oui c’est bien son genre, mais dit lui qu’il n’a pas intérêt à t’embêter ou alors il aura à faire à moi.
S (perplexe) : …
M : Quoi ? Tu crois que je ne suis pas capable de battre mon frère ?
S (rentrant dans son jeu) : C’est qu’il est assez baraqué.
M (avec une main sur le cœur prétendant que ses paroles l’ont blessées) : Oh, entendre ça de la bouche de la femme que vous aimez.
A ces mots je sens comme un sentiment de plénitude m’envahir. Mon angoisse d’il y a quelques minutes est définitivement partie, remplacée par une sensation de bien être prodiguée par la plus belle chose au monde : être aimé de Michael Scofield. M (sérieux à nouveau) : Fais attention à toi.
S : Oui et puis ne t’inquiètes pas, le grand balaise est avec moi.
M (grimaçant sous une pointe de jalousie) : …
M : Je t’aime Sara.
S : Je t’aime aussi Michael.
Après un dernier regard vers lui silencieux, comme ceux qu’on avait l’habitude de s’échanger dans notre infirmerie, je me retourne et me dirige là où Lincoln m’attend. Et puis finalement je sourie à ce que je suis sur le point de faire.S (interpellant Michael qui la contemplait alors qu’elle s’éloignait) : Oh faite Scofield… Très belles fesses !
M (surpris puis amusé) : …
Je sens mon visage rougir. Mes joues brûlent suite à ces dernières paroles. Mais cela me fait un bien fou. Ces petits jeux avec Michael sont comme une bouffée d’air frais alors que je suis en apnée, alors que j’ai la tête plongée sous l’eau. Après tout, il n’y a pas de raison que je sois gênée. C’est l’homme que j’aime et tôt ou tard, ces jeux deviendront bien plus.
Je sens tout à coup mon corps envahit par une chaleur. Mais cette fois le sentiment de honte que je ressentais a été remplacé par quelques choses de complètement différent et de bien plus plaisant : le désire. Je veux cet homme. Mais pas seulement être dans ses bras, je veux qu’il pose ses mains sur moi et que nos corps s’unissent.
Soudain, voyant que je me rapproche de plus en plus de Lincoln… Penses à autre chose Sara. Vite. Dépêche-toi ! L : T’en as mis du temps Sara. C’est bon on peut y aller Doc ? (voyant le visage de Sara) Ca va ?
S (gênée) : Heu… oui.
Nous nous dirigeons ensuite vers le garde situé à l’accueil pour signer les papiers nécessaires avant de sortir. Je regarde une dernière fois vers Michael, et bien que je sois loin de lui, je le vois me fixer intensément et m’envoyer un sourire provocateur. Son corps est basculé vers l’avant du grillage, ses mains entrelacées dans les fils de fer. Son visage se tourne vers le sol, avant de revenir vers moi avec un sourire encore plus large que le précédent et toujours plus significatif. Il reste ainsi quelques secondes avant de se retourner contre son grès et de retourner à l’intérieur de la prison. La voix du garde me ramène à la réalité.G : Firma aqui !
L : Quoi ?
S : Je crois qu’il veut que tu signes sa fiche.
L (en signant) : Tu parles espagnol ?
S : Non pas vraiment, je faisais juste parti du club d’espagnol à ma fac. Tu sais on lisait des bouquins, on rêvait des beaux petits hispaniques.
L (en riant): Attention à ce que tu dis, je pourrais tout raconter à mon frère… (voyant le registre des signature) Oh c’est pas vrai !
S (apeurée) : Quoi ?
L : Sucre !
S : Fernando Sucre ?
L : Oui, il est ici. Il est venu rendre visite à Bellick ce matin.
S : Bellick, quoi tu veux dire que Brad Bellick est ici ?
L : Oui ! C’est une longue histoire, je te raconterai. Là il faut qu’on trouve Sucre. Il doit nous aider à libérer Michael.
Nous étions sur le point de partir quand derrière nous je vois une femme, une religieuse devrait-je dire, sortir de la Prison. Je reste perplexe. On nous à dit que les visites à l’intérieur de Sona étaient interdites, comment à t’elle pu entrer là bas ?S : Por favor ?
G : Si.
S : heu… porque esta monja puede entrar dentro de la prison ?
G : Oh ella, no es una monja, es une prostituta.
S (levant les yeux au ciel) : Oh !
L : Quoi qu’est ce qu’il a dit ?
S : Que ce n’est pas une religieuse mais une prostituée. (réfléchissant un instant) Je sais comment je pourrais entrer dans Sona pour voir Michael.
L : Oh non Sara, mon frère ne va pas être d’accord.
S : Oh je suis sure qu’il va apprécier…
vilaaaa !!!