Sara avait réussit à échapper aux griffes de l’agent Kellerman, cet homme sans scrupule qui ne recule devant rien. Désormais elle était seule et en danger, elle le savait, et il fallait bien qu’elle se débrouille maintenant pour trouver un endroit ou se cacher, ils en avaient après elle. Elle en était certaine. Mais le plus important pour le moment, était de retrouver Michael, pour regagner à tout prix un semblant de sérénité.
Pendant ce temps, Mahone était à la poursuite de Michael et Lincoln. Armé et prêt à tirer s’il le fallait, il n’avait plus rien à perdre à présent. Malgré cette poursuite interminable, Michael essaya en vain de joindre Sara par téléphone. Elle répondit, mais trop tard, Mahone se tenait devant eux, arme à la main. Il avait mit la main sur nos fugitifs.
- Allô, Allô, Michael ?
Sara ne reçu aucune réponse, elle avait compris que Michael avait tenté de la joindre mais que quelque chose l’empêchait de répondre. Elle avait peur.
Son arme pointé en direction des deux frères, Mahone les obligea à mettre les mains en l’air et face contre le véhicule qu’ils occupés quelques minutes avant. Michael et Lincoln s’exécutèrent.
- Je t’avais dit Michael que c’était une question de temps.
- C’est ce qu’on verra répliqua Michael le plus discrètement possible.
Parce qu’il avait entendu les mots de son frère, Lincoln regarda le d’un air apeuré, Il savait que Michael avait toujours une solution à proposer, mais la situation présente, ne le rassurait guerre.
- Tu croyais que tu allais m’échapper encore longtemps ? Tu vois Michael, toi et moi, on est pareil finalement…
- Non je ne crois pas.
- Bien sure que si, nous voulons tous deux sauver nos famille et ça, à n’importe quel prix…
L’intonation qu’avait prit la voix de Mahone raisonnait dans l’esprit de Michael, il avait bien compris ses intentions, sortir vainqueur de ce combat qui à l’origine ne semblait avoir ni queue ni tête.
- Tu m’as piégé une fois, mais c’était la seule, la seule… je ferais tout, tu entends tout pour arriver à mes fins, reprit Mahone.
- Ce n’est pas moi qui ai commit un meurtre, et si mon frère et moi on tombe, tu tombes avec nous.
- Mais qui te parles de tomber ? Maintenant que je t’ai, je ne te lâcherais plus, dit Mahone dans un rire satirique.
Lincoln, témoin de cette discussion sans le moindre sens pour lui, sentit une forte inquiétude se dessiner sur son visage.
- Je vois, dit Michael, le front perlé de sueur, puis marqua une pause. Mais si tu voulais nous tuer, tu l’aurais déjà fait, alors pourquoi ? Laisse-nous partir et ton secret sera bien gardé.
- Tais-toi, tu n’es pas en position de négocier quoique ce soit.
- Toi aussi, toi aussi ils te menacent, ils veulent te prendre quelque chose ou quelqu’un peut-être … ? dit Michael pensant qu’il était temps de tenter le tout pour le tout.
- ARRÊTE cria Mahone, pensant à son fils et sa femme.
A cet instant, la nervosité gagna l’esprit de Mahone. Sans baisser le regard sur les fugitifs, et l’arme toujours braquée sur eux, il sortit de sa poche sa boite de comprimés. Il en avait besoin. A sa grande surprise, la boite était vide, ce qu’il le rendit encore plus incontrôlable qu’il ne l’était déjà.
****
Kellerman n’avait pas le choix, il devait avouer à son supérieur, B.K que sa mission avait échouée, il n’était ni parvenu à récolter les informations qu’on lui avait demandé, ni avait réussit à ôter la vie du docteur Tancredi parce que cette dernière lui avait échappée avec brio. A l’autre bout du fil, B.K sentit la colère monter en lui, s’en était trop pour lui. Kellerman ne faisait plus l’affaire. D’après lui, il fallait agir en conséquence. Sans même le laisser s’expliquer, il lui raccrocha au nez.
Quelques minutes plus tard, des coups de feu provenant d’une voiture qui de toute évidence était présente sur les lieux à surveiller l’agent Kellerman lui furent destinés.
****
Terrorisée par ce qui venait de lui arriver, Sara décida de jeter tout ce qu’elle avait en sa possession. Carte d’identité, téléphone, carte de travail, en faite, tout ce qui faisait qu’elle était le docteur Sara Tancredi et la fille du gouverneur. Mais aussi, ce qui pouvait les ramener à elle, puis se réfugia dans un hôtel. Il était temps qu’elle change d’apparence.
****
Des inconnus alertèrent la police qu’un homme était blessé et inconscient. Sur place un policier qui patrouillait dans le secteur, appela une ambulance : « un homme est blessé par balle, dépêchez-vous, il perd beaucoup de sang. ». Il indique le lieu et raccrocha.
****
Elle avait coupé et teint ses cheveux en noir. Avec ca elle pourra passer inaperçue un moment. Juste ce dont elle avait besoin pour quitter cet endroit maudit, mais où allait-elle aller ? Katie. Elle ressentit le besoin de se confier à une amie.
Devant la porte elle hésita. Elle tendit la main en point prête à frapper sur la porte, puis se rétracta. Son hésitation grandissait en même temps que le doute s’était prit de son esprit. Inconsciemment, elle réitéra ce geste plusieurs fois et finalement… toc, toc, toc…
- Oui, un instant… Qui est la ? Ajouta Katie.
- C’est moi Sara.
- Sara ? Tes cheveux ? » Dit-elle après avoir ouvert la porte stupéfaite.
Elle resta interdite, un moment. Sentant les larmes lui monter, puis elle courut dans ses bras et se mit à pleurer à chaudes larmes.
****
Mahone tremblait de toute part. Sans cette drogue, il était sujet à devenir une pauvre loque et ça n’allait pas tarder. Attentif au moindre de ses mouvements, Michael compris qu’il était en train de perdre l’emprise qu’il avait sur eux. Il jeta un œil se voulant rassurant sur son frère et malgré le signe négatif que lui fit ce dernier, de la tête, Il bondit sur Mahone. Un coup de feu retentit. Les deux hommes tombèrent à terre.
- Michael…, non … cria Lincoln.
****
Les balles l’ont sévèrement touchées. Kellerman est dans un état critique. Transporté d’urgence dans l’hôpital le plus proche, les hommes sur place tentent tout pour le maintenir en vie.
****
Sara et Katie se trouvaient dans la cuisine. Sara avait sacrément besoin de boire quelque chose. Katie lui servit de l’eau. Une fois qu’elle eu terminé, Sara posa le verre sur la table et commença à tourner en rond. A réfléchir. Elle avait envie de parler à son amie, oh, oui elle en mourrait d’envie. Mais c’était impossible. Elle le savait bien. Elle avait compris que dans ce genre d’affaire, moins on en savait mieux on se portait.
- Que se passe-t-il Sara, Tu as l’air complètement déboussolé ?
- C’est très compliqué et je ne peux rien te dire.
-: Parle-moi Sara, je t’en pris.
- Je ne peux pas Katie, je ne peux pas.
Katie sentait bien que son amie était mal, mais elle comprit également que le silence de cette dernière était justifié, car elle pouvait sentir la peur qui l’habitait de son être. Elle changea de sujet.
- Dis-moi, tu es au courant pour Geary ? Il a était assassiné, hier.
- Geary, assassiné ? Lui aussi dit-elle tout bas.
- Que dis-tu ?
- Hein, Oh rien, rien du tout.
- Sara, tu as l’air bien plus impliquée que tu ne veux bien le monter ? Cela a-t-il un rapport avec la porte de l’infirmerie ? C’était toi ?
- Vaut mieux pour toi que tu ne saches rien de tout ça. Ecoute Katie, j’ai juste besoin d’un endroit où aller.
- Tu es la bienvenue chez moi Sara.
- Merci Katie, merci.
Katie sait. Elle sait que Sara a fait une chose terrible, elle ne comprend pas son geste, mais est son amie, donc elle n’insiste pas. Finalement, elles se font une accolade.
- Ne t’en fait pas Sara, ça va aller maintenant.
****
Lincoln est terrifié, son frère ne bouge pas. Il ose à peine s’approcher de lui et découvrir le corps inanimé de Michael.
- Michael, Michael ?
- Ca va, ca va.
- Il est mort ?
- Je ne sais pas, je ne crois pas non.
- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
- On bouge, et vite !
Lincoln s’est approché de la voiture de Mahone et constate que les clés ne sont pas dessus, il en fait part à Michael. Ce dernier retourna prés du corps de Mahone. Il trouva les clés dans la poche gauche du pantalon de Mahone, en le regardant dans les yeux, il vit le revolver posé juste à coté. Alors qu’il s’apprêtait à le prendre, Mahone attrapa violement le bras de Michael
Tu n’aurais jamais du faire ça Michael.
Tu as perdu la partie maintenant.
Je ne suis pas encore mort.
Michael dégagea avec force son bras de l’emprise de Mahone et se dirigea vers la voiture de celui-ci. Il marchait d’un pas rapide et décidé quand soudain, il entendit un bruit, comme une montre. Tic tac, Tic tac… Comprenant aussitôt de quoi il s’agissait, il hurla à son frère de sauter du véhicule. Mais Lincoln avait déjà ouvert le cliquetis de la portière. Il ouvrit la porte, et eu à peine le temps de bondir loin du véhicule qui explosa.
****
A l’hôpital, Kellerman se réveilla, de toute évidence, son état n’était pas si alarmant qu’il avait parut. Il mit un temps à comprendre ou il se trouvait, et puis se rappela se qui s’était passé. Ont avait essayé de le tuer parce qu’il avait échoué dans sa mission.
Bonjour Monsieur Kravecki, dit une infirmière en regardant la carte d’identité du patient qui se trouvait sur le chevet.
- Il faut que je quitte cet hôpital sur le champ.
- Non, non Monsieur Kravecki, vous ne pouvez pas partir, vous n’êtes pas en état de quitter ce lit, je vais chercher un médecin pour qu’il vous examine. Ne bouger
pas.
Kellerman n’avait que faire de la remarque de l’infirmière. Il quitta la chambre et prit la porte qui donner sur les escaliers de secours. Difficilement.